FFS (Béjaïa) : « L’échec sécuritaire a réinstallé un sentiment de peur »

Camp politique du FFS (Béjaïa) : « L’échec sécuritaire a réinstallé un sentiment de peur »

Le FFS s’intéresse à la prochaine élection présidentielle. La déclaration finale qui a clôturé hier matin son camp politique tenu pendant quatre jours dans un camp de toile à Souk El Tenine (Béjaïa) le suggère. « Notre but fondamental est la démocratisation du pays.

Béjaïa : De notre bureau, El Watan, 30 août 2008

Faisons en sorte que l’élection présidentielle soit une étape et une chance pour atteindre ce but », est-il écrit dans le document lu, en présence du premier secrétaire du parti, Karim Tabbou, par une représentante des plus de 300 étudiants qui y ont animé des ateliers. La déclaration politique est venue conclure que « la jeunesse algérienne arbitrera l’avenir » après avoir fait le constat que « l’échec sécuritaire a réinstallé un sentiment de peur et d’insécurité » et que « le coût politique, humain et économique devient intolérable ». Deux options sont proposées en réponse à la question de savoir « que faire pour arrêter le désastre et transcender la crise profonde que traverse le pays ».

La première, qui prône « la politique du hasard pour accorder un sursis au régime politique actuel et prolonger les mandats du Président », est écartée de facto, considérant que « l’on peut alors triturer la constitution, organiser des élections à l’algérienne et autres manipulations politiques ». « Nous sommes de ceux qui ont des ambitions pour leurs pays et notre choix est sans ambiguïté, nous sommes pour un changement radical et pacifique du système politique », optent les participants au camp. Ils veulent croire que « même au sein du pouvoir et des institutions, des hommes et des femmes de bonne volonté comprennent et éventuellement soutiennent la nécessité de la réforme d’un système dépassé ». Les travaux de ce premier camp politique ont été clôturés aussi avec la lecture des rapports de quatre ateliers qui ont traité de la citoyenneté, des étudiants dans le parti et dans le mouvement associatif et de l’internet comme forme d’engagement politique. Cette sortie politique s’inscrit comme le premier acte à l’actif de l’école de formation des militants, selon son directeur, Dr Tamadartaza Moussa.

Par K. Mejdoub