Une rentrée universitaire difficile : Le CNES menace de paralyser les campus

Une rentrée universitaire difficile : Le CNES menace de paralyser les campus

El Watan, 20 août 2015

L a prochaine rentrée universitaire sera des plus dures. Les responsables du secteur doivent agir dès maintenant pour faire face aux multiples problèmes qui risquent de l’entraver.

La première est sans doute le manque de places pédagogiques. En plus de la surcharge, les 380 000 nouveaux bacheliers n’ont pas seulement besoin de places pédagogiques, mais aussi d’encadrement. Dans ce sens, le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) déplore justement un grand manque d’enseignants. D’après Abdelmalek Rahmani, coordinateur du CNES, cette rentrée sera l’une des plus difficiles qu’a connues l’université algérienne.

En plus des distorsions rapportées par les étudiants quant au système LMD, sa non-conformité avec les besoins du marché du travail ainsi que l’abstention de plusieurs employeurs de le reconnaître en tant que véritable diplôme, les enseignant du CNES comptent entamer un mouvement de protestation dès la rentrée.

D’après M. Rahmani, la décision de la grève a été prise lors du conseil national de juin dernier. «Lors de notre rencontre, nous avions débattu plusieurs points, dont entre autres le recul clair et net de la tutelle de toute initiative de partenariat. Du temps de l’ancien ministre, nous avions signé un traité dans ce sens après plusieurs mois de négociations. L’actuel ministre semble ne pas lui donné de l’importance et ferme toutes les portes du partenariat», explique-t-il.

Selon notre interlocuteur, ce blocage sans raison ne fait que décourager les enseignants qui espéraient débattre de leurs problèmes après la signature de ce traité. Il cite, à titre d’exemple, les équivalents de doctorat, la progression dans la carrière et le logement. «Même l’université d’été, que nous avions prévue pour débattre justement tous ces problèmes, n’a pas été tenue pour des causes liées aux moyens et aux moult pressions menées sur les différents membres du conseil», ajoute-t-il, avant d’annoncer que le bureau national se réunira le 23 du mois en cours et sera succédé par le conseil national dans lequel seront définies les dates de ce mouvement de grève.

Asma Bersali