Ardavan Amir-Aslani : l’Iran condamné à changer

Évoquant les présidentielles iraniennes du 14 juin et leur impact

Ardavan Amir-Aslani : l’Iran condamné à changer

Entretien Réalisé par Ghada Hamrouche , La Tribune, 10 juin 2013

La Tribune : les Présidentielles iraniennes se tiennent dans trois jours. Dans quel contexte interne et externe se dérouleront-elles ?
Ardavan Amir-Aslani : on commencera d’abord par le volet international. Le grand changement que ces élections vont opérer est le positionnement du pays à l’extérieur. Les élections du 14 juin vont permettre à l’Iran de mettre face aux Occidentaux notamment, dans le contexte actuel des négociations sur le nucléaire, une nouvelle tête. Aujourd’hui, peu importe ce que disent les Iraniens, peu importe ce qu’ils pensent, l’argument qu’on leur oppose est la volonté de leur président à détruire un autre État souverain.
Un argument qu’on répète en permanence.
On occulte souvent le fait que l’Iran soit signataire du traité international de l’Aiea, à savoir le traité de non prolifération des armes nucléaires TNP et qu’il est contrôlé par des missions d’inspection en permanence.
On fait une fixation sur l’Iran alors que d’autres pays, comme Israël, possède 300 ogives nucléaires et personne n’en parle à ce jour. Jusqu’à aujourd’hui, l’argument qui les aidait à écarter toutes les prétentions iraniennes était de dire, «vous avez un Président qui dit que l’Etat d’Israël n’existe pas donc, vous êtes un régime belliqueux, dangereux…etc.».
Ces élections-là, vont mettre devant l’opinion internationale un nouveau président. L’argument de dire «vous aviez un Président qui disait…», n’aurait plus aucun sens. Ceci va certainement apporter une bouffée d’oxygène en termes de négociations avec les Occidentaux. Ceci est un point très important. Par la suite, tous ceux qui sont candidats sont des personnalités globalement acquises à la cause du Guide de la révolution iranienne. Jusqu’à ces élections-là, l’Iran n’a jamais eu de gouvernement totalement monocéphale. Vous avez le Guide de la révolution qui est un personnage non élu mais qui globalement recèle en lui même tous les rouages du pouvoir. Vous avez à côté, un président élu au suffrage universel qui est au mieux, un Premier ministre affaibli, dans un régime présidentiel et vous avez d’autres centres de pouvoir comme par exemple le conseil de discernement qui détermine qui va être le prochain Guide. Mais pour la première fois, il va y avoir en Iran, un accord entre le Guide, les candidats et le pouvoir dans sa hiérarchie. Je ne dis pas que c’est une bonne chose. Mais ceci va permettre aux Iraniens d’avoir la capacité de prendre des décisions.
Ce qui était rare auparavant. A titre d’exemple on peut citer l’accord que pouvait décrocher Ahmadinejad sur le nucléaire iranien et que l’Ayatollah Khamenei opposait son niet, Ahmadinejad virait le matin son ministre de l’Intérieur, à midi il était réinstallé par le Guide….etc.
Sur ce plan-là aussi, le bloc international va pouvoir dialoguer avec l’Iran tout en se disant que l’Iran va respecter ses engagements parce que le pouvoir est monocéphale.
Sur le plan interne, dès lors que le protégé du Président sortant Ahmadinejad a été écarté, le débat philosophique n’existe plus. Je m’explique. Le beau frère et également chef de cabinet de Ahmadinejad, Esfandiar Rahim Mashaie, personnifiait une opposition institutionnelle théorique à la théocratie iranienne. Lui, militait pour la souveraineté du suffrage universel national alors que le pouvoir en place milite pour la souveraineté du théocrate.
Tous les candidats qui étaient pour la souveraineté nationale ont été écartés. Tous les candidats qui restent en lice pour le scrutin du 14 juin, sont un peu bonnet-blanc, blanc-bonnet avec la cause du Guide. Ils reconnaissent tous cette souveraineté du Guide. Évidemment il existe des nuances par exemple entre M. Hassan Rohani qui était l’ancien négociateur dans le dossier du nucléaire et M. Saïd Jalili, l’actuel négociateur iranien, il y a quand même beaucoup de marge en termes de libertés sociales et d’ouverture sur le monde. Néanmoins ils sont tous d’accord sur la souveraineté du Guide.

Qu’en est-il des électeurs dans ces conditions-là?
La population iranienne, dans sa grande majorité, n’arrive pas à s’identifier en ces candidats-là. Une situation qui s’explique par la mise à l’écart des réformateurs iraniens entre guillemets «les libéraux» et M. Mashaie. Les candidatures retenues sont globalement d’accord sur la ligne à suivre.
L’Iran a cette particularité par rapport aux autre pays de la région, celle d’avoir un peuple extrêmement éduqué, 100% de lettrés, le niveau de l’éducation en Iran est égal sinon supérieur à celui de l’Europe occidentale. Une population très connectée.
Tous les Iraniens ont accès à Internet. Ils rencontrent d’autres Iraniens qui font, comme moi, souvent des aller-retours dans le pays et qui sont ouverts sur d’autres modèles dans le monde. Or, la majorité de la population iranienne, qui a moins de 35 ans aujourd’hui, n’a pas connu autre chose que la théocratie iranienne. Etre opposant aujourd’hui en Iran c’est être opposant à la théocratie antioccidentale.
Le peuple iranien aspire à la démocratie, un mode de vie séculière et le retour de l’Iran dans le concert des nations. Ceux qui se sont opposés à Ali Abdellah Saleh, Moubarek ou Ben Ali, aspiraient à une démocratie laïque. Or, ces dictateurs ont été tous remplacés par Al Ikhwane al mouslimine (la confrérie des Frères musulmans). L’Iran n’est pas dans cette optique. Toutefois, le pays connaîtra de toutes les façons un changement. Mettre un nouvel interlocuteur face à l’Occident et avoir un pouvoir monocéphale permettront à l’Iran une sortie de la crise du nucléaire et la fin des sanctions. Les Iraniens qui vivent aujourd’hui dans la crainte de l’irruption du danger salafiste wahabite, pourront alors, reconsidérer leur avenir sans la hantise de se voir exterminer par des wahhabites extrémistes.

Dans la presse internationale, on avance que MM. Ali Akabar Vilayati et Saïd Jalili ont une bonne longueur d’avance sur leurs six autres adversaires. Qu’en est-il réellement ? Et que signifierait la victoire de l’un ou de l’autre pour l’Iran?
Il n’y a pas de sondage vérifiable en Iran. Il n’y a pas de sondage tout court. C’est interdit par la loi. Donc on ne peut pas dire que tel ou tel candidat ait de l’avance sur les autres. Ces supputations s’expliquent par le fait que Vilayati soit le conseiller international du Guide et Jalili qui par le fanatisme un peu ultra qu’il personnifie, souligne une attitude servile au Guide. Donc, le tout se joue dans cet attachement au Guide et comme le Guide est omnipotent en Iran et que les Basij seront mobilisés pour faire circuler la voie que le Guide leur indiquera, on suppose que la différence se joue à ce niveau-là.
Mais rien n’est encore joué en dépit des soutiens des référents théologiques qui se déclarent pour l’un et l’autre. Tout cela pour moi c’est de la politique fiction. M. Hassan Rohani, qui est le seul membre du clergé sur les huit candidats, personnifie aujourd’hui l’espoir des réformateurs bannis et tous ceux qui sont pour la souveraineté nationale.
Même s’il est acquis au Guide, il reste un peu dans une politique d’ouverture vers l’Occident, le respect des élus du peuple, l’amoindrissement du pouvoir du clergé. Il y a quand même des nuances entre les uns et les autres. Globalement, des huit candidats, Vilayati et Jalili sont incontestablement ceux qui sont le plus soumis au Guide.
Rohani et Mohamed Bagher Ghalibaf le tout-puissant maire de Téhéran semblent moins serviles que les deux autres, ce qui pourrait jouer en leur faveur dans ce scrutin.

Quel impact aurait la victoire de ceux qui représentent l’aile rigide, en l’occurrence MM.Vilayati et Jalili sur les plans internes et externes ?
Sur le plan extérieur, cette victoire ne change rien. Quelque soit le président élu, les Iraniens sont obligés de capituler. Il y aura une différence de forme dans la capitulation mais il y aura capitulation. Ceci est lié aux sanctions auxquelles fait face l’Iran aujourd’hui. Le pays fait face à des sanctions jamais égalées depuis la fin de la deuxième Guerre mondiale. Aucun pays au monde n’a subi ce que les Iraniens ont subi même pas Cuba qui n’a pas été confrontée à de telles sanctions. Aujourd’hui on ne peut pas envoyer 10 dollars via une banque en Iran. La production pétrolière iranienne a été réduite de 400%, de 4 millions barils/jour on est tombés à 800 000 barils/jour. Même les prix de vente de cette production, on ne parvient pas à les rapatrier. Chaque jour, cette situation devient de plus en plus difficile. Globalement le pouvoir est mal. Le taux de chômage est de 40%, le taux d’inflation est de 100%, la monnaie iranienne a perdu 200% de sa valeur en moins d’un an. Avec tous les indicateurs au rouge, vous avez une population dont les 70% sont âgés de moins de 30 ans qui ne trouvent pas de travail, de logement, bref qui n’ont pas d’espoir. Une existence d’horreur. Face à cela, l’Occident tient les cartes et fait du marchandage, si vous voulez qu’on lève les sanctions il faut renoncer au nucléaire. Or le pouvoir s’est toujours comporté de façon à être dans la limite fixée par l’Occident.
Il n’enrichit pas au-delà des 250 kilogrammes d’uranium qui est le seuil qui commence à devenir dangereux pour la fabrication d’une bombe nucléaire. Il joue sur cette frontière-là. Dès qu’ils se rapprochent et qu’ils sont à 25 ou 30 kilogrammes, ils transfèrent en fioul vers leurs réacteurs civils. Pour eux le combat est terminé parce qu’ils maîtrisent parfaitement le cycle du nucléaire. Ils ont les vecteurs de transmission aux missiles balistiques, ils ont la chaîne complète des centrifugeuses, ce que l’on ignore, ou si vous voulez le grand point d’interrogation dans ce dossier, la militarisation de l’engin. Mais globalement ils maîtrisent le cycle nucléaire. Alors quelque soit le vainqueur cela ne changera rien au niveau de l’obligation de trouver un accord avec les Occidentaux sur le nucléaire ce qui entraînera la fin des sanctions.

Que changera cette élection dans la politique de l’Iran avec ses voisins arabes, Israël, les Etats-Unis et l’Europe?
Je reste convaincu que l’Iran va redevenir ce qu’il a été dan les années 70. En d’autres termes, ils deviendront un peu plus anti-arabes pétromonarchies du Golfe surtout avec la création de ce conflit chiite-sunnite. Dans le regard haineux et revanchard d’un salafiste wahhabite, tout Iranien aussi laïc qu’il soit, se sentirait chiite. Les Iraniens se sont retrouvés malgré eux entourés d’une armée de fous furieux qui veulent les détruire. De toutes les manières les Iraniens resteront toujours détestés par leur voisinage immédiat qui voit en eux le péril d’exportation de leur révolution islamiste chiite. Et par conséquent ils les dénigrent en jouant sur le clivage ethnique soulignant la différence entre les Perses et l’Arabe. Et par ricochet, le sunnisme et le chiisme.
Avec les Etats-Unis les choses ne resteront pas comme cela. La relation va, à mon sens, évoluer. Le grand perdant sera l’Union Européenne à cause de la position excessive de la France et que les autres Européens ne partagent pas. Les Américains observent ce qui se passe aujourd’hui en Syrie, ils se souviennent du 11 septembre et se disent in fine, les fanatiques ne sont ni des Iraniens chiites, ni Irakiens chiites, ni Libanais chiites, ce ne sont que des Saoudiens et des fanatiques wahhabites. Par opposition, il ne reste dans cette région du Golfe de possible allié que l’Iran et Israël.
Les talibans ont renégocié leur retour en Afghanistan à Doha qui est devenue une centrale islamiste. Les Iraniens, soulignons-le, encore ont peur. Avec les talibans et les sunnites wahhabites tout autour, ils sont isolés et veulent se faire des alliés. De fait, il ne leur reste que les Israéliens et les Américains.

Qu’en est-il justement des menaces israéliennes sur les installations nucléaires iraniennes et l’Iran a-t-il aujourd’hui les moyens de se défendre comme l’affirment ses responsables?
Cette menace de bombardement est une menace que nous entendons maintenant tous les deux mois depuis 10 ans. Tous les experts s’accordent à dire, aujourd’hui, que les installations iraniennes qui sont sous terre, sous 50 mètres de ciment, sont hors de la portée de la capacité de l’armée de l’air israélienne. La question d’une frappe israélienne est une option. Mais il faut vraiment imaginer que les Israéliens puissent faire décoller l’ensemble de leur aviation, les refiouler en vol, il faut qu’ils arrivent sur place, qu’ils échappent à la DCA iranienne et qu’ils arrivent à jeter leurs bombes et repartir. Même s’ils réussissent cet exploit ils y laisseront la moitié de leur aviation. Au-delà de cela, les fortifications sur les installations nucléaires israéliennes sont hors de portée de l’armée iranienne. Les Américains les ont assuré de leur fournir des bunkers-bombers pour maintenir la pression sur l’Iran. Le problème qui se pose ce n’est pas celui d’y aller une fois, mais d’y aller une fois tous les six mois tout le temps. Ça leur est impossible. Ajoutons à cela le fait qu’Israël ne peut avoir, aujourd’hui, que deux alliés l’Egypte et l’Iran. Or, rien ne va plus avec les deux pays qui ne sont plus ce qu’ils étaient avant les révolutions arabes. Aller bombarder l’Iran c’est faire de l’Iran un ennemi. L’Iran c’est une civilisation. Partir en guerre contre une civilisation, c’est transformer le seul pays de la région qui a le temps et la durée de se venger contre soi. Les menaces font partie du show. Il n’y a pas de frontières communes ni d’intérêts communs. S’ils y vont en guerre ils transformeront l’Iran en ennemi et ils ne le feront pas pour durer longtemps dans la région.

Quelle attitude adopterait le nouveau président par rapport à la Syrie et le soutien au Hezbollah?
Les Iraniens ne lâcheront jamais la Syrie parce qu’elle est devenue une considération nationale iranienne. C’est une position partagée par le pouvoir et la population. Pour les chiites, les chiites irakiens ce sont des arabes, les chiites syriens sont des perses. Ils les protègent parce qu’ils savent qu’in fine, ils n’auront que ceux-là pour se protéger. Les Iraniens savent qu’ils ont intérêt à soutenir le Président syrien, si Assad tombe, ils auront des wahhabites au pouvoir. Et c’est contraire aux intérêts historiques de l’Iran et de la Perse. On raisonne en termes de génération. L’Iran un pays qui a 3 000 ans de civilisation est souverain. Il y a 90 ans aucun des pays de ceux qui l’entourent aujourd’hui n’existait dans ses frontières actuelles. Ils ne lâcheront jamais Assad. Jamais. D’ailleurs la communauté internationale ne lâche pas Assad. La Russie ne lâche pas Assad. La Chine non plus. Et jusqu’à il y a 3 jours, l’importance de la bataille de Quosseir résidait dans les voies que cette ville dégageait. Sa libération leur permettra d’aller vers Alep et ils le feront.

Justement vous avez écrit dans la presse internationale que celui qui remportera la bataille de Quosseir remportera la guerre. Vous en êtes toujours convaincu?
Plus que jamais. Vous n’avez qu’à voir l’affolement de l’Occident. Américains et Français crient à l’utilisation du gaz sarin, on parle de crimes contre les populations civiles, tout cela dans l’objectif de freiner la progression de l’armée syrienne. Signe de la victoire de cette armée, est le blocage par la Russie d’une simple déclaration d’alarme même pas une résolution. Et comme les Russes ont de vrais problèmes avec les Américains à d’autres niveaux, ils ne lâcheront pas leur allié de Damas. La seule base militaire russe en dehors de leur territoire est à Tartous en territoire syrien. Il y a aussi un million de couples mixtes syro-russes.

Donc il n’y aura jamais d’intervention militaire étrangère…

Absolument impossible. Et puis Assad n’est pas aussi isolé qu’on veut le faire croire. Comment voulez-vous qu’une armée tienne 3 ans de guerre contre la planète entière sans un soutien populaire ? C’est faux cela. C’est un mensonge. Une question de bon sens. Et son soutien n’est pas limité dans les minorités chrétiennes, chiites, sunnites, kurdes, druzes ou turkmènes. Les Alaouites ne sont que 11% d’une population de 20 millions. Ils ne sont tout de même pas que des militaires. Les Syriens sunnites sont pour Assad. Tout sunnite n’est pas fanatique il ne faut pas le perdre de vue non plus. Les Syriens ont besoin de vivre. Ils n’ont nullement besoin d’une armée de salafistes qui viendrait chambouler leurs existences en prétendant installer leur khalifat wahhabite. La sauvagerie de ces rebelles n’est pas sans impact sur les gens. Le combat contre ces gens-là est un combat de tous les laïcs et humanistes. Il ne s’agit plus d’un problème de démocratie en Syrie.
Pour le Hezbollah, l’acheminement des aides, notamment les armes, ne sont pas un problème pour l’Iran même si Assad venait à tomber. L’acheminement des armes, pourrait se faire par d’autres moyens notamment aériens. Il ne faut pas perdre de vue que le Hezbollah contrôle la moitié de l’aéroport de Beyrouth. Mais le problème est que si Assad tombait, des groupes sunnites extrémistes à la solde des Saoudiens soutenus par des groupes chrétiens extrémistes vont s’allier et se regrouper au Liban pour achever le parti. C’est ce qui a motivé l’intervention du Hezbollah. A Quosseir les combattants du parti ne jouaient pas moins que la survie de leur parti.

Et la question palestinienne dans tout cela?
La question palestinienne est d’abord une question arabe. Elle ne préoccupe pas au quotidien les Iraniens.
Cela n’empêche qu’ils sont profondément attachés au droit d’un peuple bafoué depuis plus de six décennies. La question palestinienne est aujourd’hui renvoyée aux calendes grecques. Qui en parle aujourd’hui ? Tous les arabes font une fixation sur Assad à tel point que personne n’a rien dit quand Netanyahou a décidé au lendemain de la reconnaissance du statut de la Palestine à l’ONU de construire en zone E1.
Cette zone qui divise la Cisjordanie en deux. Ces constructions empêcheront irréversiblement d’avoir deux Etats. Les Iraniens, même à l’époque impériale, ont su aider les Palestiniens avec beaucoup d’efficacité. Ce qui n’est pas le cas des arabes qui ne pensent d’ailleurs qu’à leurs intérêts. On ne peut pas laisser aux mains d’un pays qui a la taille d’un quartier à Alger la décision arabe. L’Algérie pense comme les Iraniens. Elle qui a laissé des centaines de milliers de morts dans des combats contre le fanatisme, doit absolument, avoir son mot à dire.
G. H.