Le FFS s’élève contre le silence de l’administration et l’argent sale

Préparation des listes de candidatures aux législatives

Le FFS s’élève contre le silence de l’administration et l’argent sale

El Watan, 12 mars 2017

Le Front des forces socialistes (FFS) dénonce le «silence complice de l’administration» face aux détenteurs de l’argent sale ayant imposé leur loi, lors de la collecte de signatures nécessaires pour la constitution des listes de candidatures aux prochaines législatives.

«Le FFS a été concerné par l’opération de collecte des signatures des électeurs dans certaines wilayas. Cette opération a été marquée par d’importantes contraintes administratives et bureaucratiques, notamment l’absence d’agents chargés de légaliser les formulaires de souscription», affirme Abdelmalek Bouchafa, premier secrétaire du parti.

A l’ouverture, hier à Alger, des travaux du conseil national du FFS, l’orateur a condamné «l’achat des consciences par des détenteurs de l’argent sale» qui a marqué cette opération.

Précisant que les dispositions de la loi électorale amendée en 2016 sont antidémocratiques, le tête de liste du FFS à Constantine charge l’administration qui a, selon lui, laisser faire cette pratique malsaine. «L’administration a joué au spectateur face cette situation. Elle n’a fait preuve d’aucune volonté de lutter contre ce vil comportement. Elle a été complice, puisqu’elle a observé le silence sur ces pratiques orchestrées par des réseaux mafieux qui ont joué un rôle important dans l’élaboration des listes de candidatures qui risquent de peser dans la reconfiguration du paysage politique», soutient-il.

Le parti absent à Ghardaïa

En dépit de ces contraintes, le premier secrétaire du FFS se dit satisfait des résultats obtenus par son parti qui a pu valider 35 listes de candidatures dans différentes régions du pays : 7 listes au centre du pays, 6 à l’Ouest, 12 à l’Est, 7 au Sud et 3 à l’étranger. «Au Sud, on aurait pu avoir plus de listes. Mais en raison des pressions exercées contre notre parti, nous n’avons pas pu le faire», dit-il. En ce sens, le premier secrétaire du FFS tente de justifier l’absence de son parti dans la wilaya de Ghardaïa, où il comptait «une forte fédération». «Je ne peux pas citer le Sud, sans parler de Ghardaïa qui est une question politique et notre absence cette fois-ci est plus politique qu’autre chose.

A Tamanrasset, il y a eu de grandes manœuvres qui confirment que notre parti est visé dans son unité et son projet national», estime-t-il. Abordant les contestations de la base du parti après l’annonce des noms choisis pour conduire certaines listes du parti, Abdelmalek Bouchafa tente de minimiser le phénomène. «Il ne s’agit pas de contestation, mais de recours qui ont atteint un taux de 2,37%», lance-t-il, soutenant que «le nombre des candidats parmi les cadres dirigeants du parti est limité». Les travaux du conseil national du parti se sont déroulés à huis clos. Les membres de cette instance, selon Bouchafa, devaient se pencher sur la préparation de la campagne électorale en prévision du prochain scrutin.

Madjid Makedhi