Les listes électorales connues

ÉLECTIONS LOCALES DU 23 NOVEMBRE

Les listes électorales connues

Le Soir d’Algérie, 16 octobre 2017

Le processus électoral pour les élections locales du 23 novembre prochain a franchi, hier, sa toute première phase, celle de la validation des listes des candidatures.
M. Kebci – Alger (Le Soir) – Hier dimanche, les partis et autres candidats indépendants partants pour les prochaines élections locales devaient être édifiés sur le sort de leurs candidatures avec l’expiration des délais pour les recours impartis par la loi portant code électoral. Autrement dit, le nombre exact des listes électorales, partisanes, ou indépendantes, retenues pour le prochain scrutin local devait être arrêté hier soir. D’ailleurs, c’est aujourd’hui que doit se dérouler les opérations de tirage au sort des numéros et autres indicatifs à attribuer aux différents partis et autres listes indépendantes officiellement partants pour les élections locales du 23 novembre prochain.
Autrement, le processus électoral aura accompli sa toute première phase, celle de l’étude des dossiers des candidatures. Une étape marquée par une véritable levée de boucliers de la part de nombre de partis, ceux de l’opposition notamment, qui ont crié à une véritable «fraude électorale en amont» pour avoir été, selon eux, victimes d’opération d’«épuration» de leurs listes dont certaines ont été carrément rejetées alors que certains candidats ont vu leurs dossiers retirés pour des raisons «vagues» d’«atteinte à l’unité nationale et à l’ordre public».
C’est ainsi qu’un commentaire sur le réseau social Facebook peut valoir à son auteur le refus de sa candidature pour «atteinte à l’ordre public», souligne un cadre du MSP qui y voit une «atteinte flagrante à la liberté d’expression consacrée par la Constitution».
Un argument «vague» que l’administration avance sans aucune possibilité de voir le recours aboutir», poursuit-on de même source.
Ce que le FFS dénonce de son côté, évoquant l’«instrumentalisation» de la justice qui a «tronqué» nombre de ses listes électorales puisque «encore une fois, le pouvoir pour ne pas déroger à ses pratiques de coups bas, d’abus et d’arbitraire, a procédé à des rejets de candidatures sur certaines listes du FFS bien que celles-ci remplissaient toutes les conditions légales», regrette le doyen des partis de l’opposition dans un communiqué.
Pour le FFS, ces rejets ne sont qu’une «entrave purement politique qui, au fond, obéit à d’autres considérations et des desseins inavoués». Car, estime-t-il encore, «déposséder des citoyens de leur droit d’être élus et de se porter candidats au mépris des lois que ce même pouvoir a promulguées et des conventions que l’Algérie a ratifiées constitue une «grave violation des droits de l’Homme».
Du côté du RCD, ces rejets de dossiers de candidatures «sous le fallacieux prétexte d’activités portant atteinte à l’unité nationale» sont une «dérive dangereuse», voire une «chasse aux sorcières». «Au lieu d’instruire illégalement l’administration pour refuser d’enregistrer des candidatures en violation de la loi sous le fallacieux prétexte d’activités portant atteinte à l’unité nationale, les pouvoirs publics doivent assumer ces accusations, infondées du reste, en portant plainte devant les tribunaux au su et au vu de l’opinion publique», a estimé le secréterait national du parti.
Et quid du rôle de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections ? «Il ne faut rien attendre de l’instance de Derbal», affirme le cadre du MSP alors que pour Ahmed Adhimi, le porte-parole du parti des Avant-gardes des libertés, cette instance «n’est ni haute, ni indépendante».
M. K.