Les citoyens coupent la RN26

Chorfa (Bouira)

Les citoyens coupent la RN26

Par : A. DEBBACHE, Liberté, 28 juillet 2010

La route nationale n°26, reliant la wilaya de Bouira à Béjaïa, a été coupé à la circulation hier, de 9h à 13h30 au niveau de Chorfa, 45 km à l’est de Bouira.
Les habitants de Chorfa ont barricadé la route à l’aide de pneus, de troncs d’arbres et de pierres. Selon les citoyens, ils veulent interpeller les autorités locales sur différents problèmes vécus au quotidien.
Les protestataires accusent les responsables locaux de ne pas avoir respecté les engagements pris lors d’une réunion tenue à la wilaya le 10 juillet 2009. En date du 15 mars 2010, une pétition signée par les citoyens a été adressée aux responsables locaux pour leur rappeler leurs engagements. N’ayant reçu aucune suite, une réunion s’est tenue au lieu dit Takouravth où il a été décidé, à l’unanimité, un sit-in devant le siège de l’APC.
Comme prévu, le sit-in a été donc tenu hier matin. Selon nos sources, les élus locaux n’ont accordé aucune attention aux manifestants. “Face au mépris des élus locaux, nous avons décidé d’entamer une autre action”, déclare un protestataire.
Lors de la rencontre présidée par le wali de Bouira, le 10 juillet 2009, et à laquelle avaient pris part les représentants des citoyens en présence des élus locaux, plusieurs problèmes ont été soulevés dont le manque d’eau, les chutes de tension électrique et la viabilisation du chef-lieu de la commune.
Le président de l’APC a été instruit par le premier magistrat de la wilaya pour “le suivi des décisions à moyen terme dont l’alimentation en eau potable des différents quartiers souffrant du manque d’eau à partir des forages et, à long terme, à partir du barrage Tilezdith”. “La réalisation d’une centrale électrique a été retenue”, ajoute un citoyen. Mais tout est resté lettre morte. Avec les grandes chaleurs, la crise d’eau s’est accentuée et les chutes de tension se sont multipliées.
Plusieurs habitants ont vu leurs appareils électroménagers endommagés et les produits frigorifiés avariés.
“L’ADE ne vient que pour nous remettre les factures. Elle ne se soucie jamais du manque d’eau. Les quartiers les plus privilégiés sont alimentés moins d’une heure par jour. D’autres le sont par citerne de l’APC, une fois tous les 15 jours. Les habitants ont recours à l’approvisionnement par citerne qui revient à 400DA l’une”, ajoutera-t-il.