CNES: Certaines sections décident de saisir la justice

Après avoir boycotté le congrès du CNES :

Certaines sections décident de saisir la justice

par N.O, Le Jeune Indépendant, 29 mars 2007

La crise au sein du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) s’exacerbe avec la décision de certaines sections, ayant refusé de participer au 3e congrès, de recourir à la justice. Les sections CNES de l’USTO, ENSET, Mostaganem, Chlef, Sidi Bel Abbès, Mascara, de la coordination régionale de l’Ouest, qui se sont réunies avant-hier, qualifient le 3e congrès, ouvert durant la même journée à Alger, de «pseudocongrès» qui n’est «qu’une étape importante dans la domestication du CNES pour en faire un syndicat maison».

Devant cette situation désormais désignée sous le vocable de «redressement» du CNES, souligne la déclaration rendue publique hier, la coordination régionale de l’Ouest a décidé de se donner les moyens, avec toutes les sections, de faire «opposition devant la justice ainsi que devant le ministère du Travail et de la Sécurité sociale au pseudocongrès».

Elle affirme que la direction du CNES n’a respecté, en aucune manière, la volonté des adhérents. La coordination attire l’attention des pouvoirs publics, en particulier celle du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, «sur la non-conformité du dossier qui sera déposé à son niveau, car disent les syndicalistes, les adhérents de la majorité des sections n’ont pas participé à l’élection des congressistes comme le prévoient la loi et les statuts».

La même coordination demande aux adhérents de signer la pétition qui sera mise en circulation afin de soumettre le dossier à la justice et au ministère du Travail et de la Sécurité sociale, pour se réapproprier le CNES en tant que syndicat «revendicatif et démocratique».

Les adhérents des sections CNES sont également appelés à se prononcer devant «la tentative de domestication du CNES», conclut la déclaration. Rappelons que les travaux du 3e congrès se clôtureront aujourd’hui à Alger. Les sections de USTHB, de Blida et de Constantine, les plus importantes à ne pas participer, n’ont toujours pas réagi.

N. O.