1100 rebelles touaregs ont déposé les armes

Suite à un accord de paix parrainé par Mouamar El Guedafi

1100 rebelles touaregs ont déposé les armes

El Khabar, 8 octobre 2009

Le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) a critiqué l’accord de paix conclu, hier, sous le parrainage du guide libyen, Mouamar El Guedafi. Il faut savoir que grâce à cet accord, 1100 rebelles touaregs ont déposé leurs armes. Selon le MNJ, la Libye n’a pas été impartiale dans son rôle de médiateur. LE mouvement rebelle a ainsi appelé l’Algérie, la France, et le pays voisin, dont le Burkina Faso, à intervenir pour restaurer une paix véritable au Niger.
Le communiqué du MNJ est venu remettre en cause la grande cérémonie, présidé par le président libyen et à laquelle ont assisté de hauts responsables maliens. Moamar El Guedafi a ignoré les efforts de l’Algérie, qui ont abouti à la signature de l’accord de paix, dans le nord du Mali, entre le gouvernement malien et les rebelles touaregs. Selon les clauses de l’accord, 1100 rebelles faisant partie des deux pays déposeront leurs rames. Mais le MNJ affiche son inquiétude face aux intentions du guide libyen, qui a adopté une conduite suscitant moult interrogations, jusque là. C’est ainsi que la guide de la révolution libyenne a parrainé un autre accord de paix, sans tenir aucun compte de l’accord conclu en Algérie, le rendant, de fait caduc.
Si l’on croit des sources officielles libyennes, quatre phalanges ont déposé leurs armes au gouvernement du Mali. Dans le même temps, trois autres phalanges écumant le Niger, ont répondu favorablement à l’appel d’El Guedafi. Elles ont aussi remis leurs armes. A relever que le chef de la plus importante phalange de rebelles touaregs, en l’occurrence Ibrahim Bahanga, qui, selon certaines sources, a rendu visite à l’Algérie, il y a quelques jours, a assisté à la cérémonie organisée par le guide libyen.
« Dans ce jour historique, les rebelles touaregs du Mali et du Niger, ont décidé d’enterrer la hache de la guerre, et conclure un accord de paix, qui peut être qualifiée d’une « paix de braves », au sens propre du terme, puisqu’ils ont pris cette décision, de leur propre volonté. Ils ont choisi le camp de la paix », a annoncé Mouamar El Guedafi, dans son allocution.
Par ailleurs, le colonel Guedafi a ignoré les efforts de l’Algérie dans l’établissement de la paix dans la région, il n’a pas cité l’Algérie dans son discours. « C’est grâce aux efforts fournis par les gouvernements du Mali et du Niger, représentés par leurs présidents respectifs, et de notre part, avec les chefs de rebelles et des tribus, qu’un tel accord a pu être signé », ajoute-t-il.

 

08-10-2009
Par A.K/ Traduit par R.K