FFS: Les raisons d’un boycott

Le secrétaire national du FFS anime une conférence à Azeffoun

Les raisons d’un boycott

Par : M. BENYAKOUB, Liberté, 31 mars 2007

Le premier secrétaire national du FFS, Ali Laskri, a expliqué, dans une conférence-débat animée jeudi dernier dans la salle des fêtes de la ville d’Azeffoun, devant plus d’une centaine de personnes, les raisons du choix par son parti de boycotter les élections législatives du 17 mai prochain. Fustigeant “le pouvoir en place”, le conférencier indique que les militants du FFS “refusent de s’attabler avec des gens louches, des mafieux et des assassins”. Pour cela, ajoute-t-il, “boycotter ces législatives, c’est rester fidèle à l’essence même du FFS, un parti tiré du mouvement national. Il n’est pas question pour le FFS de rentrer dans cette dictature, responsable de tous nos malheurs (le chômage, la fuite des cerveaux, les harragas…) ! Combien d’assassinats à ce jour impunis ?” s’est-il demandé, indiquant que les assassins d’Ali Mecili, de Kasdi Merbah, de Benhamouda, de Boudiaf et tant d’autres courent toujours. Parlant de la loi sur les hydrocarbures, le conférencier s’est acharné encore sur le régime et l’ex-parti unique qu’il qualifie de “dévastateurs”, avant d’accuser le SG de l’UGTA, Sidi-Saïd, d’avoir cautionné la privatisation des hydrocarbures, rappelant que les travailleurs doivent porter plainte contre Sidi-Saïd après l’affaire Khalifa. “Jamais il n’y aurait eu d’affaire Khalifa s’il y avait de véritables députés”, clame encore Ali Laskri faisant remarquer que “c’est pour toutes ces raisons que nous boycottons ces législatives”.
Le secrétaire national du FFS parlera ensuite de l’exemple d’un pays voisin de l’Algérie, la Mauritanie en l’occurrence, où le pouvoir vient d’être restitué aux civils, expliquant que l’alternative démocratique et sociale proposée par le FFS est en train de se construire dans la douleur, tandis que son parti continue toujours de solliciter les partenaires sociaux, les associations, les personnalités politiques…, pour empêcher la pérennité au pouvoir.

M. BENYAKOUB