Le FFS critique le pouvoir et la CNTLD

Le FFS critique le pouvoir et la CNTLD

Par Sonia Lyes, TSA, 9 mai 2015

Le FFS a estimé ce samedi à Kherrata (est de Bejaia) que l’Algérie vit « une crise de régime » et non « pas une crise de personne », allusion au président Bouteflika, cible d’attaques d’une partie de l’opposition qui l’accuse de prendre en otage le pays en raison de sa maladie.

«La maladie est celle d’un régime, pas d’une personne », a déclaré le premier secrétaire du parti, Mohamed Nebbou lors d’un meeting populaire organisé à l’occasion de la célébration des événements du 8 mai 1945.

Dans son allocution, dont le texte est publié sur le site du parti, Mohamed Nebbou a estimé que la situation en Algérie « n’est pas loin du Yémen, de la Syrie, de la Libye et du Mali ».

«Ses richesses demeurent la convoitise des colons d’hier et les fabricants d’anarchie d’aujourd’hui. Ses richesses, sa cohésion, son unité et son existence même sont menacés », dit-il.

«Face à ces menaces, on retrouve un régime têtu qui ignore les dangers, et dont le seul souci est la protection de ses intérêts et de fixer des lignes rouges, quitte à ce que cela conduise à l’anarchie, celle-là fabriquée par le nouvel impérialisme », déplore-t-il. Il ne ménage pas aussi la CNLTD.

«D’autre part, on retrouve une partie de la classe politique dont le souci est l’élection présidentielle anticipée et la mise en place d’une structure indépendante pour l’organisation de l’élection, comme si le problème est circonscrit à une personne ».

«Combien de présidents se sont succédés au pouvoir sans qu’aucun d’eux n’ait réussi à sortir l’Algérie de sa situation d’État incapable politiquement, économiquement et socialement », affirme Nebbou.

Selon le FFS, le consensus demeure l’unique voie pour la « protection de la stabilité, de l’unité et l’existence même » de l’Algérie.

«Nous avions dit dès le début que cela demande du temps et on prendra le temps qu’il faut. On a tenté de convaincre la classe politique et la société civile de l’inéluctabilité de cet impératif. Il y a ceux qui en sont convaincus, ceux qui hésitent, ceux qui ont fixé des lignes rouges et ceux qui la rejettent.

« On poursuivra nos efforts pour convaincre les réfractaires, ceux qui refusent et pour lever les lignes rouges, car la question ne concerne pas le parti, ni son avenir, mais concerne l’Algérie, son avenir et son existence», conclut Nebbou.