Message de Bouteflika : «La stabilité et la sécurité de notre pays sont tributaires de la stabilité du voisinage»

Message de Bouteflika : «La stabilité et la sécurité de notre pays sont tributaires de la stabilité du voisinage»

El Watan, 21 août 2014

Absent de la scène médiatique, depuis le 5 juillet dernier, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé hier un message aux participants à la commémoration du double anniversaire du Congrès de la Soummam et de l’offensive du Nord-Constantinois et dans lequel il a estimé que «la stabilité et la sécurité de notre pays sont tributaires de la stabilité du voisinage».

«L’Algérie continuera ses démarches pour arrêter l’hégémonie, l’effusion de sang et le démantèlement des régimes, car la stabilité et la sécurité de notre pays sont tributaires de la stabilité du voisinage, du développement et de la prospérité», a affirmé le chef de l’Etat dans un message adressé aux participants à la conférence sur l’histoire, organisée à l’occasion de cette commémoration.

Dans ce message, lu en son nom par le conseiller à la présidence de la République, Mohamed Ali Boughazi, Bouteflika a rappelé le principe de non-ingérence de l’Algérie dans les affaires intérieures des pays voisins touchés par des mouvements de révolte. «Nous avons aussi opté pour le dialogue et la politique de bon voisinage avec tout le monde sans immixtion dans les affaires internes des Etats», a-t-il souligné, mettant l’accent sur la stabilité interne et le bon voisinage.

Le président Bouteflika a rappelé l’importance de «la stabilité dont jouit l’Algérie aujourd’hui sur fond d’agitation régionale et géostratégique, qui a malheureusement affaibli de nombreux pays en raison notamment d’un manque d’attachement aux valeurs d’unité, de souveraineté et de sécurité et une mauvaise appréciation des embûches posées par les semeurs de discorde pour diviser les sociétés en vue de les dominer».

Il a, dans ce sens, souligné que «l’islam, dont certains laboratoires et malveillants veulent faire une religion de violence, de discorde et de fanatisme, constitue, en vérité, le ciment de l’édification des sociétés, en ce sens qu’il se veut une religion de l’unité, de l’amour, de l’action et de la coexistence».
R. P.