Cnapest : Menace de grève à l’Education

Cnapest : Menace de grève à l’Education

par M. Aziza, Le Quotidien d’Oran, 7 avril 2013

Le Conseil national autonome des professeurs et des enseignants du secondaire et technique (Cnapest) qui a tenu son conseil national, jeudi, menace de relancer la protestation devant «l’indifférence» affichée par le ministère de l’Education. Les responsables du Cnapest ont accusé la tutelle d’avoir abandonné les revendications en suspens, en privant les travailleurs du secteur de l’éducation dans le Sud de subventions, de logements et d’autres revendications. Le syndicat affirme que cette indifférence de la tutelle et du gouvernement menace aujourd’hui l’unité des rangs. Le Cnapest s’est dit contre des ondes d’appels pour des mouvements de protestation dans le Sud dans une Algérie qui a aujourd’hui besoin de maintenir le principe de la solidarité en matière de droits et de revendications. Messaoud Boudiba, chargé de la communication du Cnapest, a affirmé que le conseil a mis sur la table des discussions toutes les questions en suspens, l’octroi des primes du Sud, notamment la prime de zonage, le dossier du logement, notamment en distribuant en urgence les logements destinés à l’encadrement pédagogique dans le Sud. Et l’octroi du logement social aux enseignants du Sud.

En ce qui concerne le statut particulier, le conseil exige la régularisation urgente des enseignants du technique et de régulariser toutes les situations en suspens bloquées pour des raisons bureaucratiques. Le Cnapest met en doute la bonne volonté du ministère de tutelle de vouloir régler les dossiers en suspens. Il avance comme preuve l’attitude de certaines directions de wilaya et de daïra, qui bloquent, selon des instructions émanant du ministère, certains dossiers de la médecine du travail, et trouvent du mal à dynamiser les commissions gouvernementales, qui sont censées contrôler et élaborer les inventaires du patrimoine des œuvres sociales. Ces blocages et ces entraves, avertit M. Boudiba, «peuvent conduire à des mouvements de protestation de grande envergure, allant même au boycott des examens de fin d’année, notamment du baccalauréat». Le Cnapest a exigé également du gouvernement de garantir le respect des libertés syndicales qui sont garanties par la Constitution et les lois de la république. Le Cnapest a lancé un appel solennel à tous les enseignants et à tous les établissements pour discuter le contenu de cette déclaration, pour émettre des propositions lors de la tenue de l’assemblée générale mardi prochain, suivie d’une réunion d’urgence qui est programmée le 13 du mois en cours. Le Cnapest précise que cette positon et cette déclaration sont une forme de protestation et un préavis pour l’engagement de mouvements de protestation, si la tutelle ne prend pas des mesures concrètes.