Le dossier de Benyamina ne comporte pas un mandat d’arrêt français

Le dossier de Benyamina ne comporte pas un mandat d’arrêt français

La défense décide de recourir au Conseil européen des droits de l’homme

El Khabar, 30 avril 2006

Amine Sidehoum, l’avocat de Benyamina, a indiqué qu’il avait décidé, avec son collègue Mohamed Saleh Djemai, qui plaide en faveur du détenu en France, de « saisir les instances européens chargées de la défense des droits de l’homme », indiquant, dans un appel téléphonique, qu’ils pensent à avoir recours à une équipe de travail des Nations Unies qui travaille sur la détention arbitraire.
M’hamed Benyamina est incarcéré dans la prison de Bouira, où il a été transféré de la prison de Serkadji. Il avait bénéficié, début mars, d’une libération dans le cadre des mesures mettant en exécution la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, avant d’être arrêté un mois après, sous prétexte que « les juges chargés de la promulgation des décisions de libération ont commis une erreur », selon les propres termes du ministre de la Justice, Tayeb Belaïz.
L’avocat a indiqué que le dossier juridique « qui se trouve entre nos mains ne contient pas de mandat d’arrêt à l’encontre de Benyamina. Toute la question est que son nom est apparu dans un dossier, selon un rapport des services de sécurité algériens envoyé aux services de sécurité Français ». Le détenu, selon le dossier, a été accusé d’avoir préparer l’explosion du bâtiment de la Direction de la surveillance du territoire (DST, renseignements français), l’aéroport d’Orly et le métro de Paris.
La défense s’interroge sur les raisons de la poursuite de sa détention de Benyamina, « puisqu’il n’est pas demandé par le parquet français…à moins qu’il y ait un mandat d’arrêt émis par un autre pays qu’on ignore ».