Les Américains veulent leur part du marché algérien du blé

Les Américains veulent leur part du marché algérien du blé

par Tahar Mansour, Le Quotidien d’Oran, 25 février 2012

Après une absence relative sur le marché algérien du blé, les Américains veulent rattraper le temps perdu et se repositionner dans un pays «aux grandes potentialités commerciales», ont-ils affirmé lors de la visite en Algérie d’un groupe d’agriculteurs américains accompagnés du chargé des affaires agricoles à l’ambassade US en Algérie, M. Kurt Seifarth, et du directeur régional pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de l’US Wheat Associates, M. Peter Lloyd.

Cette délégation s’est rendue à la fin de la semaine écoulée au niveau de plusieurs minoteries de Blida, en commençant par celle du groupe SIM qui a retenu grandement leur attention par les multiples débouchés qu’elle offre dans le domaine de la transformation du blé. En effet, les agriculteurs américains étaient très intéressés quand ils ont appris que la minoterie d’Aïn Romana appartenant au groupe SIM produisait plus de 2500 t/j de semoule et farine ainsi que 1500 t/j de pâtes diverses, surtout le couscous et les spaghettis qu’ils ont d’ailleurs l’habitude de retrouver dans le commerce aux USA, le groupe SIM y exportant depuis 2004. Il faut dire que les Américains, en se rendant en Algérie précisément, espèrent trouver un marché fort et preneur de leur blé, comme l’a expliqué le chargé des affaires agricoles de l’ambassade américaine. «Je suis venu pour soutenir une équipe américaine venue en Algérie dans le cadre de la promotion du blé américain sur les marchés étrangers et le marché algérien du blé est tellement intéressant pour nous», a-t-il tenu à préciser.

Durant les discussions entre les différentes parties, M. Abdelkader Tayeb-Ezzeraimi, le P-DG du groupe SIM, s’est dit preneur du blé américain s’il répond aux normes locales d’un côté et si la partie américaine consent à «nous aider à produire le blé localement en nous aidant par leur savoir-faire et nous sommes très intéressés par la présence de spécialistes américains en Algérie pour nous aider à produire mieux». Questionné à ce sujet, M. Kurt Seifarth a affirmé que «cela fait partie des échanges car quand vous êtes fournisseur ou acheteur, il faut savoir communiquer et vous avez en Algérie des instituts et des chercheurs algériens avec lesquels nous sommes en contact pour des échanges d’information et de formation». Après la minoterie du groupe SIM, les Américains se sont rendus dans d’autres usines de transformation du blé, toujours pour promouvoir leur production.