Les corps communs exigent leur intégration

ILS SE RASSEMBLENT AUJOURD’HUI DEVANT LES DIRECTIONS DE L’ÉDUCATION

Les corps communs exigent leur intégration

Le Soir d’Algérie, 4 janvier 2012

Les corps communs du secteur de l’éducation restent mobilisés. A l’appel du conseil national de l’Union des travailleurs des corps communs de l’éducation, ils ont entamé hier une grève qui sera ponctuée aujourd’hui par des rassemblements devant les Directions de l’éducation de l’ensemble des wilayas.
Nawal Imès – Alger (Le Soir) – En dépit de leur appartenance à différentes catégories, les corps communs partagent une même préoccupation : ils veulent intégrer le secteur de l’éducation. Une revendication que fait sienne le Conseil national de l’Union nationale des travailleurs des corps communs de l’éducation nationale affilié à l’Union nationale des travailleurs de l’éducation nationale (Unpef). Ce dernier, qui avait appelé à deux jours de grève, dénonce le mépris de la tutelle à l’égard de pas moins de 130 000 employés entre ouvriers, travailleurs de cantines, gardiens et travailleurs des bibliothèques. A l’issue du premier jour de grève, les corps communs de l’éducation sont appelés à observer un rassemblement devant l’ensemble des Directions de l’éducation. Il est question de remettre une requête adressée au président de la République afin que leurs revendications soient enfin prises en considération. Les corps communs de l’éducation se considèrent comme les laissés-pour-compte du secteur, s’estimant au plus bas de l’échelle avec des salaires variant entre 13 000 et 24 000 DA. Leur représentant dénonce l’attitude du ministère qui n’a pas tenu ses engagements, notamment en matière d’intégration. Ils revendiquent leur re-classification avec le personnel de l’éducation car se revendiquant de ce secteur en rapport avec les tâches notamment pédagogiques qu’ils accomplissent. Les corps communs exigent également la promulgation d’un texte qui mette à l’abri les corps communs des décisions arbitraires des chefs d’établissement qui, au nom de la polyvalence, demandent souvent aux corps communs d’effectuer des tâches qui ne sont souvent pas en rapport avec leurs qualifications. Le Conseil national de l’Union des travailleurs des corps communs de l’éducation revendique l’institution d’une prime de risque, d’une prime de pédagogie et de documentation sans oublier la prime de rendement à hauteur de 40% avec effet rétroactif à compter de 2008. Les corps communs exigent également de bénéficier des primes d’encadrement des examens et de formations en rapport avec leurs emplois. Les corps communs demandent, par la même occasion, le droit à l’activité syndicale.
N. I.