Le CNES élit un nouveau coordonnateur

Le CNES élit un nouveau coordonnateur

par Salah-Eddine K., Le Quotidien d’Oran, 31 mars 2007

Le Conseil national des enseignants du supérieur a clos son troisième congrès, qui s’est déroulé entre le 27 et le 29 mars, par l’élection d’un nouveau bureau de 13 membres et d’un nouveau coordonnateur national, Rahmani Malik, de l’université de Tizi-Ouzou. Aux côtés de ce dernier, deux adjoints, en l’occurrence Zobeida Hanoun, de l’université de Annaba, et Abdelhalim Benmansour, de l’université de Tlemcen.

Le congrès a par ailleurs adopté plusieurs amendements concernant le volet organique. Parmi les plus importants, figure notamment la décision d’éliminer les 3 coordinations régionales Est, Ouest et Centre. Le conseil national sera désormais l’unique instance entre deux congrès. Il est expliqué que l’existence des coordinations, dont le rôle était de rapprocher les instances et les sections syndicales du CNES entres elles, ne peut «se justifier» dès lors que sections et instances «ont atteint une maturité, en même temps qu’elles disposent de moyens modernes de communication». D’autant que la majorité des congressistes, explique le nouveau coordonnateur, ne voient pas l’utilité de reprendre les coordinations. Cette décision répond surtout au fait de ne pas diluer le centre de décision et de verrouiller les portes aux tentatives de scission.

En ce qui concerne le programme d’action du CNES pour les trois prochaines années, Malik Rahmani a indiqué que le conseil restera revendicatif et oeuvrera à se développer en syndicat de proposition et de réflexion, en même temps qu’il luttera pour une université performante. «Le CNES recourra à la grève en cas de nécessité», précise le nouveau coordonnateur.

Au sujet d’une éventuelle ouverture de l’université au secteur privé, le CNES, qui défendra la gratuité de l’enseignement et le caractère public de l’institution, n’a aucune crainte de voir le secteur privé apporter un plus. Quant aux relations que la nouvelle direction entend avoir avec les dissidents de la coordination, Malik Rahmani a estimé que «se réconcilier» sera l’une des prérogatives du CNES. Il a dans ce contexte salué la sage décision de l’ancien coordonnateur national, Ali Boukaroura, qui, malgré l’insistance des congressistes, n’a pas voulu être reconduit. «Mais il a préféré, avec le sens des responsabilités, être un simple congressiste pour ne pas gêner la réunification des membres du CNES».