Les corps communs de la Santé en grève

Les corps communs de la Santé en grève

par A. Mallem, Le Quotidien d’Oran, 9 avril 2013

Les syndicats des corps communs de la santé publique, affiliés à l’UGTA, ont déclenché hier une grève appelée à durer trois jours, les 8, 9 et 10 Avril. Contacté hier vers 15 h, M. Guerfi, secrétaire général de la section syndicale du CHU de Constantine, a rappelé que cet arrêt de travail répond à l’appel de la commission nationale des corps communs et ouvriers de la santé de l’UGTA qui a décidé de poursuivre les grèves cycliques de trois jours organisées dans les structures de la santé publiques à travers le territoire national, et ce pour exiger la satisfaction des revendications des travailleurs, notamment celles portant sur la révision des statuts des corps communs et des ouvriers, l’annulation de l’article 87 bis, la généralisation de la prime de contagion, l’augmentation de la prime de rendement de 30 % actuellement à 40 %, et la régularisation des agents vacataires qui doivent être réintégrés au corps de la santé publique. « Si la grève déclenchée aujourd’hui n’obtient aucun écho de la part de la tutelle, elle sera reconduite la semaine prochaine pour les journées de lundi, mardi et mercredi », a ajouté notre interlocuteur tout en signalant que les négociations avec le ministère sont actuellement dans l’impasse. « Les promesses qui nous ont été faites par Ould-Abbes qui s’était engagé à généraliser la prime de contagion, n’ont pas été respectées par l’actuel ministre », a affirmé M. Guerfi en spécifiant que les autres points de revendication relèvent plutôt de la compétence du Gouvernement.

Indiquant que le service minimum est assuré, son camarade de la section syndicale, M. Hamama Yazid, a déclaré que, dans sa première journée, la grève des corps communs est suivie à 90 % au CHU de Constantine qui compte 1400 travailleurs des corps communs. « Tous les blocs sont paralysés, a-t-il signalé, ajoutant que le parc est à l’arrêt et la cantine ne fonctionne que pour servir les repas aux malades ». A l’hôpital d’El-Khroub qui compte 730 travailleurs de cette catégorie, la grève « a bien marché » selon lui. Mais au niveau du secteur de Sidi-Mabrouk et à la clinique pédiatrique, la grève a fonctionné à moitié du fait que les travailleurs affiliés au SNAPAP ne l’ont pas suivie.