Mustapha Bouchachi: Le système algérien a toujours transgressé la constitution

Mustapha Bouchachi, président de la LADH à El Khabar

Le système algérien a toujours transgressé la constitution

El Khabar, 10 août 2009

Dans l’entretien qu’a eu El Khabar, avec le président de la Ligue algérienne des droits de l’homme, Mustapha Bouchachi, celui-ci a affirmé qu’il considère que le système algérien transgresse la constitution depuis 17 ans, en avançant, entre autre, comme argument, le fait que les autorités n’ait jamais notifié le prolongement de l’état d’urgence. Mustapha Bouchachi pense que le système réalise sans problème, ses penchants vers « l’arbitraire », en traitant le dossier des harragas par la répression, au lieu de le traiter socialement. Le résultat, dit-il, est que leur nombre ne cesse de se multiplier.

Par ailleurs, en ce qui concerne l’annulation de la commission arabe des droits de l’homme, à Genève, suite à la demande de l’Algérie, Mustapha Bouchachi considère qu’il fallait écouter la Commission, avant de la geler, à travers son porte parole, Rachid Mesli, qui était un avocat respectueux, en Algérie, avant d’aller en exil politique en Suisse.

En abordant le sujet de discours algérien qui porte sur le volet de la lutte contre le terrorisme ainsi que l’application de la concorde, Mustapha Bouchachi, pense que système politique avait appliqué une loi qui vise à pardonner les actes de certains groupes terroristes, sans procéder au dialogue ou consulter les famille des victimes.
Mustapha Bouchachi, qui revendiquait le témoignage de Hassan Hattab, une des fondateurs du groupe salafiste de la prédication et le combat, lors des plaidoiries de certains de ces camarades, considère que présenter son dossier pour bénéficier de la concorde sans paraître devant la justice, met en danger les pouvoirs de la justice.

Pour les détenus du Guantanamo, le président de la Ligue algérienne des droits de l’homme, note qu’aucun cas de maltraitance ou de persécution n’a été enregistré, il affirme que l’Algérie a le droit de les traduire en justice, mais je préfère les libérer directement, vu qu’il ont été libérés pas les Etat Unis d’Amérique.

Néanmoins, il pense que la présence de l’immigration clandestine, malgré l’application de mesures de plus en plus sévères, représente l’état de désespoir dans lequel se trouvent ces jeunes, dans leur pays. Il pense que c’est un déshonneur de voir les pays occidentaux parler de jeunes algériens qui fuient un pays, aussi riche en pétrole, et qu’il est temps de penser à des solutions sociales.

 

10-08-2009
Traduit par S.A.