Interview de Ali Benhjar

Exclusif: interview de Ali Benhjar

FIS-Info, 30 January 2003

Traduction de l’interview accordée par Ali Benhjar, émir de l’ex-Ligue Islamique pour la Daoua (Prédication) et le Djihad (LIDD), au correspondant de FIS-Info.

Dans cette interview, il aborde le sujet de l’assassinat des moines de Tibehirine, la trêve d’octobre 1997 et ses conséquences ainsi que d’autres sujets d’actualités.

Ali Benhjar est originaire de la région de Médéa. Il a été membre du Front Islamique du Salut et candidat de ce parti aux élections législatives avortées en janvier 1992. Il a été élu à Médéa dès le premier tour avec la majorité absolue des voix. Après le putsch de janvier 1992, il a rejoint la lutte armée. Il a adhéré à la trêve annoncée en Octobre 1997 et a dissous son organisation armée en janvier 2001. Notre correspondant l’a rencontré il y a quelques jours à Médéa.

Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux,

Q1 : De nombreux organes de presse ont rapporté la semaine dernière des informations selon lesquelles l’officier Abdelkader Tigha aurait confirmé la responsabilité du pouvoir militaire dans la planification du rapt puis l’exécution des sept moines trappistes de Tibehirine en 1996. Il aussi accusé nommément le général Smain Lamari d’être impliqué dans l’enlèvement. Vous aviez, lors de la publication d’un communiqué de la ligue dont vous étiez le président, confirmé qu’un des émirs de la région – Sayah Attiya – avait scellé avec les moines un pacte de sécurité et de bon voisinage. Quels sont alors vos commentaires en réponse aux déclarations faites par le Père « Tessier », archevêque d’Alger, qui, en vous citant, nie toute implication des services secrets algériens dans l’assassinat des moines et les attribue aux G.I.A. Pouvez-vous nous expliquer plus amplement les dessous de cette affaire?

R1 : Que la paix d’Allah et Son Salut soient avec vous. J’ai eu en effet récemment connaissance de ces informations rapportées par la presse nationale et internationale concernant l’officier Tigha actuellement incarcéré en Thaïlande. Déclarations fort troublantes en relation avec le kidnapping des sept moines de Tibehrine à Médéa puis de leur exécution. Ce que l’officier Tigha a déclaré concernant l’implication de certaines sphères aussi bien du pouvoir en Algérie que de leurs homologues Français dans cet acte odieux ne m’étonne pas. Ceci vient en fait confirmer ce que j’avais d’ailleurs déjà publié en juillet 1997 dans un pamphlet intitulé « l’assassinat des sept moines » . J’y avais mentionné alors le pacte qu’avait scellé l’émir de la région – Attiya Sayah- avec les moines et l’engagement de la « katiba » [ndlr : groupe armé] de Médéa à honorer ce pacte et à protéger les moines. Le G.I.A. qui a dévié du droit chemin – raison pour laquelle nous l’avions d’ailleurs quitté – a certainement participé à cet acte horrible, condamné et prohibé aussi bien par notre religion que par l’humanité toute entière. Cependant si j’avais mentionné lors de mon exposé que le GIA était impliqué dans ces évènements, car il serait aberrant de nier sa responsabilité du moins en apparence, j’avais par contre relaté que derrière cet acte criminel se faufilait l’empreinte de certains clans affiliés au pouvoir algérien et certains de leurs homologues Français. J’avais aussi mentionné plusieurs remarques au sujet de ce complot, et si le père Tessier s’est référé à mes propos concernant la responsabilité du G.I.A. dans cet acte criminel, il a par contre occulté le deuxième volet de mes propos, celui où je mets en exergue les véritables instigateurs qui, derrière les rideaux ont accompli leur forfait qui a ébranlé le monde de par sa barbarie. Je suis par ailleurs convaincu que le père Tessier a eu connaissance de mon pamphlet sus cité car lui également a publié un ouvrage au sujet des moines se referant à certains des passages de mon écrit. Je ne pense pas par conséquent qu’il ignore l’aspect global de mes propos d’alors qui se complètent mutuellement et que les déclarations de Tigha sont venues confirmer. Pour éviter de me répéter, je suggère à tous ceux qui voudraient s’assurer de mes déclarations de relire mon pamphlet à ce sujet.


Q2 : Et qu’en est-t-il de l’assassinat à Oran du père Claverie dans la même période et immédiatement après son retour de la capitale ? Avez-vous une explication à cela, et qui selon vous est derrière cet attentat d’autant plus que selon Tigha, Claverie détenait des informations compromettant le gouvernement algérien. Que dites-vous de tout cela ?

R2 : Pour ce qui est du père Claverie, en effet il a été assassiné juste après qu’il soit arrivé à son domicile, en cet après midi même où il s’est entretenu avec le ministre français des affaires étrangères. Cet entretien était très tendu et a frôlé l’altercation verbale entre les deux hommes. Par ailleurs, l’avion que devait prendre Claverie pour se rendre à Oran a eu un retard de quatre heures pour des raisons inexpliquées. Ces faits, y compris l’altercation verbale [ndlr : entre Claverie et Hervé De Charrette, ministre français des affaires étrangères ] ont été évoqués par les avocats des accusés de l’assassinat de Claverie lors de leur jugement, et même publiés par des quotidiens, tel le journal « El khabar el youmi » entre autres. En tout état de cause, je pense que l’assassinat de Mgr Claverie restera une énigme tant qu’une enquête indépendante et crédible n’a pas été faite à son sujet.

Q3 : Votre Ligue, avec l’AIS, a décrété une trêve il y a déjà presque six années. Des informations qui circulent parmi les citoyens et au sein de certaines franges affiliées aux groupes de l’A.I.S. font état de l’assassinat d’un certain nombre de membres ces groupes et organisations, comme le FIDA. Pouvez-vous nous donner votre propre évaluation de ces informations ainsi que des résultats de cette trêve en général?

R3 : Nous nous sommes ralliés à cette trêve une fois convaincus de son adoption par la direction historique du FIS. Seulement, nous étions loin d’être satisfaits quant aux cheminements qu’elle a pris et de ce qui en découla en fin de parcours, à savoir une solution parcellaire aux dépens de l’essence même de la cause, et si nous étions contraints en dernière minute de quitter le maquis à la faveur d’une grâce présidentielle, je tiens à affirmer que nous ne l’avons fait que sous la contrainte car nous nous sommes retrouvés peu nombreux confinés dans un espace déterminé pris entre d’un coté, nos frères ayant rallies cet accord fragile de leur plein gré, et de l’autre par la frange déviationniste [ndlr GIA] responsable de massacres et considérant l’activité politique comme pure hérésie, frange qui est devenue une arme de destruction à la solde des putschistes.

Q4 : Certains analystes considèrent la trêve comme étant une manigance fort connue en pareilles situations de guerre, et ne constitue rien de plus qu’un gain de temps au profit du pouvoir en place et en même temps une manœuvre pour saper le moral des adversaires, vous ralliez-vous à cette analyse, et dans l’affirmative le regrettez-vous aujourd’hui ? Est ce qu’il est vrai que certains de vos hommes ou ceux de l’A.I.S. ont ainsi rejoint le maquis de nouveau et se sont ralliés au groupe de « Hattab » ?

R4 : Cette thèse est bien fondée, et ne saurait être niée que parmi les moins aguerris et les moins au courant du cheminement des évènements de l’histoire. Nous avons en effet rejoint cette trêve tout en ayant en tête la possibilité de son utilisation par le pouvoir comme stratagème, n’est-il pas dit que « la guerre c’est la ruse » ? Cependant, si nous l’avions rejoint c’est parce que nous misions sur la participation de nos responsables, les « chouyoukhs », et sur l’engagement de chacun à se conformer à la voix de la concertation, « la choura », seule à même de gérer cette trêve et de la guider. Seulement cet aspect de la chose a été totalement absent sur le terrain et sur la réalité du parcours, ce qui accoucha d’une solution fragmentaire bien en deçà des efforts et sacrifices consentis. Ceci a aussi rajouté de l’eau au moulin des pontes éradicateurs pour aller de l’avant dans leurs errances, totalement indifférents et insensibles à toute souffrance endurée par la nation, chose qui les a également encouragés à multiplier leurs tentatives visant à enterrer l’identité du peuple algérien constituée par sa religion islamique et sa langue arabe. Quant au sentiment de regret cela ne fait pas partie des valeurs propres au musulman ni de sa morale. D’ailleurs le regret ne restitue aucun bien perdu, et le souhait non accompagné par l’acte est frère de l’impuissance, comme nous a d’ailleurs mis en garde notre prophète que la paix et le salut soient avec lui lorsqu’il dit : « le croyant fort est meilleur et plus chéri par Allah que le croyant faible, et le bien est en eux tous. Insistes sur ce qui t’es bénéfique et tourne toi vers Allah dans toute recherche d’aide et s’il t’arrive quelque chose ne dit point si j’avais fais ceci ou cela, dit par contre Dieu en a voulu ainsi et ainsi soit-il, car « si » conduit vers les portes de Satan ».

A nos yeux , oeuvrer pour le bien de l’Islam, en plein jour, sur le terrain et devant les gens vaut bien mieux et même cent fois mieux que le travail dans la clandestinité, esseulés dans les montagnes, les vallées et les cachettes. Les pouvoirs répressifs craignent les extrémistes et tiennent compte de leur activité mais ils craignent encore plus les modérés car ceux qui oeuvrent dans la modération lui imposent une compétitivité sur le terrain et imposent leur présence en usant de toutes les voies et moyens légaux en leur possession pour œuvrer en faveur de leur religion et leur cause, alors que de l’autre côté ces pouvoirs répressifs utilisent l’activité de ces extrémistes, l’alimentent et la téléguident afin de neutraliser ceux qui leur font peur et ceux qui les gênent dans leur besogne. Quant au sujet de l’activité armée et des maquis, ce que je sais et que je peux confirmer c’est que pas un seul des hommes de notre ligue n’a repris le maquis ni ne s’est rallié au groupe de « Hattab », et je sais qu’il en est de même concernant nos frères de l’A.I.S. Ce qu’a rapporté une certaine presse connue pour sa ligne franco-communiste, n’est que pure rumeur et subversion médiatique jusqu’à preuve du contraire.

Q5 : De quoi a bénéficié votre organisation et l’A.I.S. durant cette période ? Avez-vous bénéficié de certains avantages tels que des dédommagements, ou la réintégration de certains d’entre vous à leur postes de travail ?

R5 : Nous vous avons relaté auparavant les circonstances dans lesquelles nos hommes ont quitté le maquis et remis les armes, et de notre désapprobation vis a vis de cet accord aux contours flous, car ne constituant pas à nos yeux une solution politique globale et n’ayant pas été élaboré en présence des responsables du FIS et des autres tendances politiques présentes sur le terrain, rien de plus qu’un accord sécuritaire partiel, ne réalisant aucune des promesses faites par le pouvoir, telle que la réintégration des gens à leur poste de travail. Les familles des martyrs n’ont à ce jour pas encore reçu les attestations de décès des leurs afin de régler les dossiers en suspens entre les membres des familles concernant le sujet de prise en charge des orphelins et des veuves et le règlement du dossier des héritages qui s’imposent, ainsi que les autorisations en faveur des veuves pour la fondation de nouveaux foyers et se mettre à l’abri de la dégradation qu’entraîne la pauvreté et la mendicité. Pire encore, certains de nos frères croupissent à ce jour encore en prison et d’autres traînent devant les tribunaux. Quand aux disparus leurs cas est encore plus lancinant et pressant.

Q6 : Selon les rumeurs qui courent, bon nombre parmi les éléments armés de la Ligue et de l’A.I.S., « les repentis » tels que les appellent les putschistes, éprouvent un grand sentiment de déception, aussi bien vis à vis du comportement irréfléchi du pouvoir que vis à vis de certains de leurs responsables, observant le recyclage de certains dans le monde des affaires, oubliant par là leurs frères martyrs et se détournant de leur cause islamique originelle, qu’en dites-vous ?

R6 : Je ne peux nier la réalité du sentiment de déception qui y prévaut, mais cela n’est pas généré en premier chef par les agissements irréfléchis du pouvoir tel que vous le décrivez, car ceci découle de la nature même ce pouvoir et ne nous étonne guère. Par contre la déception provient du côté de ceux qui se sont rendus responsables de la gestion de cette trêve et l’ont conduite de la sorte.

Quant au sujet du « monde des affaires » que vous citez dans votre question, je n’en ai pas connaissance. Ce sujet comme vous devez vous rendre compte constitue en fait un sujet fécond de rumeurs et autres propagandes diffusées par nos ennemis. De notre côté, à notre niveau, je veux dire par là les membres de la Ligue, nous n’avons pas oublié nos frères et nous nous acquittons jusqu’à ce jour du mieux que nous pouvons concernant le soutien des familles des martyrs, des prisonniers et des disparus, contribution modeste et à la mesure de nos faibles moyens et qui se résume parfois en un simple soutien moral.


Q7 : Passons au monde de la politique : vous avez été élus sur les listes du Front Islamique du Salut lors des élections parlementaires avortées en 1992 , vous considérez-vous encore membre du F.I.S. ? Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?

R7 : Nous étions en effet membres du F.I.S. vainqueur aux deux rendez-vous électoraux de 1990 et 1991 par une majorité confortable, membres d’un parti qui s’est vu ravir par la force sa victoire, puis s’est vu dissoudre administrativement et a vu ses cadres et nombre de ses membres et sympathisants jetés en prison et dans les camps de concentration. Certains en moururent sous la torture d’autres dans les prisons, d’autres choisirent le chemin de l’exil à l’étranger, d’autres ont pris le chemin du maquis pour défendre leur religion, leurs convictions et leur choix. Ce qui advint comme déviationnisme au sein du groupe G.I.A. n’est en fait que l’œuvre de cercles déterminés et bien connus par l’entremet d’extrémistes voués à la tache d’exécutants qui se sont défaits de la vraie religion tels que les a décrits notre prophète que la paix et le salut soient sur lui. Ce GIA qui je le répète ne fait que la sale besogne que lui assignée le « pouvoir réel » en Algérie.

Quant au sujet concernant l’Islam et de son ancrage dans le cœur du peuple algérien et celui de la persistance du F.I.S. en tant que réceptacle politique, je dirai simplement que le F.I.S. reste imposant sur le terrain et dans la réalité du peuple tel un rocher sur lequel viennent se briser les vagues que sont les solutions rafistolées et déchues tissées en marge de la conviction de ce peuple, de sa langue et de ses sources. Nous sommes fiers du fait d’œuvrer de toutes nos forces pour le retour de l’islam dans le quotidien de notre vie, et ceci qu’il soit dans le cadre du F.I.S. ou tout autre cadre à condition que cela s’opère en la présence des responsables du FIS, libres et avec leur participation et orientation.

Q8 : Certains considèrent qu’il n’est pas du droit de ceux qui ont trempé dans l’activité armée d’exercer une quelconque activité politique et qu’ils devraient accepter leur statut de « bannis » car selon les adeptes de cette thèse, ces éléments se sont engagés dans une guerre qu’ils ont perdue et ne méritent plus aucune considération. Que répondez-vous à cela, et êtes vous disposés à contribuer de nouveau au sein du F.I.S. comme auparavant et si oui comment ?

R8 : L’essence de la chose même est que le croyant propage la parole de Dieu guidé par le savoir et la clairvoyance, et qu’il transmet le legs de son prophète que la paix et le salut soient sur lui, ne serait-ce qu’un verset, et que toute son argumentation se fasse de la manière la plus sereine loin de toute contrainte, et qu’il soit d’abord lui même la concrétisation des fondements de l’islam ainsi que sa famille, son entourage et voisinage selon les possibilités et les limites des efforts en sa possession. Quant au recours à la lutte armée, cela reste une affaire d’exception à laquelle on a recours qu’en situation de défense de la religion qui se trouve bafouée ou pour mettre fin aux agissements de ceux qui usent de la force pour empêcher les croyants d’accéder au lieux de culte. Le retour à la vie civile après le dépôt des armes ne déresponsabilise pas le citoyen quant à la poursuite de ses efforts dans le domaine de la prédication et du renforcement de la religion de Dieu. La thèse que vous avez citée, émane principalement de milieux ennemis, et si certains parmi nos frères épousent cette même thèse, il leur serait utile de se référer à la tradition de notre prophète et à celle de ses compagnons et de ceux qui suivirent tout au long de l’histoire de la Nation islamique. La perte d’une bataille n’équivaut pas à la perte de la guerre dans sa totalité, bien des fois certains évènements malencontreux se transforment en pure bénéfice et le concept de perte ou de victoire dans une bataille n’est pas global dans ce cas là. Ainsi, chez nous, le pouvoir qui opprime l’ensemble du peuple n’arrive pas à ce jour à sortir le pays du grave bourbier dans lequel il l’a plongé lorsqu’il inaugura cette triste partie de l’histoire par l’arrêt du processus électoral des législatives en janvier 1992. En dépit de toutes les vagues de répressions et des maintes tentatives vaines de maquillage entreprises par ce pouvoir, le F.I.S. reste incontournable sur le terrain avec ses « chouyoukhs », ses responsables, sa large base de militants, et vouloir occulter cette réalité relève du pure fantasme.


Q9 : Vous avez dû prendre connaissance, tout comme les autres membres et sympathisants du F.I.S., des textes et résolutions du congrès Abdelkader Hachani, tenu à l’étranger en août 2002. Quels sont d’après vous les acquis de ce congrès ses manquements concernant le FIS en tant qu’organisation, ainsi que son impact sur le peuple d’une façon générale ?

R9 : Parmi les avantages de ce congrès réside le fait d’avoir mis en évidence la cause du FIS et de ses « chouyoukh » emprisonnés sur le devant de la scène après les maintes tentatives des chantres éradicateurs et laïco-communistes visant à les emmurer. Ce congrès a prouvé au monde que le FIS constitue un parti islamique solide qui a réussi à se remettre sur ses pieds de nouveau malgré l’immense répression et oppression dont il a été victime. Il a prouvé également que le FIS ne se limitait pas à la génération de ses fondateurs, un parti qui ne se désintègre pas par le désistement de certains fondateurs, mais qu’il est par contre un flambeau relayé par les générations successives. Nous aurions aimé que ce congrès puisse rassembler plus de participants et de sympathisants, seulement les circonstances actuelles et la vague de désinformation médiatique entreprise par le concert laïco-communiste ajoutée aux différentes contraintes imposées contre les libertés du peuple, tout cela a entravé ce dessein. Les réserves que j’émets à l’encontre de ce congrès concernent la décision du retrait de la qualité de membres à certains responsables, chose qui à mon sens n‘aurait pas dû être abordée et on aurait mieux fait d’ignorer ces membres qui se sont de toute façon discrédités auprès de tout le peuple Algérien. Nous implorons Dieux dans Sa Grandeur et Sa Magnificence de bénir les efforts fournis par nos frères.

Q10 : Voulez-vous ajouter un dernier mot à l’intention de nos lecteurs, et que Dieu vous gratifie pour votre sollicitude.

R10 : Je voudrais simplement m’adresser à mes frères qui croient en Dieu et en Islam en tant que religion et en Mohammed que la paix de Dieu et Son Salut soient sur lui en tant que prophète, et croient fermement que cette nation ne trouvera le salut que dans la voie entrepris par ses ascendants qui restent fermement attachés à leur Livre Saint et à la tradition de Son prophète et de ses califes éclairés qui lui ont succédés, et qu’ils s’y agrippent. Je m’adresse à eux afin qu’ils fassent preuve de vertu et d’humilité envers eux-mêmes et de fierté envers les ennemi de Dieu. Je me tourne aussi vers moi-même et vers mes frères afin qu’ils craignent et implorent Allah le tout puissant de les guider vers Son droit chemin.