Pas de décision politique pour régler le problème des enseignants contractuels

LE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION REFUSE TOUTE CONCESSION

Pas de décision politique pour régler le problème des enseignants contractuels

Le Soir d’Algérie, 20 août 2008

Le ministère de l’Education campe sur ses positions face au mouvement de protestation initié par les enseignants contractuels. Hier, lors d’une conférence de presse, M. Khaldi, secrétaire général de ce département ministériel, a repris les déclarations de Boubekeur Benbouzid et renvoyé les enseignants grévistes à l’ordonnance de 2007 qui impose le concours aux postulants à un poste d’enseignant.
«En 2003, nous avons intégré tous les contractuels, qui étaient au nombre de 43 000, à la suite d’une décision politique et sans le passage par un concours. Cela ne sera pas le cas cette fois-ci» a martelé hier M. Khaldi, soulignant le fait que le ministère ne fera pas de concessions. A cet effet, il déclarera que les enseignants dont les contrats ont pris fin au mois de juin dernier, ne bénéficieront plus du statut de contractuels. «Nous nous basons sur les textes de la Fonction publique et le concours est de ce fait incontournable», poursuit le secrétaire général du ministère de l’Education, ajoutant que la protestation des enseignants grévistes sera vaine. L’intervenant soulignera que le ministère de l’Education refuse tout intermédiaire faisant ainsi allusion à l’information rapportée cette semaine par la presse, faisant état d’une médiation effectuée par une association de parents d’élèves. Ainsi le bras de fer engagé par les enseignants contractuels avec la tutelle n’est pas près de connaître son dénouement. Ceci d’autant que le ministre de l’Education a, à maintes reprises, expliqué que le concours est imposé par la loi et organisé conjointement avec la Fonction publique. Pour rappel, les grévistes de la faim revendiquent l’intégration des enseignants contractuels ainsi que le règlement des salaires de ceux qui n’ont pas été payés. Ils demandent à ce qu’une partie des 26 000 postes ouverts soient attribués aux contractuels. Le secteur de l’éducation compte 45 000 contractuels tous paliers confondus. 55 enseignants ont entamé une grève de la faim depuis 37 jours et seuls 46 poursuivent leur mouvement de protestation.
F.-Z. B.