Islah quitte le pôle des forces du changement

TOUT EN SE MAINTENANT AU SEIN DE L’ICSO

Islah quitte le pôle des forces du changement

Le Soir d’Algérie, 21 juillet 2016

Le mouvement Islah quitte le pôle des forces du changement tout en maintenant sa place au sein de l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition, appelée à explorer d’autres méthodes de lutte.
M. Kebci – Alger (Le Soir) – C’est ce que le secrétaire général du mouvement a annoncé, hier mercredi, lors d’une conférence de presse.
Fillali Ghouini n’a pas cru utile de s’étaler sur les raisons de ce retrait du pôle que coordonne le président du parti des avant-gardes des libertés, Ali Benflis.
Pour le conférencier, l’opposition en général et l’Icso en particulier, qui se réunira prochainement, se doit de faire son autocritique, l’invitant à explorer d’autres leviers de lutte, dont celui de peser de tout son poids pour faire reculer, selon lui, le gouvernement, au sujet du projet de loi portant régime électoral que le sénat a adopté la veille.
Ceci, bien entendu, avant que ledit texte ne soit promulgué. Un projet de loi qui, explique Ghouini, s’il est maintenu dans sa version actuelle, consacrerait la fermeture de l’opération électorale et politique. Et au secrétaire général du mouvement islah d’appeler, une fois de plus, à un dialogue le plus large possible et sans exclusive, à l’effet d’arriver à un consensus politique national. Il n’a, cependant, soufflé aucun mot sur la dissidence menée ces derniers temps par des cadres du parti dont notamment l’ancien secrétaire général Mohamed Djahid Younsi.
Des cadres qui, par ailleurs, ont été liquidés par Ghouini, les remplaçant, pour quatre d’entre eux, dit-on, au bureau national par des ex-militants du parti dissous.
Pour rappel, le pôle des forces du changement a été constitué à l’occasion de l’élection présidentielle d’avril 2014 autour du candidat Ali Benflis.
Il est constitué, outre du parti des Avant-gardes des libertés que créera plus tard l’ex-chef de gouvernement, d’autres partis et personnalités nationales à l’image du parti de Benbaibèche et de Abdelaziz Rahabi.
Un pôle dont des petits partis comme ceux de Djamal Benabdeslam et Naïma Salhi ont claqué les portes il y a longtemps.
M. K.