Burkina Faso : Iyad Ag Ghaly revendique les attaques de Ouagadougou

Burkina Faso : Iyad Ag Ghaly revendique les attaques de Ouagadougou

El Watan, 5 mars 2018

Huit assaillants ont été tués au cours des attaques, dont plusieurs Burkinabè, selon une source gouvernementale, et un étranger, selon une source sécuritaire. Un des Burkinabè était un ancien militaire radié. Un homme soupçonné d’avoir participé à l’attaque a été entendu hier par la justice.

Le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) a revendiqué, samedi, les attaques de Ouagadougou qui ont fait huit morts parmi les forces de l’ordre, affirmant avoir agi en représailles à une opération française au Mali.

Le groupe dirigé par le Touareg malien, Iyad Ag Ghaly, a mené ces attaques contre l’état-major des forces armées du Burkina Faso et l’ambassade de France à Ouagadougou «en réponse à la mort de plusieurs de ses dirigeants dans un raid de l’armée française dans le nord du Mali il y a deux semaines», selon un message parvenu samedi à l’agence privée mauritanienne Al Akhbar.

Lors des attaques de vendredi à Ouagadougou, huit membres des forces de l’ordre burkinabè ont été tués — deux gendarmes devant l’ambassade de France et six militaires au niveau de l’état-major — et 12 blessés sont dans un état grave, selon un bilan officiel. Au total, plus de 80 personnes ont été blessées, selon une source sécuritaire proche de l’état-major.

Huit assaillants ont été tués au cours des attaques, dont plusieurs Burkinabè, selon une source gouvernementale, et un étranger, selon une source sécuritaire. Un des Burkinabè était un ancien militaire radié. Un homme soupçonné d’avoir participé à l’attaque a été entendu hier par la justice.

Il pourrait même être «un des cerveaux» de l’attaque, selon cette source, qui a ajouté qu’il y a «des soupçons très forts» qu’il y ait «des infiltrés dans l’armée» qui ont renseigné les assaillants. «Ils avaient une connaissance des habitudes et pratiques courantes au sein de l’état-major, ce qui explique la facilité avec laquelle ils ont accédé au sein de l’état-major par son accès de service, situé au dos de l’entrée principale», a expliqué à l’AFP une source gouvernementale.

Vendredi, le ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo, avait déclaré que l’attentat visait «peut-être» une réunion militaire de la force du G5 Sahel qui devait se tenir dans une salle dévastée par l’explosion d’une voiture piégée. Cette réunion entre le chef d’état-major et des officiers a été tenue dans une autre salle au dernier moment, ce qui a permis d’éviter un carnage.

A. Z.