Enseignement supérieur : Le Snapap dénonce des pressions

Enseignement supérieur : Le Snapap dénonce des pressions

par S. E. K., Le Quotidien d’Oran, 10 avril 2013

Le Syndicat du personnel de l’enseignement supérieur dénonce des pressions de la tutelle et annonce une grève de 5 jours à partir du 21 avril.

L’Union nationale du personnel de l’enseignement supérieur (UNPES), un syndicat affilié au SNAPAP, est monté, hier, au créneau en menaçant d’une grève «cyclique» tous les 5 jours à compter du 21 avril prochain.

Le président de ce syndicat, B. Chaibi, a affirmé que la tutelle fait la sourde oreille quant aux revendications des travailleurs du secteur de l’enseignement supérieur.

Les réunions avec la tutelle du 27 janvier et du 13 février dernier où l’Unpes avait fait part de ses revendications à la tutelle ne semblent pas avoir été suivies d’effet.

La tutelle n’accorde aucun crédit, ni aux travailleurs ni à leurs représentants, a indiqué le conférencier qui souligne que la tutelle a redoublé de férocité pour réprimander les syndicalistes et use de plusieurs procédés pour empêcher le libre exercice syndical. Pis, a indiqué le président de l’Unpes, les syndicalistes subissent toutes sortes de pressions et dépassements dont des affectations et mutations injustifiées. «Alors qui bafoue ces droits sacrés des travailleurs ?», s’est interrogé le conférencier. Selon son président, l’Unpes a fait les compromis nécessaires lorsque la tutelle lui avait demandé de geler grève devant se dérouler les 13 et 28 janvier en «promettant de se pencher sur les revendications des travailleurs, mais sans qu’il y ait de suite» a affirmé cet interlocuteur. Il estimé que la tutelle s’est toujours illustrée par «cette attitude mensongère envers les travailleurs». Quelque 60 000 travailleurs entre corps communs, administrateurs, personnel technique, ouvriers professionnels, agents de sécurité… composent cette catégorie de travailleurs. Ils revendiquent la révision des décrets d’application du statut particulier et du régime indemnitaire des corps spécifiques ainsi que du bénéfice de primes auxquelles ils n’ouvrent pas droit encore.