316 magistrats pour encadrer les législatives

Installation officielle de la commission nationale de supervision des élections

316 magistrats pour encadrer les législatives

Par : Arab Chih, Liberté, 29 février 2012

Les instruments de surveillance des législatives de mai prochain sont en train de se mettre en place. Après la mise en place, le 22 février, de la commission nationale de surveillance des élections, c’est au tour de la commission nationale de supervision des élections d’être installée.
La cérémonie s’est déroulée hier au Palais des nations en présence de trois ministres (Daho Ould Kablia, Tayeb Belaïz et Nacer mehal), de représentants d’ambassadeurs accrédités à Alger et de dirigeants de différents partis politiques. Cette instance compte pas moins de 316 magistrats.
Dans son allocution d’ouverture, Slimane Boudi, président de la commission désigné par le président Bouteflika, a rappelé que l’idée de confier le contrôle des élections aux magistrats est le fait des partis, personnalités et acteurs de la société civile lors des consultations menées par la commission de Abdelkader Bensalah. S’il jure que la commission sera totalement indépendante, Me Boudi ne s’est pas empêché de porter au pinacle les réformes du chef de l’État.
La mission de cette commission est de veiller à l’application de la loi électorale. Elle est habilitée, sur saisine ou de sa propre initiative, à prendre des décisions exécutoires. “Elle contrôle toute violation de la loi électorale”, explique Me Boudi qui assure que son instance peut même “s’autosaisir” tout en effectuant des visites sur le terrain et même dans les bureaux de vote le jour de l’élection. Ses 316 membres sont-ils assez nombreux pour couvrir tout le territoire national ? “En plus de ses membres, la commission peut faire appel à d’autres magistrats”, rassure-t-il. Il rejette d’un revers de la main toute possibilité d’interférence entre les deux commissions, chacune ayant ses propres prérogatives.

A. C