Ali Benflis: «Le système politique est au bord de l’effondrement»

Ali Benflis: «Le système politique est au bord de l’effondrement»

Entretien réalisé par Tarek Hafid, Impact24, 10.08.2015

L’Algérie traverse une des crises politique et institutionnelle les plus graves de son existence. Un constat sans appel que dresse Ali Benflis dans cet entretien. Reconduction de la vacance du pouvoir, absence de gouvernance, crise de confiance, illégitimité… le président de Talaiou El Houriyet estime que le système politique est au bord de l’effondrement. Il appelle au renforcement des rangs de l’opposition afin de sauver l’Etat national.
Ali Benflis dénonce l’action « d’acteurs extra-constitutionnels » qui profitent de la vacance du pouvoir pour agir au sein des plus hautes institutions du pays. Photo: Fouzi Ifrah

 

La saison estivale est habituellement calme sur le plan politique. Cet été, la situation est cependant très tendue avec un remaniement ministériel et des changements à la tête de certains services de sécurité. Comment expliquez-vous cette agitation et ces chamboulements ?

Dans ces moments précis, l’Etat, les institutions et la société elle-même vivent une situation de blocage total. Il ne fait plus aucun doute pour personne que le vide au sommet de l’Etat est à la source de ce blocage.

Bien plus grave encore, des acteurs extraconstitutionnels s’emploient à combler ce vide sans qu’ils n’en aient ni le pouvoir ni les capacités. Dans de telles conditions, quel sens et quels objectifs cette agitation ou ces chamboulements, comme vous dites, peuvent-ils avoir ? Aucun, sinon entretenir l’illusion du mouvement dans une situation d’impasse tragique ; mais cela reste une illusion dont personne n’est dupe.

Une vague de changements d’une ampleur exceptionnelle a affecté le corps des Walis. Mais, comme chacun le sait, les promus comme leurs prédécesseurs sont déjà condamnés à l’inaction par le fait d’un régime politique incapable de les orienter, de les diriger et de donner l’impulsion politique nécessaire à leur mission.

De même, le gouvernement a été remanié. Mais à quoi cela peut-il servir de remanier un gouvernement qui ne gouverne plus ; je veux dire par là un gouvernement qui ne se réunit que deux à trois fois par an et, seulement, dans les cas où il ne peut pas faire autrement.

Quant au changement dans les commandements militaires, je n’en retiendrai personnellement que l’inélégance, l’ingratitude et l’indélicatesse du geste. Un pouvoir politique qui se respecte ne traite pas des dirigeants de ses forces armées et de ses services de sécurité de cette manière-là.

Au total donc, beaucoup de bruit pour rien. Le pays est toujours face à la même impasse et les changements civils et militaires qui viennent d’être opérés n’en modifient aucune donne. Peut être même donnent-ils à cette impasse une tournure qui n’augure rien de bon pour le pays.

Pour l’heure, ces changements n’ont donné lieu à aucune explication officielle. Avez-vous l’impression, comme bon nombre d’Algériens, qu’il n’y a plus personne aux commandes de la maison Algérie ?

Cette impression, je l’ai, malheureusement, depuis bien plus longtemps. Souvenez-vous. Dès le 18 avril de l’année dernière c’est-à-dire au lendemain des dernières élections présidentielles, j’avais déclaré à l’occasion d’une conférence de presse, où vous étiez présent, que ce n’est pas un président de la République qui venait d’être élu mais, bel et bien, une vacance du pouvoir qui était reconduite.

Et j’avais mis en garde contre les conséquences de cet acte dont je pressentais qu’il serait calamiteux pour le pays tout entier. Il n’y a plus personne aux commandes de la maison Algérie depuis longtemps. Il n’y a plus de timonier ; il n’y a plus de boussole il n’y a plus de cap ; et il n’y a plus de carte de navigation.

L’Algérie dérive et, avec elle, tout un peuple qui ne mérite pas ce sort injuste. C’est ce que je qualifie depuis longtemps de crise de régime, une crise qui est la résultante directe de la vacance du pouvoir, de l’illégitimité de toutes les institutions et du réel état de carence dans lequel elles se trouvent.

La vacance du pouvoir est en elle-même d’une exceptionnelle gravité. Mais il y a plus grave dans cette phase critique que le pays traverse : je crains que des mains aventureuses ne se soient emparées du pouvoir politique laissé à l’abandon par son titulaire constitutionnel et en disposent à leur guise. La grande menace pour l’Etat national est désormais là, et nulle part ailleurs.

Abdallah Djaballah a lancé une sorte de coalition des partis islamistes. Que pensez-vous de cette initiative ?

Toute formation politique est libre dans le choix de ses projets et de ses initiatives. Celle-là comme toutes les autres ne m’inspire aucun commentaire particulier.

Je suis un démocrate et comme tout démocrate respectueux de l’éthique démocratique, je ne me reconnais aucun droit de porter un jugement sur le choix ou les actions politiques des autres.

La guerre de leadership entre les différentes formations politiques islamistes ne risque-t-elle pas de miner les efforts de l’opposition visant à former un front uni face au pouvoir ?

Croyez-moi, le centre de mes préoccupations et de mes inquiétudes les plus fortes résident dans l’impasse politique, économique et sociale d’une gravité sans précédent à laquelle le pays est confronté. Pour moi, tout le reste est de l’ordre du futile et du dérisoire.

Les guerres de leadership, si tant est qu’elles existent, ne m’intéressent pas et elles intéressent encore moins nos concitoyens. Bien plus que cela, je ne me situe pas personnellement dans la logique de la constitution d’un front ou d’un rapport de force. Tout au contraire, je suis dans une logique d’union et de rassemblement.

Et en disant cela, ce sont trois convictions qui m’animent. Ma première conviction est que le régime politique en place a suffisamment divisé pour que nous nous permettions d’ajouter de la division à la division.

Ma seconde conviction est que je ne suis en conflit avec personne. Pour moi, il y a un système politique qui est au bord de l’effondrement, et c’est un devoir national à assumer collectivement qui est requis de nous pour éviter que l’Etat national ne subisse les contrecoups d’un tel effondrement.

Ma troisième conviction est que la crise dans laquelle est englué notre système politique est si grave et si déterminante pour le devenir du pays que l’heure est à l’union et au rassemblement sans marginalisation et sans exclusion. Nous n’avons besoin ni d’un front contre un autre, ni d’un camp retranché contre un autre. C’est l’union sacrée qu’il nous faut et non des positionnements sectaires, catégoriels ou étroitement partisans.

Ne nous leurrons pas, c’est cela qu’il nous faudra si nous voulons épargner à notre pays et à notre peuple les heurts et les ruptures inutiles et imméritées.

L’entreprise de sauvetage de l’Etat national, car c’est de cela qu’il s’agit, ne réussira qu’avec le concours de tous les algériens sans exclusion et sans exclusive.

En sortant du cadre tracé par les acteurs de l’opposition, le MSP d’Abderrazak Makri et le FJD d’Abdallah Djaballah ne font-ils pas le jeu du pouvoir ?

Je suis dans l’action politique pas dans le commentaire politique surtout lorsque cela concerne d’autres partis politiques ou d’autres regroupements de partis. Pour moi, les deux sujets auxquels vous vous référez concernent exclusivement la CNLTD. Comme dirigeant d’un parti ou comme coordinateur du Pôle des Forces du Changement, je ne me sens pas directement concerné par les deux initiatives en question.

Le Pôle des Forces du Changement et la CNLTD se retrouvent au sein de l’ICSO. Comme sa dénomination l’indique, cette instance offre un espace de concertation aux forces politiques de l’opposition. Et dès lors qu’il s’agit de concertation, pour moi rien n’a fondamentalement changé.

Dans une tribune publiée récemment dans la presse, vous avez dénoncé les dispositions prises par le pouvoir exécutif à travers de la loi de Finances complémentaire. Vous estimez que cette loi est «une réponse ineffective d’une gouvernance défaillante» face à une situation de crise. Sur le plan économique, quelles auraient été les mesures à mettre en œuvre pour atténuer les effets de la crise ?

Cette crise est exceptionnellement grave. Elle ne ressemble en rien aux crises que nous avons connues par le passé, y compris celle des années 80. Le retournement de la conjoncture pétrolière n’est plus de nature cyclique.

Nous sommes en plein dans une mutation structurelle du marché énergétique mondial. Cette crise est donc une crise durable. Et face à cette crise destinée à durer, l’économie nationale est d’une vulnérabilité et d’une fragilité extrêmes.

Nous sortons d’une décennie d’opulence financière sans équivalent sans que les déséquilibres et les dysfonctionnements de notre économie n’aient été redressés d’un iota. Et le plus tragique dans toute l’histoire est que nous ne sortons de cette décennie de profusion financière que pour rentrer, de nouveau, dans l’austérité et la rigueur tout simplement parce que nos gouvernants ont été incapables d’organiser la relève d’une économie rentière par une économie créatrice de richesse. Je veux dire par là une économie digne de ce nom : performante, compétitive et productive.

Le régime politique en place a eu tout le temps et tous les moyens pour rénover et moderniser notre économie mais il ne l’a pas fait et, de ce point de vue, son échec est des plus patents. Le moins que l’on puisse constater, donc, est qu’il est le moins indiqué pour nous rassurer quant à sa capacité de gérer au mieux la période de grave pénurie financière qui s’annonce.

J’ajoute à cela qu’avec une vacance du pouvoir, un état de carence gouvernementale, des institutions en quasi-cessation d’activité et une administration publique immobilisée, notre pays est loin d’être dans les meilleures conditions pour faire face à la crise actuelle qui sera rude et douloureuse.

Je relève, enfin, que ce n’est pas un régime politique sans légitimité et, donc, sans crédibilité qui pourra mobiliser nos concitoyens et les convaincre de consentir les sacrifices que nécessitera la riposte à cette crise.

La prise en charge nationale de cette crise n’est pas purement économique et comptable. Elle est essentiellement politique. La faillite économique du pays, que ne cacheront pas longtemps le Fonds de Régularisation des Recettes et les réserves de change, est d’abord une faillite politique.

Le régime politique en place est à bout de souffle. Il est sans ressort et sans imagination. Il n’a plus ni confiance en soi ni sûreté de jugement. Il n’a plus pour souci que celui de reculer -autant que faire se peut- l’heure de sa fin. Tous les défis politiques, économiques et sociaux que le pays doit impérativement relever au plus tôt sont liés à cette problématique décisive pour le pays.

En conséquence, la nécessaire décantation sera politique. Et elle a un nom : c’est le changement, c’est le renouveau et c’est le redressement national.

La LFC 2015 comporte un mécanisme d’amnistie fiscale. Par la voix du ministre des Finances, le gouvernement a officiellement invité les individus activant dans l’informel à déposer leur argent dans le circuit bancaire en contrepartie d’une taxe forfaitaire d’à peine 7%. Selon vous, pourquoi cette mesure a-t-elle été imposée en catimini ?

L’amnistie fiscale n’est pas le tabou des tabous. Elle n’est pas un péché suprême. Tous les pays du monde y ont périodiquement recours pour apurer leurs contentieux fiscaux ou pour puiser des sources additionnelles de financement de leurs activités économiques.

Le problème n’est, donc, pas dans le principe lui-même mais dans ses modalités d’application. Avant de procéder, les pays qui ont recours à l’amnistie fiscale posent les questions suivantes et y répondent dans la transparence la plus totale : Qui est éligible à l’amnistie fiscale ?

Une identification précise des catégories des bénéficiaires est alors effectuée et annoncée. Dans quelles conditions s’effectuera l’amnistie fiscale ? Des critères sont adoptés et rendus publics. Quelle sera la destination du produit financier de l’amnistie fiscale ? Les domaines d’investissement vers lesquels sera orienté le produit financier de l’amnistie fiscale sont précisés. Quel sera le montant des pénalités ? Ce montant oscille généralement entre 20% et 30% contre, seulement, 7% dans le cas de notre pays.

Rien de tout cela n’a été fait chez nous. L’amnistie fiscale a été retenue sans débat et a été introduite subrepticement dans la loi de finance complémentaire adoptée sous forme d’ordonnance présidentielle qui privera même le parlement de l’ouverture d’un débat sur ce sujet particulièrement sensible.

Je conclurai sur ce sujet précis en observant que le contexte politique général est bien mal choisi pour une amnistie fiscale. D’abord, parce qu’une telle décision venant d’un régime politique connu pour son clientélisme est vouée à être entachée d’une suspicion légitime ; ensuite, parce que de par le flou et l’opacité qui l’entourent, cette décision s’apparente plus à une opération de blanchiment qu’à une amnistie fiscale classique ; enfin, parce que l’impasse politique actuelle et le malaise ambiant dans la société sont plus incitatifs à la fuite des capitaux qu’à leur réinsertion dans l’économie formelle.

Le pouvoir exécutif a annulé l’article 87bis du code du Travail, disposition imposée par le FMI durant les années 90. Le pouvoir n’a-t-il pas trop tardé à supprimer cette mesure, sachant que l’Algérie entre de nouveau dans une période de crise ?

Malheureusement, le problème n’est plus là. Que le gouvernement ait maintenu en vigueur l’article 87 bis ou qu’il ait décidé sa suppression, cela ne change pas grand-chose quant à l’état de grave dégradation de nos finances publiques.

Que représente le coût de l’abrogation de l’article 87 bis face à un déficit abyssal de 2.600 milliards de dinars ? Ce qu’il faut incriminer en cette affaire, ce n’est pas tant la demande légitime de revalorisation des revenus les plus bas qu’une mauvaise gouvernance qui a lâché la bride à la dépense publique et qui a laissé se creuser les déficits dans un seul but : l’achat de la paix sociale.

Gardons-nous de faire de l’abrogation de l’article 87 bis le bouc émissaire de la crise actuelle. Le mal qui a rongé et qui ronge toujours l’économie nationale est autrement plus profond. Durant quatre mandats présidentiels, tout a été fait pour que l’économie serve d’instrument aux mains d’un pourvoir personnel clanique et clientéliste.

Dans le sillage d’un pouvoir de cette nature, la corruption, la prédation et les déperditions ont sévi. Et c’est aux humbles citoyens qu’il reviendra inévitablement de payer le prix de ces manquements et de ces errements.

Une polémique a récemment éclaté suite à une recommandation de l’utilisation de la daridja, l’arabe dialectal, à l’école. Cette mesure est inscrite dans un nouveau projet de réforme du système éducatif. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Le système éducatif est un grand sujet de société. Et nulle société ne peut se permettre de se diviser sur un sujet aussi sensible. Un sujet comme celui-là requiert, plus que tout, un consensuel national où, à défaut, un accord national le plus large possible.

Nul ne conteste que le système éducatif nécessite des réformes profondes. Dans la vie, tout système a besoin de réformes qui le régénèrent sinon il est destiné à la dégénérescence et à la sclérose.

Je vous le dis en toute clarté : pour moi l’éducation nationale relève d’un problème systémique qui exige un traitement systémique. Gardons-nous bien d’observer un problème systémique du bout de la lorgnette qui permettrait à certains d’applaudir ce qu’ils viennent de voir et à d’autres de dénoncer ce qu’ils n’aimeraient pas voir.

Cette manière de voir et de faire équivaudrait a du saupoudrage et à du replâtrage. La réforme de notre système éducatif devra être globale, cohérente, équilibrée et acceptable pour la société.

Dans mon programme pour la dernière élection présidentielle, j’ai développé dans ses détails ma vision de la réforme de notre système éducatif. Le programme de Talaiou El Houriyet a repris à son compte cette vision. J’invite ceux que cela intéresse à consulter ces deux documents pour connaître cette vision.

La réforme globale dont notre système éducatif est de plusieurs ordres. J’en soulignerai ceux qui me semblent les plus essentiels : le perfectionnement de la formation de l’encadrement humain, la réévaluation des programmes d’enseignement, la modernisation des méthodes pédagogiques, l’acclimatation au nouveau monde numérique et l’enseignement des langues d’ouverture sur le monde.

Si nous souhaitons atteindre tous ces objectifs dans la sérénité, en n’étant guidés que par l’intérêt de nos enfants et de la société, il est nécessaire que soient satisfaits les trois impératifs suivants : que la réforme de notre système éducatif soit soustraite à toutes instrumentalisations idéologiques ou politiques ; que l’école soit d’abord le lieu de formation des citoyens de demain et que la performance de notre système éducatif passe par sa modernisation pour, qu’à l’égal des autres nations, l’Algérie dispose de la ressource humaine qualifiée, innovante et créatrice dont aura besoin son progrès économique et social.

Talaiou El Houriyet, le parti politique que vous présidez, commence à prendre vie sur le plan organique. Quels sont les valeurs et les principes que vous mettez en avant pour gérer une formation dont les cadres et les milieux proviennent de tendances politiques différentes ?

Cette base militante et son encadrement politique ne se rassemblent pas pour la première fois. Une grande partie de leur composante humaine était déjà à mes côtés dès 2004 puis elle s’est élargie en 2014. C’est donc un compagnonnage bien ancien qui rassemble les militantes et les militants de Talaiou El Houriyet.

Ce compagnonnage s’est bâti sur un projet politique essentiellement fédérateur et rénovateur. Le rassemblement par l’inclusion et la rénovation par la modernisation sont donc les maître-mots de ce projet politique qui convainc et qui attire.

Croyez-moi Talaiou El Houriyet n’est pas ma création personnelle. Sa venue au monde répond à une demande et une volonté citoyennes. Je peux orienter, stimuler, organiser et créer des synergies là où elles sont nécessaires dans le parti. Quant aux principes et aux valeurs, les militantes et les militants les portaient déjà en eux-mêmes.

En conséquence, Talaiou El Houriyet est venu seulement mettre à leur disposition un cadre politique d’expression et de promotion de ces principes et de ces valeurs en lesquels ils croient et qu’ils défendent depuis bien longtemps.

De quoi ces principes et ces valeurs procèdent-ils ? En quelques mots, ils procèdent d’une volonté d’aider à la modernisation de notre système politique, à la substitution d’un modèle économique productif, compétitif et performant au modèle rentier et dilapidateur de richesses qui sévit toujours, et à l’émergence d’une société des droits, des responsabilités et des libertés dynamique, innovante, ouverte et tolérante.

Le ministère de l’Intérieur dispose jusqu’à la mi-septembre pour statuer sur le dossier d’agrément du parti que vous dirigez. Quelles seront vos priorités une fois que Talaiou El Houriyet sera agréé ?

Je vous prie de croire que nous n’improvisons rien, que nous ne nous disons jamais «à chaque jour suffit sa peine» et que nous n’attendons pas que les évènements surviennent pour nous préparer à y répondre. Tout ce que nous entreprenons est calculé, mûri et préparé longtemps à l’avance.

Dès le printemps 2014, mes compagnons et moi-même avons préparé une feuille de route politique à court et moyen termes, nous en avons débattu et nous l’avons adoptée. Cette feuille de route est régulièrement mise à exécution comme nous l’avons conçue.

Elle contient déjà des mesures que nous prendrons et les actions que nous mènerons dès l’agrément du parti prononcé. Ces mesures et ces actions seront soumises à l’examen du Bureau Politique du parti car elles nécessitent son aval.

C’est pour cette seule raison que je ne peux vous en dire plus pour le moment. Non pas par culte du secret, loin de là, mais seulement parce que le Bureau Politique aura son mot à dire et qu’il nous faut attendre que ce mot soit dit avant de rendre publics nos prochains pas politiques.

T.H.