Les chefs de partis sur le terrain pour convaincre les électeurs de voter le 29 novembre

Une semaine après le lancement de la campagne des locales

Les chefs de partis sur le terrain pour convaincre les électeurs de voter le 29 novembre

Sonia Lyes, TSA, 9 novembre 2012

Près d’une semaine après le début de la campagne électorale pour les élections locales du 29 novembre, les partis politiques engagés dans la course redoutent une forte abstention de l’électorat. Ce vendredi encore, plusieurs leaders de partis ont réitéré leur appel à un vote massif. A Mascara, le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a appelé à une large participation aux prochaines échéances électorales pour « réhabiliter, a-t-il dit, les élus qui auront ainsi toutes les prérogatives » pour prendre en charge les préoccupations des citoyens. « Il faut une forte participation au prochain scrutin, même en votant avec un bulletin blanc, pour faire échec à un système qui veut imposer un fait accompli aux partis et véhiculer l’image que les institutions et les assemblées élues sont indésirables pour le peuple », a déclaré Moussa Touati lors d’un meeting à Tighenif.
À Mostaganem, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a exhorté les citoyens à se rendre massivement aux urnes « afin de défendre la souveraineté nationale contre les risques menaçant l’Algérie tant de l’extérieur que de l’intérieur ». Elle a invité ses militants à la mobilisation dans les communes, douars et villages pour « faire passer le programme du parti ». Toujours à l’Ouest, depuis Tlemcen où il a animé un meeting populaire, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, a invité les militants de son parti à « améliorer leurs performances » et à « écouter et à communiquer avec les couches de la société pour gagner la confiance du citoyen ».

Pour sa part, Abdelaziz Belkhadem, qui a choisi une campagne de proximité dans plusieurs localités de Batna, dont Arris, Aïn Touta et Ras Laayoun, a exhorté les militants de son parti, le FLN, à « œuvrer pour assurer le succès des listes FLN et consolider les performances obtenues lors des dernières législatives ». Histoire de convaincre les plus récalcitrants, Abdelaziz Belkhadem a assuré que son parti « ne présente au peuple que des candidats qui le servent et s’attachent à préserver l’intérêt général ». « Nous étions et nous resterons convaincus que le peuple est source de pouvoir », a-t-il martelé devant la mouhafadha de Batna.

Depuis Boussaâda, le président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), Mohamed Saïd, a appelé les citoyens à participer au changement en se rendant massivement aux urnes. « Il est du devoir des citoyens de faire disparaître ce préjugé selon lequel les candidats aux précédentes élections n’étaient mus que par la volonté de servir leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt général », a-t-il dit lors d’un meeting populaire. « Nous sommes au début d’un changement pour lequel tous les citoyens doivent s’impliquer », a-t-il estimé.

À Bouira, le FFS, par la voix de son Premier secrétaire Ali Laskri, a également appelé à une « participation massive » pour « apporter, selon lui, un changement pacifique et démocratique et pour la stabilité du pays en cette conjoncture difficile marquée par d’importants défis régionaux ». « Nous rejetons la violence, qui mène à la pauvreté et à l’instabilité de notre pays, et nous voulons une mobilisation pacifique et un engagement citoyen pour concrétiser le changement démocratique, la liberté et la justice sociale dans le pays », a déclaré Laskri.

Enfin, lors d’un meeting populaire animé à Tolba, dans la wilaya de Aïn Temouchent, le président du MSP, Bouguerra Soltani, a estimé que « les prochaines élections locales constituent une occasion d’opérer le changement par les urnes ». « Ce changement doit s’opérer par la voie pacifique au bénéfice du pays », a-t-il dit.

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales table sur un taux de participation variant entre 40 et 45 %.