« Nous avons mis les militaires libérés entre les mains de Bamako »

L’ambassadeur Abdelkrim Gherib, intermédiaire de la crise Malienne à « El Khabar »

« Nous avons mis les militaires libérés entre les mains de Bamako »

El Khabar, 18 août 2008

L’ambassadeur d’Algérie au Mali Abdelkrim Gherib, intermédiaire entre les parties de la crise Malienne, a exprimé son soulagement après la libération des 21 militaires de l’armée malienne, et la considère comme « une étape positive » pour l’exécution de l’accord de paix signé par les deux parties. Un responsable de l’opposition pour le développement de Bamako a appelé à « prendre une initiative similaire pour prouver sa bonne volonté »
Dans une communication avec « El Khabar », Gherib a déclaré que c’est une délégation gouvernementale Algérienne qui s’est chargée, avant-hier, du transfert des détenus de l’armée Malienne libérés par l’opposition « l’Alliance pour le changement », du lieu où ils étaient détenus depuis plus d’une année et demi. Il indique aussi que la délégation a raccompagné les 21 militaires vers la région Timiaouine proche des frontières Algéro-Maliennes.
L’ambassadeur a précisé que l’opération de libération des détenus est « importante car un officier fait parti de ce groupe, ce qui veut dire que l’opposition veut prouver sa bonne volonté dans l’exécution de l’accord du 21 Juillet passé en Algérie ». Il a indiqué (4 juillet 2006) que la délégation Algérienne a remis, hier, les militaires libérés au gouvernement Malien. Il ajouta que le groupe des militaires libérés est petit par rapport aux autres détenus dont le nombre dépasse les 70, et que leur libération « est un processus bénéfique pour la confiance que les deux parties veulent construire ».
Gherib a déclaré qu’une autre réunion se tiendra dans quelques jours, entre les représentants du gouvernement Malien et l’Opposition, en Algérie pour évaluer les étapes convenues par les deux parties dans la réunion du 21 juillet. Il sera question de la libération des prisonniers détenus par les deux parties, et le règlement de la crise des réfugiés qui se sont déplacés par centaines vers le Burkina Faso et les frontières Algéro-Mauritaniennes, car ils ont quitté leurs maisons à Kidal et Kaou de peur des affrontements armés entre les deux parties.

 

18-08-2008
Par Hamid Yes/ Rubrique Traduction