Déclaration du FFS

FFS
Front des Forces Socialistes

DECLARATION

Le mercredi 6 septembre 2006

Le pays est dans l’impasse.

Loin des promesses et des affirmations officielles sur la justesse, la viabilité et la réussite du projet de « réconciliation nationale » de BOUTEFLIKA, le pays continue de s’enfoncer dans une régression constante.

Du dernier quart d’heure, formule utilisée en 1992 pour justifier la prorogation de la guerre, à la nécessité de proroger les délais de l’amnistie en 2006, les décideurs continuent de ruser avec la réalité par des mirages et des mensonges.

Sur fond de recrudescence de la violence, l’insécurité, la répression et la corruption sont les seules activités dans le pays. Des activités qui servent à produire la peur, le mépris et le bannissement de la politique. Des éléments indispensables à la fuite en avant et de l’impunité, politique menée depuis des décennies par les décideurs.

Otage des violences multiformes, la population consomme les échecs et les mensonges d’un pouvoir qui refuse toute forme d’expression libre et autonome.

La poursuite de la guerre contre la société

Jamais les algériens ne se sont sentis aussi méprisés et touchés dans leur dignité. Ni le droit à l’expression, ni le droit de contrôle et de participation à la vie publique ne sont permis. Seuls les partis et les organisations du pouvoir entretiennent le théâtre politique dans le pays, alors que les espaces de libre débat sont totalement verrouillés.

En mettant en place les dispositifs criminels de réactivation de tous les archaïsmes, cultivant le racisme et le régionalisme, facteurs de division et de fitna, les décideurs enfoncent un peu plus le pays dans l’incertitude et l’aventure.

Stigmatisation de la Kabylie, répression sauvage au M’zab, situation des plus inquiétantes dans le sud, persistance des émeutes et des provocations dans tout le pays… autant de prémices de nouvelles aventures politiques aux conséquences incalculables sur l’unité de la Nation et sur la cohésion sociale.

Rendre possible une alternative démocratique

La forte mobilisation des citoyennes et des citoyens à l’occasion de la célébration du cinquantenaire du 20 août 56 a démontré l’indéfectible attachement des Algériens aux promesses du Congrès de la Soummam.

Le FFS salue celles et ceux qui sont venus de toutes les régions du pays comme celles et ceux qui les ont accueillis et hébergé. Ils ont fortement réaffirmé leur adhésion aux principes de la Soummam.

Le Congrès de la Soummam avait permis de tracer les contours d’un Etat démocratique et souverain.

Il est de notre devoir aujourd’hui de relever le défi, de libérer les citoyens et d’honorer la dette envers les martyrs de la révolution et de la démocratie.

Ni institutions octroyées ni réformes constitutionnelles sans effet positif sur la population ! La souveraineté n’a de chance de se concrétiser que par la fédération politique inclusive consensuelle la plus large, la primauté du politique sur le militaire, et une réelle représentation politique et sociale.

Les journalistes, les syndicalistes, les personnalités politiques ont aujourd’hui le devoir historique d’œuvrer au recouvrement par les algériennes et les algériens de toutes leurs libertés, au recouvrement de leur pleine souveraineté.

Fidèle à l’esprit de novembre et de la Soummam, le FFS s’engage à tout mettre en œuvre pour réaliser le passage à la 2ème République. Une République qui consacrera les idéaux de liberté, de paix, de solidarité et d’égalité.

Le premier secrétaire national

ALI LASKRI

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