Y a-t-il des associations civiles?

Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme

Y a-t-il des associations civiles?

Mohammed Smain, 3 juin 2008

Lors de l’enquête menée dans le cadre des émeutes de Berriane par les services de la sécurité, selon la déclaration de M. ZARHOUNI, ministre des collectivités locales, quatre personnes arrêtées et des micro-ordinateurs saisis.

Le ministre s’inquiète et déclare « S’agit-il de l’initiative de quatre personnes présumées coupables seulement ou y a-t-il une liaison ailleurs »? Plus loin, il s’attaque à la société civile et aux comités des quartiers qui selon lui n’ont pas osé s’opposer à la violence. (S’opposer à la violence que par la violence).

Cette déclaration est absurde et inconcevable, le pouvoir pris dans son propre piège cherche à diviser la population.

Nous constatons le gouffre béant existant entre le discours officiel mis en œuvre à grand renfort de publicité et la pratique quotidienne sur le terrain qui ignore superbement l’esprit même de cette politique. La LADDH a toujours dénoncé et attirer l’attention des autorités locales et nationales sur la gravité de la situation. Ces derniers ne prennent jamais en compte les remarques et ont toujours préféré faire la sourde oreille.

Ni main étrangère, ni manipulation. Les jeunes préoccupés par l’aggravation des tensions sociales et l’absence de l’Etat ont choisi la voix de la révolte. Quant au pouvoir, il est obsédé par les complots qui se trament contre lui, (ceci est connu en psychiatrie des dictateurs) cherche toujours à détourner la réalité des faits.

Pour ainsi dire et à mon avis ces violences se sont des signes révélateurs pour que le pouvoir change de politique, une politique basée sur le droit, et l’égalité des chances.

Comment peut-on expliquer à la société civile, qu’en l’an 2008 et après 42 années d’indépendance. Un citoyen le nommé BENYAHIA dit Harara, analphabète démuni jusqu’à un passé très proche (événement terroriste) ancien responsable de la milice, DEC à l’APC de Sidi-M’hamed-Benaouda sous l’étiquette de la bannière du RND et puis maire de la dite localité ou il exerce à ce jour son troisième mandat. Il a mis en coupe réglée le potentiel économique et financier de la commune au su et au vu de l’ensemble des responsables civils et militaires.

Il possède actuellement :
-Une villa à mont-viso faubourg de Relizane.
-Une deuxième dans un quartier résidentiel de la ville de Relizane
-Trois logements à la cité indépendance. Relizane
-Deux habitations à Sidi-M’hamed Benaouda.
Avec ses attaches personnelles, son amarrage clanique, partisane et sa fortune, il échappe à toutes poursuites et n’encoure aucun risque d’être déranger.
Avec ses moyens financiers il se trouve toujours à la tête de liste pour les élections. Alors que la dite commune compte parmi sa population des élites, militants et intellectuels.

DJAHED, Ahmed secrétaire général de la commune de Relizane, que nous avons dénoncé à sa hiérarchie (M. le Ministre ZARHOUNI) avec des preuves qui ne manquaient pas à l’époque. A ce jour ils sont en béton. Si ce dernier n’a pas fait l’objet d’une information judiciaire, occupe toujours ses fonctions.

M. BENALLOU, un repris de justice condamné pour une affaire de droit commun à Chlef, désigné à la tête de l’agence foncière de Relizane, La désignation de ce gestionnaire notamment est due à l’enquête de moralité qui ne semble pas avoir suivi la voie traditionnelle et préalable, qui aurait pu éviter à une entreprise publique d’avoir à sa tête une personne condamnée.

Il ne s’agit là que d’un inventaire partiel des manquements à la morale et au respect des obligations des gestionnaires de la chose publique. La société civile prétendue à croire que l’ensemble des institutions sécuritaires et administratives sont coupables et complices dans un pouvoir malade et gangrené par la corruption.

L’ex Wali TAHRI à la tête de la wilaya de Relizane, a défrayée la chronique en pourrissement de la société civile. Après son départ les choses se sont améliorées. Mais ce changement a touché les intérêts obscurs et cupides de certains élus et responsables qui sont toujours à l’affût de proie que seul le conflit procure, des personnes qui ne peuvent évoluer que dans les marigots aux actions souvent intempestives.

Nous avons toujours contribué à l’instauration d’une seine image de l’Etat et sa crédibilité tant au plan interne qu’externe La LADDH a été toujours contributive à l’apaisement des esprits et ses militants ont toujours dénoncé avec véhémence des méfaits prouvés et les agissements de certains responsables ripoux et cela ne nous empêche pas de réitérer notre hommage à ceux qui continuent d’essayer d’exercer dignement leur devoir de militant et de responsable.

Mohamed SMAÏN
Vice Président
Chargé des relations extérieures