L’Algérie invite des rapporteurs de l’ONU, les ONG internationales toujours indésirables

DROITS DE L’HOMME

L’Algérie invite des rapporteurs de l’ONU, les ONG internationales toujours indésirables

rafik tadjer, TSA, 27 août 2010

Les ONG internationales de défense des droits de l’Homme ne sont toujours pas autorisées à activer en Algérie. Farouk Ksentini, président de la Commission nationale des droits de l’homme algérienne (CNCPPDH), a mis fin, jeudi 26 août, aux rumeurs annonçant leur venue en Algérie. Il a seulement annoncé la décision du gouvernement d’inviter à Alger des rapporteurs spéciaux de l’ONU sur les droits de l’homme et d’autres experts étrangers à enquêter sur la situation en Algérie.

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia « a invité des rapporteurs des Nations unies sur les droits de l’homme pour des investigations et un audit sur l’Algérie en matière de droits de l’homme », a déclaré M. Ksentini au forum du quotidien El Moudjahid. Les invitations concernent sept rapporteurs spéciaux dont ceux sur les violences à l’égard des femmes, le droit à l’éducation, le droit à l’alimentation et à l’accès à l’eau potable. L’Algérie a également invité les commissions nationales des droits de l’homme de plusieurs pays, dont le Canada, le Maroc et la France, pour enquêter sur la situation des droits de l’homme en Algérie, a ajouté M.Ksentini.

« L’Algérie a décidé de s’ouvrir en matière des droits de l’homme. C’est un progrès considérable. Il existe une volonté politique pour édifier l’Etat de droit », a déclaré M. Ksentini. Mais cette ouverture ne concerne pas les ONG internationales de défense des droits de l’Homme. « Les ONG n’ont pas été encore autorisées à venir. L’Algérie a rompu avec ces ONG qui ont soutenu le terrorisme », a-t-il expliqué. Selon M. Ksentini, ces ONG devront présenter des excuses au peuple et au gouvernement algériens.