Bedjaoui fait appel aux Américains

INVESTISSEMENT

Bedjaoui fait appel aux Américains

L’Expression, 27 septembre 2006

Ces derniers pensent que l’Algérie est politiquement instable, avec des conséquences pour la sécurité des personnes.

Les efforts des pouvoirs publics pour convaincre les opérateurs étrangers de venir s’installer dans notre pays se poursuivent dans le but d’améliorer le niveau des investissements.
Le ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères, M.Mohammed Bedjaoui, a appelé, à partir de New York, la communauté d’affaires des Etats Unis à renforcer et à diversifier ses investissements en Algérie où sont désormais réunies, a-t-il dit, les conditions d’un partenariat bénéfique et mutuellement avantageux pour les deux pays. M.Bedjaoui a estimé, qu’avec le retour de la paix, la sécurité et la stabilité, et la mise en place d’importantes réformes, notamment politiques, économiques et sociales, l’Algérie offre d’importantes opportunités d’investissement aux partenaires étrangers, notamment américains.
Le ministre a souligné les récentes mesures prises par le gouvernement algérien dans le but de créer les conditions adéquates pour l’investissement productif, rappelant que la décade du terrorisme qu’a connue l’Algérie n’est plus qu’«un mauvais souvenir». Il a insisté sur l’amélioration de la situation sécuritaire car les Américains pensent toujours que l’Algérie est politiquement instable, avec des conséquences pour la sécurité des personnes, et qu’il y a une barrière de la langue. De plus, ils croient qu’il n’y a pas eu tous les progrès qu’ils attendaient, tout particulièrement en ce qui concerne les réformes économiques et le secteur bancaire. Pour eux, il ne peut y avoir de réformes économiques sans des lois qui régissent de façon concrète le domaine du foncier et les droits et titres de propriété. L’Algérie, a-t-il tenu à rassurer, a maintenant restauré sa stabilité politique, renforcé ses capacités institutionnelles et reconstruit les bases de la croissance économique et sociale. Le gouvernement poursuit ses efforts pour approfondir les réformes, attirer davantage d’investissements hors hydrocarbures, souligne le ministre, ajoutant que de nouvelles législations renforcent les garanties offertes à l’investissement, facilitent les transactions et les passations de marchés, assainissent le climat des affaires, lèvent les barrières bureaucratiques existantes jusque-là et donnent plus d’avantages aux détenteurs de capitaux et aux entrepreneurs. Il est à relever que les Etats-Unis ont été le premier client de l’Algérie et son troisième fournisseur au 1er trimestre 2005. Ils ont ainsi pris 16,26% du volume total des ventes algériennes vers l’étranger, constituées en majorité d’hydrocarbures pour un montant de 1,54 milliard de dollars. Les importations en provenance des Etats-Unis s’élèvent à 280 millions de dollars, soit 17,65% des achats nationaux de l’étranger. Les américains espèrent faire évoluer pour 2006 leur chiffre d’affaires autour de 10 milliards de dollars au lieu de 8,6 milliards pour 2005.

Fatiha AMALOU