Wiki-Algérie – Chakib Khelil dans le vortex de la corruption

Wiki-Algérie – Chakib Khelil dans le vortex de la corruption

Saïd Mekki, Maghreb Emergent, 10 Septembre 2011

Dr Chakib et Mister Khelil! Le câble wikileaks daté du 20 février 2010 comporte une analyse quasi-psychanalytique : Il y aurait eu un Chakib Khelil d’avant 2006 qui cherchait à changer radicalement la donne dans le domaine des hydrocarbures et qui échoue. Après, un autre Khelil apparait ou mute et décide de faire comme le « système ». Et les affaires de corruption commencent et les « béni-oui-oui » s’installent aux commandes de Sonatrach. Mais, au-delà de la délinquance et des infractions au droit commun, le plus grave est bien la rétention de l’information sur l’état des réserves gazières du pays.

Le câble du 21 février 2010 dont ME donne la traduction intégrale est littéralement un compte-rendu d’entretiens de l’ambassadeur Pearce, en poste à Alger au moment où le scandale Sonatrach a éclaté, et deux responsables de sociétés pétrolières présentes en Algérie. A l’exception de la thèse de la lutte de clans régionaux qu’il dit avoir souvent entendu mais qu’il n’accrédite pas, David Pearce cite ses sources. D’une manière générale, le diplomate se montre extrêmement prudent sur les tenants et aboutissants de cette affaire et préfère reprendre les déclarations de ses interlocuteurs pour les affirmations les plus sensibles. Pour ces derniers – le représentant de Conoco-Philips et le responsable, à l’époque, de BP Algérie, plus fréquemment cité – la crise chez Sonatrach a des répercussions dommageables sur les opérations. Plus personne parmi l’encadrement intermédiaire ne souhaite, on les comprend, signer quelque documents que ce soit et les entreprises qui doivent maintenir un canal de discussion opérationnel sont pénalisés par la prudence de nouveaux gestionnaires qu’elles ne connaissent pas. Cet élément pratique n’est pas le plus grave. La structure de la dépêche et ses intertitres constituent l’essentiel du message que l’ambassadeur transmet à sa centrale.

2006, échec et… corruption

Les points que met en exergue le fonctionnaire américain traduisent en effet de manière synthétique la nature du scandale de Sonatrach. Pour l’ambassadeur, si l’affaire de corruption peut gêner la conduite quotidienne des opérations elle ne concerne pas les grandes entreprises pétrolières étrangères activant en Algérie. Les malversations sont liées à des contrats passés sans appel d’offre et selon la procédure de gré-à-gré avec des sociétés de services. Le vortex de la corruption de Sonatrach est bien le ministre de l’énergie de l’époque Chakib Khelil. Le DG de BP-Algérie observe – en soulignant qu’il s’agit là d’une « spéculation personnelle » – que la mauvaise gestion de la compagnie pétrolière algérienne apparait quant la loi sur les hydrocarbures défendue par Khelil a été rejetée en 2006 après bien des tergiversations. Déçu par l’abandon de son projet (qui consistait globalement selon ses détracteurs à un retour au régime néocolonial des concessions), Khelil, selon l’intéressante formule du responsable de BP, aurait, en substance, décidé de rejoindre un système qu’il ne pouvait pas transformer. C’est après 2006 que Khelil aurait laissé libre cours à son parent, Reda Hemche, pour piloter les opérations douteuses reprochées aux dirigeants de Sonatrach.

La rétention de l’information sur le gaz

Mais ce qui retient davantage l’attention et qui revêt un intérêt certain est l’affirmation du DG de BP de la situation des réserves de gaz de l’Algérie. Selon l’interlocuteur de l’ambassadeur Pearce, les réserves de gaz conventionnel algérien auraient tendance à s’épuiser et Sonatrach pourrait bien être confrontée à des difficultés pour honorer ses contrats à l’export et satisfaire une demande interne en croissance soutenue. Khelil n’aurait pas informé la direction du pays (Présidence et Premier Ministre) d’une situation qui parait sérieuse à la lecture du câble. Le DG de BP affirme que l’Algérie disposerait de vastes réserves de gaz de schiste dont l’exploitation nécessite, outre d’importants investissements, une maîtrise technologique que seules possèdent quelques très grandes compagnies pétrolières. Il soutient que l’Algérie devrait développer l’énergie solaire pour approvisionner son marché domestique en libérant ainsi d’importantes quantités de gaz conventionnel pour répondre à ses obligations contractuelles extérieures.

Une question stratégique

La question de la non-information de la direction du pays sur une question cruciale laisse perplexes les observateurs. Les ventes de gaz représentent une partie importante des recettes d’exportation du pays dans un contexte ou les réserves de pétrole auraient, au rythme de production actuel, une durée de vie évaluée à une quinzaine d’années. Il était question il y a quelques années que la hausse des exportations de gaz puisse à terme compenser la diminution des capacités de production pétrolière. Il s’agit donc là d’une question stratégique au sens premier du terme. Ce qui semble avéré en revanche est la mise à l’écart sous l’ère Khelil de nombreux experts de Sonatrach qui connaissent particulièrement ce dossier. Il est étonnant qu’aucun de ces spécialistes mis au placard ou à la porte ne se soit exprimé d’une manière ou d’une autre pour faire état d’une situation potentiellement critique si l’on en croit l’ancien DG de BP-Algérie. Affaire à suivre… L’ambassadeur estime que le scandale Sonatrach est davantage lié aux « luttes de clans » plutôt que d’être une conséquence de la volonté du Président Bouteflika de lutter contre la corruption. David Pearce estime, en février 2010, que cette affaire pèsera longtemps sur le secteur énergétique de l’Algérie. Il semble bien que l’évolution de ce dossier, entre effacement et oubli, contredise directement les prédictions du diplomate impérial…


 

Wiki–Algérie: Le câble du 20 février 2010 sur la corruption à Sonatrach

Saïd Mekki (Traduction) Samedi, 10 Septembre 2011

Maghreb Emergent livre à ses lecteurs une traduction intégrale du câble Ambassadeur David Pearce du 20 février 2010 au sujet des conséquences des enquêtes anticorruption visant Sonatrach sur l’avenir de Chakib Khelil et la politique énergétique de l’Algérie. Un câble instructif qui révèle en creux des appréciations américaines critiques sur la gouvernance de l’Algérie.

Reference ID : 10ALGIERS157

Created 2010-02-21 17:06

Released 2011-08-30 01:44

Classification CONFIDENTIAL//NOFORN

Origin Embassy Algiers

OBJET: Les compagnies pétrolières inquiètes pour l’avenir de l’énergie en ALGÉRIE

REF: Alger 0111

Classé par: Ambassadeur David Pearce D.. Raisons: 1.4 (b), (d)

Résumé

¶ 1. (C / NF) Les dirigeants des compagnies pétrolières étrangères (FOCS) sont préoccupés par le fait que les enquête sur la corruption dans la compagnie pétrolière nationale algérienne, Sonatrach (reftel) puissent paralyser les prises de décision de la société et pourrait ralentir les projets en cours. A moins que Sonatrach ne se consolide sous une nouvelle direction et ne reprenne ses procédures normales, la production de gaz et de pétrole souffrira — ceci bien que personne ne se risque à fixer un échéancier. Le Ministre de l’Énergie Chekib Khelil est considéré comme le centre de la corruption à Sonatrach, et les compagnies pétrolières estiment qu’il reste le pilote de l’agenda algérien en matière d’énergie et qu’il ne démissionnera de sitôt. Toutefois, la presse rapporte que le Premier ministre Ouyahia signe à présent les grandes décisions de Sonatrach. Certaines compagnies pétrolières étrangères interprètent cette enquête de corruption comme une offensive contre l’influence du clan de l’ouest algérien du président Bouteflika. L’Ambassade ne dispose pas de preuves à l’appui de cette théorie, mais note qu’elle rencontre une large approbation. Ni l’enquête sur la corruption, ni le conflit politique qui peut se cacher derrière ne seront résolus rapidement, en grande partie due au style délibérément lent de prise de décision du président Bouteflika. Ce scandale a encore réduit la probabilité que le ministre Khelil et Sonatrach puissent alerter la direction de l’Algérie sur la nécessité de nouveaux investissements pour renverser la tendance au déclin de la production de gaz du pays, à satisfaire à des contrats d’exportation à long terme, et à satisfaire la demande intérieure croissante la demande. Fin Résumé.

Le Scandale Sonatrach pourrait nuire aux opérations

¶ 2. (C / NF) L’Ambassadeur a rencontré Akli Brihi Country Manager de BP (Protéger) – (NDLR ME – La mention peut suggérer qu’il s’agit d’une source « à protéger ») et avec le directeur général de ConocoPhillips Armando Gallegos (Protéger) séparément en Février 2010. Brihi a confié à l’ambassadeur que le leadership de Sonatrach a été «paralysé et décapité » par l’enquête sur la corruption de Sonatrach et que les responsables intérimaires ont peur de signer les contrats nécessaires à la poursuite des opérations des compagnies pétrolières. Gallegos a déclaré que leurs opérations ne sont pas affectées car ils sont maitres de leur propre important projet. Il a concédé qu’il y a eu des ralentissements dans le traitement douanier des importations et a dit que les opérations d’autres compagnies connaissent déjà des ralentissements.

¶ 3. (C / NF) Aucun des deux n’était optimiste quant aux perspectives pour le moyen ou long terme. Les deux craignent que, compte tenu de l’actuel climat d’incertitude chez Sonatrach, il faille du temps avant la mise en place d’une solide équipe de gestion de substitution. Brihi a qualifié le directeur général intérimaire, Abdelhafit Feghouli, de « cas désespéré» mais pense qu’il restera à son poste pour organiser la conférence d’avril sur le GNL à Oran. Gallegos exprimé sa préoccupation quant aux retards dans l’amont. Il a fait remarquer qu’il y a de nombreuses personnes nommées à des postes intérimaires de Sonatrach que son entreprise ne connait pas et que ces personnes conserveront ces positions pour des mois ou plus. De nombreuses décisions sur les problèmes en amont exigent la signature d’un vice-président de Sonatrach, ce qu’on ne voit pas venir ces jours-ci. Toutefois, Gallegos a de bonnes appréciations sur Said Sahnoun, Le VP qui assure l’intérim de l’amont à Sonatrach a conservé la responsabilité du développement des affaires internationales, qui faisait partie de ses fonctions dans sa position précédente en tant que chef des partenariats de la Sonatrach. Gallegos estime que Sahnoun est techniquement compétent et s’exprime bien en anglais; les opérations en cours sous son autorité ne devraient pas être retardées.

La corruption implique des sociétés de services et non les Majors pétrolières

¶ 4. (C / NF) Brihi a confirmé que l’objet de l’enquête Sonatrach était le recours généralisé aux contrats de gré à gré sans appel d’offre. Cependant, ces contrats sont souvent nécessaires. Ils ne sont en tout cas ne sont pas interdits par les contrats de BP avec la Sonatrach. BP et Statoil, par exemple, ont eu une «exemption» (dérogation – Ndlr) à cette règle quand ils ont signé un contrat exclusif avec GE pour la fourniture de turbines à gaz pour leur projet à In Amenas, GE étant la seule société à fournir ce type d’équipement. La société avait mené une enquête interne et autorisé le contrat. L’interdiction généralisée « dogmatique » des contrats sans appel d’offres qui est actuellement en vigueur nuirait aux projets de développement selon Brihi.

¶ 5. (C / NF) Brihi a affirmé que la Sonatrach a conclu des opérations de corruption non pas avec les Majors mais avec les sociétés de services telles que l’entreprise italienne Saipem. La société de services soumettrait une offre gonflée et payait ensuite les bénéficiaires au sein de Sonatrach. L’opinion commune était ce que mode opératoire a été mis en œuvre pour le projet de GNL d’Arzew d’un milliard de dollars conclu de gré à gré entre Saipem et Sonatrach. Il (Brihi ndt) aurait entendu dire que le projet avec la société canadienne Lavalin de construction d’une ville nouvelle près du centre de production de Sonatrach de Hassi-Messaoud a été entaché par un arrangement de même nature et a été gelé. Le responsable de ce projet, Mourad Zeriati, est actuellement en prison. Brihi pense qu’il n’est pas inconcevable que les entreprises américaines puissent être impliquées dans ces transactions, mais il n’avait jamais eu vent d’informations concrètes. L’Ambassadeur a rappelé à Brihi que les entreprises américaines évoluaient sous la contrainte juridique sévère de la Loi sur les pratiques de corruption à l’étranger (Foreign Corrupt Practices Act).

Le Ministre de l’Énergie derrière la culture de la corruption

¶ 6. (C / NF) Brihi pense que le ministre de l’Énergie et des Mines Chakib Khelil est responsable de la culture de corruption de Sonatrach. Il faisait écho à des rapports déjà entendus par l’ambassade auprès d’autres entreprises (reftel) indiquant qu’un parent de Khelil (Brihi dit qu’il était un neveu, mais dont d’autres disent qu’il s’agissait d’un cousin), ancien chef du personnel de Sonatrach, Reda Hemche, était l’homme derrière les opérations de corruption. Travaillant pour le compte du Khelil, Hemche aurait conseillé Sonatrach Mohamed Meziane sur les contrats à signer, rendant ainsi Meziane légalement responsable et maintenant Hemche juridiquement hors d’atteinte. Brihi pense que Meziane a signé de nombreux contrats sous la contrainte. Brihi a indiqué que M. Khelil avait fait un excellent travail en tant que ministre jusqu’à l’adoption de la loi de 2006 sur les hydrocarbures. Celle-ci, imposée contre la volonté de Khelil par les « nationalistes économiques ». [Cette loi] a imposé une participation majoritaire de Sonatrach et des impôts plus élevés sur tous les contrats de Sonatrach avec des compagnies pétrolières étrangères.

Soulignant qu’il livrait une spéculation personnelle, Brihi a suggèré (ce qui suit)… Face à l’échec de son projet de changer le système et de libéraliser le secteur énergétique, Khelil pourrait avoir décidé que puisqu’il ne pouvait pas changer le système, il allait s’y intégrer. Il note que c’est après 2006 que M. Khelil a installé Hemche et entrepris de remplacer les experts les plus compétents de haut niveau de Sonatrach par des « béni-oui-oui ». Il a indiqué que l’enquête sur la corruption avait considérablement miné la crédibilité de M. Khelil, mais prédit que le ministre ne démissionnera pas.

Contexte politique

¶ 7. (C / NF) Brihi a interprété l’enquête anti-corruption contre la Sonatrach menée par le DRS (Département des Renseignements et de Sécurité, le service de renseignement officiellement sous tutelle militaire, mais en qui fait, rapporte directement au Président Bouteflika) comme une réplique à l’influence excessive du « clan » de l’Ouest algérien du président Bouteflika. Brihi ne pense pas que ce conflit sera résolu rapidement. Il pense que Bouteflika pencherait pour maintenir Khelil, un ami d’enfance, à sa place. Il prendrait son temps pour résoudre la situation.

L’avenir du gaz algérien en danger

¶ 8. (C / NF) Brihi a déclaré que le scandale était arrivé à un moment particulièrement mauvais car Sonatrach et la direction politique du Algérie n’ont pas réalisé le fait que l’Algérie faisait face à une baisse de sa production de gaz et à une éventuelle incapacité de satisfaire aux obligations d’exportation et la hausse de la demande intérieure que dès 2015. Sonatrach n’est pas sur la bonne voie pour réaliser l’objectif annoncé publiquement par Khelil de porter la production de gaz de 60 à 80 milliards de mètres cubes par an. La production de gaz est en baisse en raison de l’épuisement des réserves algériennes de gaz conventionnel facilement accessible. L’Algérie doit impérativement développer ses réserves non-conventionnelles de gaz. Cela inclut le gaz de schiste dont les réserves sont estimées massives par les grandes compagnies pétrolières mais dont le développement nécessite un savoir-faire sophistiqué et d’importants investissements. Brihi a déclaré qu’il n’y a que trois entreprises qui disposent de la technologie et des ressources financières ressources pour cela: Exxon, BP et Shell. Il faudra du temps et jusqu’à 50 milliards de dollars pour développer les infrastructures nécessaires (y compris l’apport de grandes quantités d’eau à des sites de forage lointains dans le désert). Brihi estime que l’Algérie devrait aussi investir beaucoup plus dans l’énergie solaire et la vendre à Sonelgaz. Cela libérerait pour l’exportation de grandes quantités de gaz que Sonatrach fournit actuellement à de bas prix subventionnés à Sonelgaz pour la production de l’électricité domestique.

¶ 9. (C / NF) Interrogé sur le niveau de connaissance des hautes autorités du dilemme posé par la réduction des capacités d’exportation, , Brihi a dit que Khelil l’avait compris mais qu’il n’avait pas soumis ce « dossier explosif » au Premier ministre Ahmed Ouyahia ou au président Bouteflika. A la question de savoir pourquoi la direction (du pays) ne s’est pas pas focalisée sur ce sujet, Brihi a répondu que M. Bouteflika était très intelligent, mais qu’il n’avait pas une grande capacité d’écoute. Et que l’énergie, dans tous les cas, se situait hors de son principal centre d’intérêt, qui est la politique. Il a laissé les questions d’énergie à Khelil, qui est resté le pilote de la politique énergétique de l’Algérie. Alors que les experts de Sonatrach connaissaient depuis des années cette imminente vulnérabilité, M. Khelil avait exclu ou mis à l’écart plusieurs d’entre eux ; M. Khelil n’a lui-même pris pleinement conscience de la question qu’il y a un an. Brihi pense de l’enquête sur la corruption ne fera que retarder chez le leadership algérien la compréhension de cette crise qui arrive et affectera sa capacité à prendre les décisions nécessaires à temps.

Commentaire

¶ 8. (C / NF) Nous manquons encore d’informations suffisantes pour confirmer la thèse de la guerre des clans, mais elle jouit ici d’une plus grande crédibilité. Il y a une conviction que l’enquête sur la Sonatrach ne serait qu’une simple conséquence des déclarations publiques du président Bouteflika sur sa détermination à éradiquer la corruption. Nous nous attendons à ce que cette affaire continue à se développer et à jeter une ombre sur le Secteur de l’énergie de l’Algérie pour une longue période, y compris la conférence sur le GNL organisée par Sonatrach à Oran et prévue pour le 18 au 21 avril. Khelil, le Ministre de l’Energie a été affaibli, peut-être définitivement. Il est dans une situation de perdant-perdant. C’est-à-dire d’être blâmé pour avoir toléré où pour avoir ignoré la corruption dans une entreprise qui est le joyau de son portefeuille ministériel. Un article de presse du 17 Février informe que le Premier ministre Ouyahia signe maintenant les contrats importants de Sonatrach. Cependant, nous ne voyons aucune indication que Khelil a l’intention de démissionner où que le président Bouteflika aurait l’intention de le remplacer.

PEARCE