Financement du terrorisme : Lamamra répond « gentiment » aux Saoudiens

Financement du terrorisme : Lamamra répond « gentiment » aux Saoudiens

El Watan, 21 mai 2015

L’Arabie saoudite a mis l’Algérie sur sa liste noire des pays à surveiller de près, en ce qui concerne le respect des règles traitant de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a réagi, aujourd’hui jeudi, à ces accusations.

Il s’agit d’ « une tempête dans un verre d’eau sans fondement aucun », a déclaré Ramtane Lamamra, cité par APS, à l’issue d’une audience accordée à la présidente de l’Assemblée nationale Serbe. Il a ajouté que « l’Algérie avait actualisé ses lois et informé les parties concernées ».

Le Gafi (Groupe d’action financière) « rend publics des bulletins et recommande aux institutions bancaires de faire preuve de vigilance avec certains pays qui n’ont pas encore adapté leurs législations ». Et il se trouve que « l’Algérie l’avait fait à travers l’enrichissement de ses lois et la mise en place de mécanismes qui veilleront à leur application », a encore précisé Lamamra.

Hier mercredi, le porte-parole du ministère des AE, Abdelaziz Benali Cherif, a déclaré que le dossier de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme « n’est pas de nature à être traité à un niveau bilatéral avec aucun pays arabe ou autre ».

Cet épisode de « liste noire » n’est pas le premier du genre dans l’histoire des relations entre les deux pays « frères ». En avril dernier, les autorités saoudiennes ont empêché un avion d’Air Algérie de se rendre au Yémen pour rapatrier des ressortissants algériens.

L’Algérie avait refusé de prendre part aux frappes aériennes menées par l’Arabie Saoudite contre le Yémen, pays pauvre et affaibli par la guerre civile.

Elwatan.com