Une série de rendez-vous est programmée 2006, l’année du renforcement du partenariat algéro-français

Une série de rendez-vous est programmée 2006, l’année du renforcement du partenariat algéro-français

N. Ryad, Liberté, 19 janvier 2006

Les négociations sont en cours entre les deux parties pour libérer la seconde tranche du montant de 280 millions d’euros accordé par Paris au titre de la conversion d’une portion de la dette algérienne en investissements.

Une série de rendez-vous est programmée pour l’année en cours, a-t-on appris de source sûre. Différentes visites ministérielles sont prévues. M. Abdelhamid Temmar, ministre de la Participation et de la Promotion de l’investissement, poursuivra ses road-shows en France. Il sera à Lyon le 20 de ce mois accompagné d’une délégation de 15 présidents de SGP pour présenter aux hommes d’affaires français les opportunités de privatisation, à l’invitation du président du Conseil régional Rhône-Provence-Côte-d’Azur. En février-mars, ce sera le tour de la ville de Toulouse d’accueillir M. Temmar. Puis Bordeaux. Les ministres des ressources en Eau et celui des Transports, respectivement MM. Sellal et Maghlaoui, se rendront également en France pour développer la coopération sectorielle déjà si fructueuse au courant du 1er trimestre 2006. Par ailleurs, les négociations sont actuellement en cours, sans doute entre les Trésors français et algérien pour libérer la seconde tranche du montant de plus de 280 millions d’euros, accordée par Paris au titre de la conversion de la dette algérienne en investissements. Ce mécanisme servira à financer des projets bien identifiés. L’opération profitera suivant ce qui a été convenu entre le ministre français de l’économie, M. Thierry Breton, et le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, d’une part, aux petites et moyennes entreprises et, d’autre part, à financer des projets de privatisation que des grands groupes français entre autres pourraient présenter en accord avec la partie algérienne. Le contrat de gestion de la distribution d’eau de la capitale confiée à Suez démarre en mars C’est début mars, ajoute la même source, que le contrat de gestion de la distribution d’eau et de l’assainissement de la capitale confiée au groupe français Suez entrera en vigueur. Il a pour objectif de donner l’eau 24h/24 aux habitants d’Alger. Une opération pilote qui sera étendue à d’autres grandes villes : Oran, Constantine et Annaba. Il s’agit de rationaliser la gestion des réseaux de distribution, de réduire les fuites énormes d’eau en raison de canalisations vétustes et les pertes commerciales dues à des branchements non identifiés. C’est une opportunité pour l’ADE et l’ONA, partenaires de Suez, de tirer profit de l’expérience de l’un des leaders mondiaux dans le domaine de l’eau. Crédit à la consommation : Cetelem a obtenu l’autorisation de la Banque d’Algérie De surcroît la même source a indiqué à Liberté que Cetelem, le numéro 1 en France et en Europe du crédit à la consommation, a obtenu l’autorisation de la Banque d’Algérie en novembre dernier pour démarrer ses activités en Algérie. Il ne reste plus que l’agrément du Conseil de la monnaie et du crédit pour que cette filiale de BNP Paribas puisse investir le marché du crédit à la consommation en Algérie, sans doute dans les prochaines semaines, voire les prochains mois. Cette dernière compte proposer à la clientèle algérienne le crédit automobile et des prêts pour l’acquisition de micro-ordinateurs, d’appareils électroménagers et de meubles. Enfin, l’entreprise française, de renommée mondiale Carrefour, spécialisée dans la grande distribution, vient d’ouvrir un supermarché de 3 000 m3 à Alger qui s’étale sur trois étages. Cette grande surface propose aux consommateurs des produits alimentaires, des cosmétiques et des jouets. L’offre est constituée à 95% de produits locaux. C’est le début d’implantation de ce grand distributeur en Algérie. Voici la série de bonnes nouvelles pour les consommateurs en ce début 2006. En attendant, d’autres implantations et d’autres décisions d’investissement qui vont sans doute confirmer que le partenariat économique entre l’Algérie et la France est réellement d’exception.

N. Ryad