« Le rôle du Parlement n’est pas à la hauteur des aspirations du peuple »

Selon le rapport annuel de Freedom House

« Le rôle du Parlement n’est pas à la hauteur des aspirations du peuple »

El Khabar, 26 décembre 2009

L’ONG américaine, Freedom House, a appelé les autorités algériennes et le parlement à procéder aux « amendements de la Charte portant réconciliation nationale », entrée en vigueur il y a 4 années, et ouvrir un débat autour de ladite charte, auquel devront participer tous les associations civiles. Dans le même sillage, Freedom House a remis en cause la crédibilité de la justice algérienne, « elle est gérée par l’exécutif ».
Dans son rapport politique pour l’année 2009, Freedom House a considéré l’Assemblée algérienne populaire « incapable d’interroger les ministres et de refléter l’opinion publique ». L’ONG américaine a consacré tout un chapitre à la situation politique en Algérie, en la qualifiant comme étant sous la mainmise du régime, indiquant que le gouvernement refuse toujours de délivrer des accréditations aux partis politiques. Les trois acteurs de la scène politique en Algérie, sont les partis de la coalition présidentielle, qui représentent la majorité absolue des deux chambres du parlement, lit-on-dans le rapport de Freedom House. Le pouvoir constitutionnel et exécutif œuvre pour le compte du régime, souligne le même rapport, ajoutant que plusieurs projets de lois ont été adoptés massivement par les députés, et ce malgré les questions adressées aux ministres, une manière de dire que le rôle du parlement n’est pas à la hauteur des aspirations du peuple.
Dans le même contexte, l’ONG américaine a appelé le gouvernement à lever les barrières imposées contre les activités politiques des ex membres du FIS dissous, faisant allusion à Abassi Madani et Ali Benhadj, ainsi que le lever de l’interdiction des accréditations aux partis. Par contre, le ministre de l’intérieur, Yazid Zerhouni, a déclaré que le refus de délivrance des accréditations à certains partis politiques est justifié par les dossiers incomplets, remis par ces partis. Aussi, le rapport de Freedom House a dressé un tableau noir de l’action syndicale en Algérie, une situation caractérisée par le refus de délivrance des accréditations aux syndicats autonomes et le monopole imposé par l’UGTA, qui est le seul négociateur reconnu par le gouvernement.

 

26-12-2009
Par CH.M/ Traduit par R.K