Enseignants contractuels : Sit-in aujourd’hui devant la Présidence

Enseignants contractuels : Sit-in aujourd’hui devant la Présidence

par Salah-Eddine K., Le Quotidien d’Oran, 12 août 2008

Alors qu’ils entament leur 4ème semaine de grève de la faim, les enseignants contractuels ne perdent pas espoir de voir leurs doléances prises en charge.

Les enseignants contractuels en grève de la faim depuis le 14 juillet dernier « n’entendent pas cesser leur action et ce, quelles que soient les conséquences qui en découlent », ont indiqué, hier, les concernés.

Lors d’une réunion, qui s’est tenue au siège du Snapap avant-hier dimanche, à 2 jours de la date de la tenue du sit-in prévu pour aujourd’hui à 10 heures devant le siège de la présidence de la République à El-Mouradia, les membres de l’intersyndicale n’ont pu convaincre les grévistes de geler leur grève de la faim.

Selon le porte-parole du Cnapest, M. Boudiba, « nous avons essayé de les convaincre de changer de stratégie, mais ils ne veulent pas d’une autre forme de contestation. Ils estiment que c’est la forme qui leur reste pour arracher le droit à leur intégration dans les rangs de l’Education nationale ».

Les membres de l’intersyndicale, qui soutiennent l’action des enseignants contractuels, estiment qu’il est de leur droit « de décider comme ils l’entendent » sur l’issue de cette grève qui est la leur. Mohamed Salem Sadali, représentant du Satef (membre de l’intersyndical), ajoute que tous s’attendent à un dénouement heureux. « Nous attendons des solutions pour arrêter ce drame », soutient-il avant d’ajouter que le silence, observé jusque-là (près d’un mois) par les pouvoirs publics, « ne fait qu’empirer la situation ».

L’intersyndicale évoque, par ailleurs, « le risque imminent » qu’encourent les grévistes en l’absence de l’ouverture d’un dialogue entre les contractuels et l’employeur.

Côté santé, « il est évident qu’après un certain temps de grève de la faim, leur santé se détériore. Celle-ci est d’ailleurs qualifiée de « catastrophique », a encore indiqué la représentante du Snapap qui précise que des grévistes font l’objet de réanimation dans les hôpitaux. Certains sont sous contrôle et sont assistés par des médecins bénévoles.

Selon le Snapap, outre la participation de l’intersyndicale de la fonction publique, qui compte en son sein plusieurs syndicats autonomes, les membres des bureaux de wilaya du CNEC (enseignants contractuels), d’autres enseignants prendront part au sit-in prévu aujourd’hui devant la présidence de la République. Il est également attendu, selon les membres de l’intersyndicale, la participation de la société civile et de partis politiques et associations. Il est à rappeler que le sit-in d’aujourd’hui est la troisième action que le comité national des contractuels engage depuis le début de la grève le 14 juillet dernier.