Le parti de Benflis tiendra son congrès constitutif le 14 juin

Le parti de Benflis tiendra son congrès constitutif le 14 juin

par Salah-Eddine K., Le Quotidien d’Oran, 4 mai 2015

C’est aujourd’hui, 4 mai, que les militants du parti Talaiou El-Houriyet procéderont à l’élection des militants qui prendront part aux congrès régionaux et au congrès constitutif du 14 et 15 juin.

Tout va bien dans la préparation du congrès constitutif du parti Talaiou El-Houriyat. C’est ce qu’a déclaré le premier responsable de ce parti, Ali Benflis, à l’occasion d’une conférence de presse, tenue, hier, au siège provisoire de ce parti, à Ben-Aknoun, Alger. Cette intervention de Benflis intervient au lendemain de la tenue, samedi 2 mai, de la réunion de l’instance de préparation du congrès constitutif de ce parti. Benflis indiquera que la commission a approuvé l’avant-projet du programme du parti, les statuts et son règlement intérieur. Benflis s’est félicité que ces textes fondamentaux aient été préparés, dans le temps imparti, en indiquant, au passage, que «l’échéancier que s’est fixé ce parti est, pleinement, respecté». Il indiquera que ces textes devront faire l’objet de débat par les militants et militantes de ce parti, afin qu’ils « soient l’émanation d’une réflexion et d’une action commune» et seront adressés aux 47 bureaux de wilaya et aux 13 bureaux de la wilaya d’Alger, pour être examinés et enrichis, par la base. Ces textes feront, ensuite, l’objet de débat, lors de la tenue des congrès régionaux dont les dates sont déjà connues. Le congrès de la région-ouest se tiendra le 16 courant, à Oran: celui de la région-est est prévu pour le 23 mai, à Constantine, alors que celui de la région-centre est prévu, à Blida, le 30 mai. Les dates des congrès de la région du sud- ouest et du sud-est du pays, qui se tiendront à Ouargla et Béchar, ne sont pas, encore, connues. Se disant pour un large débat sur toutes les questions, l’orateur rappellera que les congressistes (congrès régionaux et congrès constitutif) devront être issus des élections, à l’exception des membres fondateurs. Benflis a, également, fait part de son attachement à la représentation des jeunes et des femmes dans le parti. Des quotas ont été établis a-t-il assuré. Benflis indique que son parti a installé 47 bureaux de wilaya et 13 autres dans la wilaya d’Alger, il a, également, installé 537 délégués locaux et 1.250 bureau communaux.

PLAIDOYER POUR LA LIBERTE DE LA PRESSE

Ali Benflis a fait, également, un long plaidoyer en faveur de la liberté de la presse. Saisissant l’occasion de la Journée mondiale, l’orateur fera un constat peu reluisant sur la liberté de la presse, dans notre pays. «Si dans les Etat démocratiques l’information est présente comme un quatrième pouvoir, chez nous, ce n’est même pas une profession qu’on peut exercer, sans appréhension et sans crainte », soutient-il. Benflis indiquera que la liberté d’informer et la liberté de l’information ne «sauraient se concevoir, en dehors de la problématique démocratique, qui se pose, avec acuité, dans notre pays» Il soutient, également, que la liberté d’informer est liée, également, à la question de la citoyenneté et d’en conclure que la liberté d’informer ne peut se «développer que dans un état de droit». L’orateur regrette une caporalisation des médias, par le système politique en place et dira : «aussi longtemps que durera cette culture de la caporalisation des médias, par le système en place, l’on ne pourra pas, décemment, parler de droit à l’information».

Au sujet de la nouvelle constitution, Benflis affirme ne pas croire à une constitution qui n’est pas issue d’un débat ; pour lui, il s’agit de colmatage. Il expliquera qu’une vraie constitution est celle qui passe par un débat et par de vrais élus. «Ce n’est pas des amendements qui vont mettre fin à la crise institutionnelle et politique que nous vivons», a-t-il dit. Pour ce qui est des procès liés à des affaires de corruption qui défraient la chronique, Ali Benflis indiquera que «ceux qui risquent d’être punis sont les prévenus les plus faibles alors que les vrais coupables ne sont pas inquiétés», ajoutant que «la justice ne va pas au fond des choses, dès lors qu’elle est aux ordres ».