Des parlements Américains au chevet de l’APN

Des parlements Américains au chevet de l’APN

El Watan, 21 janvier 2006

Les Etats-Unis confirment leur engagement à fournir une assistance financière et technique à l’Assemblée populaire nationale dans sa volonté d’optimiser le rendement de ses fonctionnaires et celui des députés.

Pour ce faire, une importante délégation parlementaire issue de la Conférence nationale des législatures d’Etats (NCSL) conduite par le sénateur Jeff Wentworth, représentant du parti républicain pour l’Etat du Texas au Congrès américain, séjourne depuis hier à Alger. Durant sept jours, les députés et sénateurs américains évalueront le bilan de d’exécution des programmes de formation lancés durant l’exercice 2005 par l’APN. En effet, les USA via le Département d’Etat ont initié depuis 2004 un programme de formation au profit des fonctionnaires de l’APN mais aussi au bénéfice des élus. Un programme qui est intégralement financé par le Département d’Etat dans le cadre de la coopération parlementaire entre les deux pays. Des sources proches du président de l’APN nous confient qu’une « enveloppe conséquente » est dégagée chaque année à l’Algérie pour moderniser les services administratifs de l’assemblée et rendre le travail parlementaire plus performant. Cela va de l’acquisition de livres à l’aménagement des bibliothèques en passant l’usage des nouvelles technologies dans le travail parlementaire aussi bien pour les cadres administratifs que pour les députés. Aussi, le programme d’appui des Américains vise en priorité à enrichir les connaissances des élus en matière de légalisation et du droit, mais aussi la maîtrise de la langue anglaise et des nouvelles technologies. C’est dans cet perspective que le Département d’Etat a financé la création de l’Institut de formation aux études législatives (IFEL) qui a été ouvert aux députés et aux différents cadres de l’APN depuis janvier 2005. Mieux, les Américains qui finançaient initialement le même programme de formation au profit des parlements marocain, tunisien et libanais ont décidé désormais de jeter leur dévolu uniquement sur l’APN. Des sources crédibles confient que le département d’Etat a été « impressionné » par l’engouement des Algériens à bénéficier de ces formations, contrairement aux autres parlements cités plus haut. C’est pourquoi la NCSL a décidé de financer ce fameux institut en Algérie et pas ailleurs. Désormais, c’est à l’IFEL – situé à l’annexe du bloc administratif de l’APN au Ruisseau – que les députés marocains, tunisiens et libanais subiront leurs formation et recyclage. Auparavant, ces cycles de formation étaient organisés en rotation dans les quatre pays concernés par le programme. La délégation de la NCSL aura également à tracer avec ses homologues algériens les grandes lignes du programme de formation pour les années 2006-2007 à la lumière duquel des enveloppes conséquentes seront débloquées. A commencer par l’audience que lui accordera ce matin le président de l’APN Amar Saâdani avant de rencontrer le personnel administratif de l’assemblée mais également les députés et la presse. La délégation devra aussi, d’après nos sources, visiter la bibliothèque de l’APN et s’enquérir des installations et aménagements effectués grâce à l’aide du Département d’Etat. Avant ces constats in situ, la délégation sera « briefée » par l’ambassadeur US à Alger, Richard Erdman, histoire de la mettre au parfum. Cette délégation, qui représente plus de 7000 élus issus de tout le territoire des Etats-Unis, sera par ailleurs reçue par plusieurs hauts responsables algériens, ajoutent nos sources.

Hassan Moali