Fin du débrayage des corps communs de la santé

Fin du débrayage des corps communs de la santé

par A. Mallem, Le Quotidien d’Oran, 11 avril 2013

La grève de trois jours déclenchée lundi dernier par les syndicats des corps communs et des ouvriers de la santé publique affiliés à l’UGTA s’est achevée hier à minuit dans la wilaya de Constantine. Selon les organisateurs, le mouvement s’est poursuivi, dans sa troisième journée, avec la même vigueur que les deux journées précédentes. «Et le taux de 9O%, voire de 1OO%, a été enregistré dans plusieurs secteurs, tels que les services administratifs soit la sous-direction du personnel, la direction des ressources humaines, la surveillance générale, les blocs opératoires où seuls les cas urgents ont été pris en charge dans le cadre du service minimum», nous a déclaré hier M. Guerfi, chef de la section syndicale UGTA, en parlant du seul CHU de Constantine affirmant que le mouvement à été suivi dans toutes les autres structures de la santé publique de la wilaya. Sur la lancée, ce syndicaliste a noté que les professeurs, les résidents et d’autres corporations ont sympathisé avec leur mouvement de grève en exprimant leur soutien aux revendications des travailleurs des corps communs et des ouvriers de la santé publique. Interrogé sur les éventuels problèmes rencontrés durant ces trois jours d’arrêt de travail, ce syndicaliste a répondu que le mouvement s’est déroulé dans de bonnes conditions. A propos, aussi, d’une éventuelle réaction de la tutelle, notre interlocuteur a signalé avoir pris contact, hier avec le président de la coordination nationale des corps communs et des ouvriers de la santé publique qui lui a certifié que la tutelle garde le silence total sur les revendications de cette corporation. «Nous allons donc revenir à la grève au cours des journées dès lundi, mardi et mercredi prochains.

Et après cela, si notre tutelle continue à faire la sourde oreille à propos de nos revendications, nous opterons pour une grève illimitée», a-t-il assuré.

Notons que ces grèves cycliques menées pratiquement par une commission nationale des corps communs de la santé publique visent à obtenir la satisfaction de revendications de cette corporation, notamment celles portant sur la révision des statuts, l’annulation de l’article 87 bis, la généralisation de la prime de contagion, l’augmentation de 10% de la prime de rendement dont le taux en vigueur est de 30%, et enfin la régularisation des vacataires et leur intégration aux corps communs de la santé publique.

Selon M. Rouabehi Abdesselem, directeur général du CHU Benbadis de Constantine, que nous avons contacté hier dans l’après-midi, la grève des corps communs n’a pas eu de répercussions notables sur la marche du service au sein de l’établissement hospitalier. «C’est une grève nationale, avec des revendications tout aussi nationales, a-t-il répondu. Et dans notre établissement le taux de suivi s’est situé tout juste entre 20 et 30%, a-t-il ajouté en reconnaissant que le service minimum a été correctement assuré».