Alliance présidentielle: Tirs groupés sur «l’ennemi de l’extérieur»

Alliance présidentielle

Tirs groupés sur «l’ennemi de l’extérieur»

El Watan, 17 février 2011

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a annoncé, hier, que la levée de l’état d’urgence interviendra avant fin février, avec l’annonce de plusieurs décisions importantes.

«La levée de l’état d’urgence interviendra avant la fin du mois en cours parallèlement à l’annonce de plusieurs décisions concernant le logement, l’emploi et la gestion de l’administration», a souligné
M. Ouyahia à l’ouverture de la réunion de l’Alliance présidentielle. Il a indiqué qu’il ne fallait pas ignorer les événements en cours dans les pays arabes et islamiques. Il a souligné l’impératif d’apporter les solutions adéquates aux problèmes de la jeunesse algérienne.

Les partis de l’Alliance présidentielle ont condamné, hier, l’ingérence étrangère dans les affaires internes de l’Algérie. A cet égard, le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, a affirmé, lors d’une réunion de coordination des partis de l’Alliance présidentielle, que plusieurs Etats voient actuellement en les pays arabes «un terrain d’expérimentation de modèles de démocratie qu’ils veulent leur imposer». «Ces Etats qui emploient la politique du deux poids deux mesures veulent amener nos pays à adopter des positions qu’ils considèrent démocratiques», a-t-il dit. M. Belkhadem a appelé a être «plus vigilant face à ce qui nous vient de l’extérieur».

De son côté, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a rappelé que dans les années 1990 alors que «l’Algérie était au plus mal et que les Algériens étaient en proie aux tueries, personne ne s’est manifesté». «Qu’ils n’attendent pas que nous prêtions une quelconque attention à leurs ordres», a-t-il martelé, soulignant que «les Algériens sont libres dans leur pays et n’acceptent d’ordre de quiconque».

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Bouguerra Soltani, a rappelé, pour sa part, que «l’Algérie a versé dans les années 1990 un lourd tribut et n’est nullement disposée aujourd’hui à payer des frais supplémentaires pour faire plaisir à certains surenchérisseurs». «Elle jouit de sa propre expérience dans la gestion des crises», a-t-il ajouté.
Madjid Makedhi