Boulahya plébiscité à la tête du mouvement et Djaballah radié

Le 1er congrès du MRN se tient dans une atmosphère surtendue

Boulahya plébiscité à la tête du mouvement et Djaballah radié

El Khabar, 3 mars 2007

Le congrès du Mouvement de la Réforme national, organisé par l’aile de redressement composée des opposants de Djaballah, s’est achevé, avant-hier, à El-Harrach, à Alger, par le plébiscite de Mohamed Boulahya à la tête du mouvement, Mohamed Djehid Younès comme secrétaire général, et Djamel Soualeh en tant président du Conseil consultatif national. De même qu’il a été procédé à la dissolution des anciennes institutions du mouvement et à la radiation finale de Abdelah Djaballah, Abfelghafour Saâdi et Lakhder Ben Khellaf, des rangs du mouvement. Il a également été demandé de restituer tous les biens du mouvement.
L’aile de Djaballah a tenu une réunion du Conseil consultatif dans une autre salle, et a considéré le premier congrès comme une attestation de la mort du mouvement, qui sera signée le 17 mai prochain.
Le congrès s’est déroulé dans une atmosphère surtendue et des échauffourées se sont déclenchés en dehors de la salle, entre les organisateurs et l’aile de Djaballah dirigée par Abdelghafour Saâdi, Lakhder Ben Khellef et Djilali Boumedienne en plus d’un autre nombre estimé à mille personnes, venues assister au congrès, parmi elles les membres du Parlement, les membres du Conseil consultatif national, le bureau national, les présidents des conseils consultatifs, et des bureaux de wilaya et les fondateurs du parti, à qui l’on a interdit l’entrée de la salle, au milieu de mesures d’organisation drastiques et d’un encadrement sécuritaire, renforcé par les forces d’intervention rapide. Se voyant empêchés d’assister aux travaux du congrès, l’aile de Djaballah a quitté les lieux et a tenu une rencontre du Conseil consultatif national, qui était déjà programmée, dans une salle proche dépendant de la permanence d’un des activistes du mouvement, où se trouvaient Abdallah Djaballah et des dizaines de sympathisants, avec la présence remarquée des membres de la Sécurité nationale afin de sécuriser les lieux contre d’éventuelles confrontations.
Les travaux du congrès ont débuté avec une audience estimée par les organisateurs à 1800 personnes. Djamel Ben Abdsalem a considéré, dans son intervention d’ouverture, ce qui s’est passé en dehors de la salle, comme une un complot visant à transformer le congrès en un combat entre frères, et d’ajouter : « A présent votre mouvement vous est revenu… après que le tribunal vous ait rendu justice le 12/06/2006. C’est une réhabilitation légale avant d’être une réhabilitation juridique ».
En réaction à la non-tenue des congrès préparatoires régionaux et de wilayas, Miloud Kadiri a précisé que : « La porte du mouvement est ouverte à Djaballah et à son équipe, et il lui est possible de prendre les commandes du parti plus tard ». Cependant, le congrès a émis, par la suite, une décision qui exclut Djaballah, Ben Khellaf et Abdelghafour Saâdi, définitivement, des rangs du mouvement.

2007-03-03
M. Salhi

 


Il a rendu responsable certaines sphères du pouvoir

Djaballah le qualifie congrès de complot

Le Mouvement de la Réforme national, aile de Abdallah Djaballah, a qualifié le congrès tenu en cette fin de semaine de complot, de scandale et de coup de poignard au pluralisme politique, et rend des parties activant au sein de système, responsables de son harcèlement, sur la base de motifs purement politiques, comme il responsabilise l’ensemble de classe politique quant à la protection de la démocratie naissante.
Un communiqué virulent a couronné une réunion d’urgence des membres du Conseil national consultatif, des bureaux et des conseils consultatifs de wilaya, des députés du mouvement, ses élus, les représentants des jeunes, les délégués du congrès, avant-hier à EL-Harrach, à Alger. Il s’est défendu des résultas du premier congrès, après avoir été empêché de rentrer dans la salle « par le groupe exclu du mouvement, et soutenu par les forces de l’ordre » Le communiqué indiqué que le nombre des participant à la réunion dirigée par Djaballah a atteint 1567 personnes, 39 membres fondateurs, 94 membres du conseil consultatif national, 47 présidents de bureau de wilaya, 22 députés au Parlement, 1091 délégués véritables du congrès, la plupart élus locaux, aux côtés de 318 représentants de jeunes, alors qu’ont assisté au congrès « les étrangers et les mineurs », ajoute le communiqué.
Le communiqué signé par Abdelghafour Saadi a déclaré que les organisateurs du congrès étaient exclus du mouvement. Certains parmi eux ont fait l’objet de jugements juridiques irrévocables, qui ordonnent leur radiation, et les obligent à rendre le seau au président du mouvement, soulignant le paradoxe de refuser quatre demandes émises par le mouvement afin de tenir le congrès, à cause de la demande du tiers des membres du conseil consultatif national, et du président du mouvement, sous le prétexte d’attendre l’arbitrage de la justice, et de donner le feu vert à un groupe d’exclus.
Le communiqué considère cette position « comme un grand scandale qui porte un coup de poignard au système politique de notre pays, et frappe de plein fouet la réalité démocratique et le pluralisme politique, et porte atteinte à la réputation de l’Etat et des ses hommes ». Il rend des parties influentes au sein du système responsables de ce qui est arrivé. D’après lui, cette position a des dimensions purement politiques, relatives aux prochaines élections », « surtout à l’ombre du désespoir populaire qui se répand à cause des politiques du système, et des différents scandales éclatés dans les arcanes du pouvoir, et divulgués à travers les médias. »

2007-03-03
Par M. Salhi