Résolution: Les objectifs du millénaire des Nations Unies pour le développement

Résolutions du
4e Congrès du FFS

ATELIER KACEM ZIDOUN
Les objectifs du millénaire des Nations Unies pour le développement

RÉSOLUTION

L’Algérie a été classée par le PNUD 102ème sur 177 pays en matière de développement humain. Ce classement traduit l’échec du gouvernement, malgré ses ressources financières, dans la mise en oeuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2000. Le gouvernement algérien en même temps que ceux de l’ensemble des pays membres de l’ONU ont pris l’engagement de réaliser ces objectifs au nombre de 8 avant l’année 2015comme suit :
1.Réduire de moitié l’extrême pauvreté et la faim
2.Assurer l’éducation primaire universelle
3.Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
4.Réduire de deux tiers la mortalité des enfants de moins de 5 ans
5.Réduire de trois quart la mortalité maternelle
6.Inverser la tendance en matière de propagation du VIH/sida et du paludisme
7.Réaliser un développement durable et assurer la viabilité de l’environnement
8.Etablir un partenariat mondial pour le développement, avec des objectifs pour l’aide, les échanges et l’allégement de la dette.
L’échec du gouvernement est lié à sa mauvaise gouvernance du pays, à son programme économique et social qui n’a pas pris en considération la priorité à accorder à ces objectifs. La cause première de cette situation est l’absence de démocratie qui empêche la population de choisir les orientations économiques et sociales qui répondent à ses besoins de première nécessité, à l’incompétence des dirigeants qui cachent leur mauvaise gestion derrière de fausses statistiques et le mensonge d’Etat et à la corruption qui gangrène tous les rouages de l’Administration.

Les conséquences pour la population sont dramatiques : aggravation de la pauvreté et des inégalités sociales, marginalisation des femmes, dégradation des secteurs de la santé et de l’éducation, destruction de l’environnement et entrave à la coopération des acteurs locaux et de la société civile indépendante avec leurs partenaires étrangers.

 

I- Mesures immédiates

1-Devant la dégradation dramatique du pouvoir d’achat des Algériens et les lenteurs dans les prises de décision et leur application effective par une bureaucratie centralisatrice et inefficace, les Congressistes exigent des mesures immédiates pour soulager la détresse des citoyens, notamment:

-Le soutien effectif des prix à la consommation des produits de base, en particulier le pain, le lait, la semoule, l’huile et le sucre
-La gratuité des soins pour les personnes sans couverture sociale
-La dotation gratuite de fournitures scolaires pour les enfants de parents sans ressources
-La généralisation des cantines scolaires à tous les niveaux de l’enseignement
-La revalorisation des salaires dans la fonction publique et dans les entreprises
-L’institution d’un revenu social minimum garanti pour les familles sans ressources

Les Congressistes réclament une décentralisation effective et immédiate des ressources au profit des collectivités locales pour faire face rapidement aux besoins sociaux des populations en détresse

Les Congressistes revendiquent une autre politique d’urgence économique et sociale basée sur l’utilisation de la rente pétrolière, des réserves de change et du fonds de stabilisation, pour un égal accès de tous à la santé, à l’éducation et au logement.

II- La question sociale

En même temps que ces mesures d’urgence, les congressistes ont examiné la question sociale et les réponses à y apporter dans les meilleurs délais possibles.

L’Algérie a été classée par le PNUD 102ème sur 177 pays en matière de développement humain, dans son Rapport de cette année. Les critères de classement portent sur l’espérance de vie à la naissance, le taux d’alphabétisation des adultes, le taux brut de scolarisation combiné dans le primaire, le secondaire et le supérieur, le Produit Intérieur Brut par habitant.

Essayons d’analyser de plus près:
– la situation sociale existante,
– les causes de la régression sociale dans le pays en dépit de ressources disponibles,
– et les moyens d’y remédier.

Les mesures ponctuelles prises au cas par cas pour répondre à des urgences sociales n’ont pas d’impact durable sur les conditions de vie et de travail de la population, notamment des plus défavorisés. Souvent trop peu et trop tard. Il faut pour cela une politique sociale. Faisons tout d’abord un diagnostic de la situation.

1- Le constat

1- L’Algérie est devenue une société duale: une Algérie minoritaire dedans et une Algérie majoritaire dehors

Peut-on parler de rentrée sociale, en ce mois de septembre, comme dans tous les pays modernes, qui associent cette période à une reprise des activités productives et scolaires.
En Algérie on devrait d’avantage parler de ceux qui sont exclus car ils sont la majorité si l’on additionne les sans emplois et les exclus du système scolaire avant terme. Ces gens là ne font pas de rentrée sociale, Ce sont des exclus sociaux.
Il faut ajouter également que la probabilité est plus grande à l’avenir pour nos concitoyens de figurer dans l’Algérie du dehors que dans l’Algérie du dedans car les pertes d’emploi générées par la libéralisation en cours sont certaines alors que les créations d’emplois annoncés dans les plans de relance et de croissance sont incertaines.

Combien sont -ils ?:
-un algérien sur trois, un jeune sur deux en âge de travailler,
-avec la déperdition scolaire, il y’a plus de jeunes dans la rue que dans les bancs des écoles.
-plus d’un million de personnes travaillent au noir
-un million de personnes déplacées dans les villes à cause des événements que l’on connaît, livrés à eux-mêmes.

Toute cette masse d’algériens hors des circuits organisés, où sont- ils au juste ? A t’on un état des lieux, commune par commune, des gens sans activité, hors des circuits administrés et sans ressources ? Non. Comment dès lors s’attaquer à la pauvreté si on ne situe pas la population concernée.

2-La pauvreté s’accroît, le pouvoir d’achat décroît, les inégalités progressent

On a souvent cité le chiffre de 1 algérien sur 2 qui vit en dessous du seuil de la pauvreté. Quel est ce seuil en Algérie ? Difficile à situer à cause de la libéralisation des prix et de la stagnation relative des salaires qui ont réduit le pouvoir d’achat de ceux qui travaillent. Quant à ceux qui ne travaillent pas, l’aide sociale est quantitativement et qualitativement insuffisante.

Les conséquences sont visibles dans tout le pays : mendicité, suicides, prostitution, alcoolisme, drogues, vols, agressions et délits de droit commun, émeutes, violence armée, émigration.

3-Le déficit de représentation sociale

Ce déficit résulte d’une part du monopole syndical et de son ancrage limité dans le monde du travail, et d’autre part de la non- reconnaissance des autres syndicats dès lors qu’ils sont autonomes..

Il faut ajouter que l’UGTA créé pour défendre les intérêts moraux et matériels des gens en activité sur leur lieu de travail est un appendice du pouvoir qui ne vise qu’à étouffer les revendications salariales et se soucie très peu de la satisfaction des besoins sociaux des chômeurs.

Le plus grand nombre ne peut s’exprimer qu’à travers les émeutes villageoises, les manifestations de rues et autres mouvements citoyens pour obtenir l’accès aux services sociaux de base comme le logement, l’eau potable et l’assainissement, les soins primaires et l’éducation/formation….Manifestations souvent réprimées.

4- Le système de décision pour satisfaire les besoins sociaux est inefficace à tous les échelons

Les problèmes sociaux se situent sur le terrain à proximité des populations alors que les ressources comme les décisions d’attribution sont centralisées.

Les relais entre les décideurs et les échelons d’exécution sont si nombreux et si longs que le citoyen dans le besoin ne reçoit rien ou bien reçoit une aide insuffisante ou bien se trouve secouru alors que son voisin plus démuni est toujours dans l’attente d’une aide..

Le système a tendance plus à réagir qu’à agir. C’est à celui qui crie le plus fort. Ce n’est en général pas le pauvre qui donne de la voix. La pauvreté est souvent silencieuse.

5- Le système d’information sociale est défaillant

Le système de prise de décision qui est centralisé nécessite des informations fiables de la base au sommet. Ce n’est malheureusement pas le cas.

Les systèmes d’information sont plus orientés vers l’économie que vers la société. L’information sociale est faiblement collectée, traitée partiellement et insuffisamment diffusée. A quand remonte l’enquête sur les revenus et la consommation des ménages ? Où sont les poches de pauvreté dans notre pays?

6- Les ressources existent mais sont centralisées et mal réparties.

Les ressources existent : des réserves de change de l’ordre de 60 milliards de dollars, des recettes annuelles dépassant les 40 milliards et des liquidités importantes inutilisées dans le fonds dit de stabilisation et au niveau des banques. Si vous posez la question aux Algériens, qu’est ce qui a changé dans votre vie ? La majorité vous répondra que l’année dernière est meilleure que cette année.

Les inégalités sont criardes entre les revenus salariaux et non salariaux. Par ailleurs, le rapport est de 1 à 30 entre le salaire le plus élevé et le SMICar.

Les responsabilités sont transférées vers les collectivités locales qui ne disposent pas de moyens correspondants pour y faire face.

7- Il existe certes une protection sociale mais inadéquate et pas de politique sociale

On aide quelques handicapés par- ci et quelques orphelins par- là, on distribue de la soupe pendant le ramadhan, on montre quelques veuves avec des clefs d’un logement social ou bien des jeunes bénéficiant d’un emploi spécifique ou d’un micro.-crédit. Tout cela ne constitue qu’un cache misère, une thérapeutique qui soulage mais qui ne guérit pas, pour les besoins d’une propagande politicienne alors que les différentes régions du pays connaissent une régression sociale visible, souvent dramatique.

2- Les causes de la régression sociale

Plusieurs causes à cette régression :

1- Les causes politiques

– la situation de guerre civile;
-l’absence de démocratie (no accountability, mesures contre la presse, le refus d’agrément pour les associations autonomes, l’encadrement policier de la société civile et le contrôle politique de la population à travers l’état d’urgence et la fraude électorale);
-un Etat centralisé et bureaucratique sans contrepouvoirs avec une chambre d’enregistrement comme parlement et une justice dépendante
-le monopole syndical

2- Les causes économiques

-la politique libérale inspirée par le FMI et la Banque mondiale (implication négative sur l’emploi et le pouvoir d’achat des populations);
-la mauvaise gestion des ressources à tous les niveaux (régression économique malgré une aisance financière et des recettes d’exportation d’hydrocarbures en nette progression);

-la privatisation de « l’Etat », le mécanisme d’accaparement de la rente pétrolière, la corruption, l’évasion fiscale;

-L’absence de politique économique cohérente et d’une stratégie industrielle et agricole à long terme (preuves de cette absence: a- le retard de l’intégration régionale avec l’UMA et mondiale à travers l’OMC condition sine qua non d’un développement viable et durable; b- la portée nuisible des accords d’association avec l’UE conclu avant l’adhésion à l’OMC)

-L’instabilité et « le risque algérien » élevé, inhibiteur de l’investissement étranger.

3- Les secteurs sociaux de base en crise:

-l’éducation (programmes inadaptés, infrastructures insuffisantes, déperditions scolaires élevées)
-la santé (faible couverture médicale, soins primaires non garantis)
-la justice (l’impunité, les abus…)
-le logement (déficit en millions d’unités)
-l’alimentation en eaux potable (pénuries)

4- Le secteur public à l’abandon

-les entreprises publiques fermées ou privatisées
-la fonction publique dévalorisée et menacée de réduction
-Les implications désastreuses sur la production nationale, l’emploi et la consommation qu’entraîneront l’accord avec l’UE et de l’adhésion à l’OMC..

5- La crise des valeurs

-valeur du travail dévaluée par l’enrichissement illicite;
-valeur éthique anéantie par le clientélisme et les passe-droits;
-valeur civique amoindrie par les possédants qui font de l’évasion fiscale alors que les salariés sont imposés à la source;
-valeur proprement sémantique pervertie par le système en galvaudant les concepts-clés de la démocratie et de la justice sociale alors que règne l’autoritarisme et la corruption;
-corruption et manipulation systématique, voire violente, d’une paupérisation programmée.

3- Les Actions

Les actions préconisées pour réaliser le progrès social indissociable du progrès économique peuvent être résumés comme suit :

1-un état des lieux (détermination des besoins sociaux, et évaluation de la protection sociale existante)
2-une politique sociale basée sur la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement où le social devient le moteur du développement économique, avec trois instruments de base :

-un Budget Social de la Nation qui soit partie intégrante des Lois de Finance ;
-La décentralisation des responsabilités et des ressources correspondantes, au niveau des communes, chargées désormais de la prise en charge des besoins sociaux de base de la population locale.
-Un Revenu Social Minimum Garanti (RSMG) pour les Algériens sans ressources, qui remplacerait le SMIG spécifique aux salariés.

3- La mobilisation des acteurs de la société civile

-Les mouvements citoyens à renforcer
-les syndicats autonomes à soutenir
-la solidarité avec tous les mouvements sociaux
-La prise en charge des revendications sociales dans les programmes des partis politiques
-la création d’une ONG: le Forum Social Algérien Indépendant qui tiendrait des assises annuelles devant contribuer à renforcer les bases d’une alternative économique et sociale sur une base démocratique.

III- Le programme économique pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement

Pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement, au cœur de la question sociale, l’économie sera orientée selon les grands axes ci-après.

Le développement durable qui allie la croissance économique, le progrès social et la protection de l’environnement et qui prône l’appropriation publique des secteurs touchant à la sécurité nationale ainsi que des services à la population ne pouvant être pris en charge par le marché

Une approche territoriale du développement, qui part des besoins prioritaires des populations au niveau d’un territoire, besoins définis en consultation avec ces populations, à l’opposé de la démarche centralisée de haut en bas qui impose aux populations des programmes et des projets incohérents, faiblement articulés et inadaptés.

Le renforcement des services publics, qui relèvent d’une vision de la société à laquelle nous tenons absolument, au cœur du lien social, un des garants de l’égalité entre les citoyens.

Une économie sociale de marché, car le marché en lui-même n’est pas pour nous une valeur. C’est une technique de production et d’allocution des ressources que nous voulons maîtriser. L’Algérie a besoin d’un équilibre entre l’Etat et le marché. Au marché revient l’échange des biens et services. A l’Etat revient la régulation, la protection, la cohésion sociale, la justice, la sécurité, l’affirmation de principes autour desquels une nation peut se rassembler et se projeter dans l’avenir.

La préservation de l’emploi existant et la création de nouveaux emplois. Devant le constat alarmant de 1 Algérien sur 3 au chômage (1 jeune sur 2, 3 femmes sur 4), masqué par le travail informel, l’emploi est notre priorité, l’emploi des jeunes et des femmes en particulier.

Politique sectorielle

La volonté politique d’améliorer les conditions de vie et de travail de la population s’exprimera à travers les priorités sectorielles suivantes :
Développement du secteur énergétique: Contrôle par l’Etat de toutes les phases d’exploitation, de l’exploration à la commercialisation. Valorisation dans le pays du pétrole et du gaz. Participation au raffinage (pétrole) et à la distribution (produits raffinés et gaz) dans les pays importateurs. La rente pétrolière doit permettre d’acquérir une autonomie effective face aux institutions financières internationales.

Transparence dans la gestion des finances publiques: Audit financière des comptes de la Nation et notamment des recettes pétrolières et des réserves de change. Assainissement des entreprises publiques, convertibilité du dinar avec un Nouveau Dinar, symbole de renouveau. Réforme fiscale (décentralisation, solidarité). Lutte contre la corruption. Une nouvelle Cour des Comptes sera créée et régionalisée. En charge du contrôle des finances publiques, elle sera composée de magistrats indépendants et inamovibles. Leur rapport annuel sera rendu public.

Pour une plus grande transparence dans la gestion des biens publics nationaux, Les congressistes demandent aux autorités du pays de rendre publics:

1-le bilan complet (entrées et sorties) du fonds dit de stabilisation des recettes, depuis son instauration

2-le nombre d’entreprises publiques cédées au dinar symbolique au secteur privé et les noms des acquéreurs

3-la part de la production nationale d’hydrocarbures détenue par les multinationales et le montant des fonds rapatriés par ces compagnies.

4-Les modalités des concessions accordées aux firmes étrangères dans le domaine de l’eau, des infrastructures de transport (aéroport, port, métro), des licences du téléphone sans fil et les risques sur la sécurité du pays

5-L’état des négociations avec l’OMC et l’impact de la libéralisation des échanges sur la production, l’emploi et les recettes fiscales

6-Les montants des préjudices causées à l’économie et à la population par les affaires Khalifa et BRC (Brown and Root Condor) en situant la responsabilité des autorités dans ce domaine.

7-Les transactions du foncier agricole et industriel dans chaque wilaya et la liste des bénéficiaires

Les congressistes invitent le Parlement, la Cour des Comptes, l’Inspection Générale des Finances et les médias à se saisir de ces dossiers et à rendre public le résultat de leurs investigations. Il y va de leur crédibilité

Nouvelle politique agricole, visant l’autosuffisance alimentaire en produits de base: produire notre blé et notre lait, une priorité stratégique..

Une autre politique industrielle centrée sur la diversification et le partenariat. Ouverture progressive de l’économie dans les secteurs concurrentiels. Engagement vigoureux de l’Etat dans les secteurs d’entraînement de l’économie. Constitution de groupes industriels de taille mondiale. Nous n’entendons pas mener une politique de privatisations mais conduire une politique industrielle. Nous voulons préserver les secteurs stratégiques de notre économie. Nous voulons rendre l’Algérie plus forte dans la compétition mondiale.

 

Progrès économique et progrès social sont indissociables. Etre socialiste c’est bâtir une société plus juste. Etre socialiste c’est donc s’efforcer de réduire les inégalités. C’est pour ces raisons que nous faisons nôtres les Objectifs du Millénaire pour le Développement : lutte contre la pauvreté, éducation primaire et santé pour tous, promotion de la femme, développement durable, coopération internationale. Tout cela devra se traduire par l’allocation d’un revenu social minimum, un meilleur accès de la population aux services sociaux de base.

Sur le plan programmatique, le budget social de la nation décentralisé au niveau des communes, à alimenter de façon prioritaire par la rente pétrolière, doit prévoir notamment une subvention des produits alimentaires de base , la gratuité des soins pour les personnes sans ressources et la formation de base de 7 millions de personnes analphabètes

4- Sur le plan de l’enseignement, de la formation professionnelle et de la recherche

Le développement humain est en crise. Le système (Ecoles, Universités, Laboratoires, Centre de Formations) produit de la médiocrité et du chômage. Encadrement et budget insuffisants, programmes inadaptés aux besoins de l’économie et de la société, déperdition scolaire par centaines de milliers à tous les niveaux, fuite des enseignants et chercheurs vers l’étranger ou conversion vers des métiers plus rémunérateurs.

Pour mettre fin à ce processus de destruction du facteur humain, la seule vraie richesse de la Nation, deux principes guideront notre action: une centralisation dans l’élaboration des programmes et une décentralisation effective dans la mise en œuvre avec une autonomie administrative et financière réelle des institutions d’éducation, de formation et de recherche. En matière d’élaboration de programmes, tout en tirant les leçons de l’expérience nationale, il sera procédé de façon progressive à une refondation complète du système en tenant compte des expériences d’autres pays et de la nécessaire ouverture à l’international, mondialisation oblige.

Zéralda, le 7 septembre 2007

Front des Forces Socialistes
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