Libye – Un accord est possible dès cette semaine (émissaire de l’Onu)

Libye – Un accord est possible dès cette semaine (émissaire de l’Onu)

Rédaction Maghreb Emergent, 23 mars 2015

Les discussions au Maroc entre le gouvernement de Tobrouk ((Est), reconnu par la communauté internationale, et les parties qui le contestent ont été prolongées de deux jours, jusqu’à mardi, dans un contexte d’offensive de l’armée libyenne en direction de Tripoli, contrôlé par la coalition appelée Fajr Libya.

Un accord sur la formation d’un gouvernement d’union nationale en Libye pourrait être conclu dès cette semaine, a assuré aujourd’hui l’émissaire de l’Onu Bernardino Leon, cité par l’agence de presse Reuters. Selon lui, « il y a une chance que nous puissions progresser et obtenir cette semaine les premiers noms d’un gouvernement d’union », a-t-il déclaré depuis Bruxelles, où il se trouve pour prendre à une réunion des maires de Libye. « Ce sera une discussion difficile », a-t-il néanmoins reconnu.

Pour rappel, les discussions à Skhirat, au Maroc, entre le gouvernement installé à Tobrouk ((Est), reconnu par la communauté internationale, et les parties qui le contestent ont été prolongées de deux jours, jusqu’à mardi, dans un contexte marqué par une offensive de l’armée libyenne en direction de Tripoli, contrôlé par la coalition appelée Fajr Libya (l’Aube libyenne).

Interrogé par Reuters, le porte-parole de la diplomatie européenne Federica Mogherini a indiqué, de son côté, que le premier objectif des discussions entre les belligérants libyens était de un consensus sur les noms du futur Premier ministre et de ses deux adjoints. « Il s’agit d’une proposition, pas d’une décision. Cette proposition doit être débattue par les Libyens et ils doivent ensuite dire si ces trois noms sont acceptables », a-t-il expliqué. Il s’agira ensuite, a-t-il ajouté, d’achever la formation du gouvernement, ce qui pourrait prendre quelques semaines, puis d’obtenir un cessez-le-feu et l’application de mesures de sécurité telles que le contrôle des armes et le retrait des milices.