11 millions d’euros pour les associations

Signature d’une convention entre l’Algérie et l’UE

11 millions d’euros pour les associations

Le Quotidien d’Oran, 8 janvier 2006

Une convention portant appui aux associations algériennes a été signée hier au ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale entre la Commission européenne en Algérie et l’Agence de développement social (ADS) chapeautée par le département de Djamel Ould Abbès.

D’un montant total de 11 millions d’euros, dont 10 représentant un don de l’UE et un million de l’ADS, la convention est un programme qui vise à soutenir les ONG algériennes engagées dans le domaine social, notamment des droits des femmes et des jeunes, la protection de l’environnement et la promotion de l’action culturelle et sportive, la protection et le sauvetage du patrimoine archéologique et enfin le développement communautaire et la promotion du développement durable.

La durée du projet est de quatre années à partir de la date de signature de la convention de financement et sa phase de mise en oeuvre opérationnelle s’achèvera le 31 décembre 2009.

Après cette date un autre délai de deux années est accordé pour clore définitivement le projet. Il faut savoir que la Commission européenne avait déjà fait don une première fois d’une enveloppe de 5 millions d’euros pour financer un projet similaire intitulé ONG I.

«Si nous avons aujourd’hui doublé le montant, c’est parce que nous sommes satisfaits des résultats», a souligné l’ambassadeur et représentant de la Commission européenne en Algérie, M. Guerratio. Il explique que la démarche vise à instaurer une «démocratie participative» dans notre pays. De son côté, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale a affirmé que le projet (ONG II, ndlr) dont l’objectif spécifique est de renforcer les capacités des associations en matière de mise en oeuvre de projets de développement, permettra à de nombreuses associations de devenir de véritables partenaires des pouvoirs publics dans les actions de développement social et économique.

«Je demeure convaincu que la mise en oeuvre et la stimulation d’un processus de participation des associations dans le domaine du développement social et économique en Algérie constituent une avancée importante sur le chemin de la démocratie participative, et de l’action citoyenne concertée avec les pouvoirs publics», soutient M. Djamel Ould Abbès en ajoutant que la signature de la convention constitue également un prélude pour une dynamique renforcée des associations, impliquant de plus en plus la société civile dans le développement du pays.

Enfin, il y a lieu de signaler que le projet d’appui aux associations algériennes dont le siège sera installé dans la capitale est coordonné par le ministère des Affaires étrangères. Les autorités de tutelle du programme sont pour l’UE, la délégation de la Commission européenne en Algérie et pour les bénéficiaires, l’Agence de développement social (ADS).

Quelque 150 associations vont bénéficier de l’enveloppe financière, soit 50.000 euros chacune. Il faut savoir par ailleurs qu’il existe actuellement en Algérie un peu plus de 75.000 associations qui activent dans tous les domaines de la vie de la cité.

Z. Mehdaoui