Communiqué de Mohamed Smain

Relizane 14 juillet 2012

C O M M U N I QU E

Le démenti publié par la Cour de Relizane le 11 juillet à propos de mes déclarations sur les conditions de détention à Relizane ne peut me laisser indifférent et appelle de ma part la mise au point Suivante :

Quelle que soit la neutralité des chiffres ils ne peuvent triompher de la vérité.
En effet je n’ai jamais parlé du nombre de médecins ni contesté les conclusions des ONG appelées en renfort. Les statistiques avancées par la Cour ne peuvent cacher le fait que les détenus dans la maison d’arrêt (Annexe) de Relizane sont entassés encastrés les uns aux autres comme des verres a thé occupant même les toilettes et compliquant leur usage la nuit. Elles ne peuvent non plus dissimuler le surnombre des détenus dans les salles ex :la salle 5 où s’entassent 37 à 43 personnes sur une superficie de5m50x3m60= 19m80, la salle 4 de 87 et parfois 93 personnes sur une superficie de 8m sur 4 = 32m2.

Quant à la nourriture je confirme qu’il s’agit d’alimentation de survie même si la ration individuelle est parfois acceptable.

J’ai séjourné dans cette annexe une semaine avant d’être transféré au centre de détention de Belhcel jusqu’à ma libération. Je signe et je persiste quant aux propos tenus lors de la conférence de presse des 10 courants concernant l’annexe de Relizane et non le centre de détention de Belhcel. Je ne cite à ce propos que des exemples concrets et vérifiables. Je n’ai pas tout dit sur le traitement du détenu et son exploitation par certains responsables.

Je suis prêt à porter éventuellement mon témoignage devant qui de droit et dire ce que je n’ai pas osé dire par décence lors de la conférence de presse.

Aussi je m’adresse a l’auteur du démenti: Quelles que soient vos fonctions au sein de la Cour de Relizane, vous prenez le risque de vous éloigner du sujet qui porte sur les conditions et les méthodes de détention au pénitencier de Relizane.
Il vous aurait suffit de visiter cet établissement pour en vérifier la superficie et connaitre le nombre des détenus enregistrés sans courir le risque de défendre l’indéfendable.

Hadj SMAIN
Militant des droits de l’homme
Ex dirigeant de la LADDH