Boulangers, corps communs, hopitaux: c’est la grève

LE MOUVEMENT A ÉTÉ ENTAMÉ HIER

Les corps communs de la santé en débrayage pour trois jours

Le Soir d’Algérie, 16 avril 2013

Les corps communs de la santé publique ont entamé, hier, un mouvement de grève de trois jours. Cette catégorie des travailleurs qui regroupe les agents de sécurité, de l’administration, des agents de nettoyage et des chauffeurs relevant du secteur de la santé publique demande la révision du statut particulier qu’ils considèrent injuste».
Ils demandent aussi la révision du régime indemnitaire et la généralisation de la prime de contagion à l’ensemble des catégories. La Commission nationale des corps communs réclame également l’intégration du personnel en contrat indéterminé ainsi que ceux payés l’heure. De plus, ladite commission réclame également les postes d’emploi de certaines catégories en raison de la tendance au recours à la sous-traitance dans plusieurs domaines comme celui de la sécurité ou du nettoyage.
S. A.


À L’APPEL DE LEUR COMMISSION NATIONALE

Les boulangers en grève mardi prochain

Lasse d’attendre les résultats de la commission chargée de déterminer le coût réel d’une baguette de pain, la Commission nationale des boulangers sous l’égide de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) décide de recourir à la grève.
Son assemblée générale a appelé à une grève d’une journée, le mardi 23 avril prochain. Dans un communiqué rendu public hier, la Commission des boulangers explique cette décision par le retard pris dans l’examen du dossier et l’absence de solutions au moment où la profession subit de plein fouet les incidences de cette situation. Ladite commission rassure cependant : le service minimum sera garanti le jour de la grève au moment où elle ne ferme pas la porte au dialogue.
N. I.


À L’INITIATIVE DE LA FÉDÉRATION DU SECTEUR DE LA SANTÉ

Grève de 4 jours dans les hôpitaux à compter du 6 mai

Encore de la contestation dans le secteur de la santé. La Fédération nationale du secteur de la santé sous l’égide du Snapap appelle ses adhérents à une grève de quatre jours à compter du 6 mai prochain.
Dans un communiqué rendu public hier, son président explique ce recours à la grève par le recul enregistré dans les positions de la tutelle qui n’a pas respecté son engagement d’ouvrir le dialogue avec le syndicat après avoir reconnu que les revendications des travailleurs étaient légitimes. Il s’insurge notamment contre les atteintes répétées aux libertés syndicales. Il fait état de dépassements enregistrés dans de nombreuses wilayas où les délégués syndicaux font l’objet d’intimidation. Le syndicat affirme qu’au terme des quatre jours de grève décidés, les adhérents à la fédération organiseront des sit-in à travers les différentes structures de santé du pays.
N. I.