Khalida Toumi accuse Hamid Grine de « violer l’obligation de réserve », qualifie de « cabale » les procès des généraux

Khalida Toumi accuse Hamid Grine de « violer l’obligation de réserve », qualifie de « cabale » les procès des généraux

Imad Boubekri, TSA, 6 décembre 2015

Khalida Toumi s’est exprimée, ce dimanche 6 décembre, sur la lettre du général Toufik et la réaction du ministre de la Communication, Hamid Grine. Elle accuse ce dernier « de violer l’obligation de réserve en tant que ministre ».

« Je déclare en tant qu’ancienne ministre que le ministre de la Communication, Hamid Grine, a violé l’obligation de réserve », a lâché Khalida Toumi en réponse à une question d’un journaliste, au cours d’une conférence de presse du groupe des (19-4). « Un ministre de l’Exécutif ne peut pas parler ni de près ni de loin, directement ou indirectement, d’un procès de justice parce qu’il s’agit d’un principe constitutionnel exigeant le respect de la séparation entre les pouvoirs ». « C’est une violation de l’indépendance de la justice », a-t-elle ajouté.

« La lettre du général Toufik n’est pas une violation de l’obligation de réserve parce qu’elle ne donne aucune information sur l’opération menée par le général Hassan », a-t-elle détaillé. Khalida Toumi, signataire de la lettre des 19, a souligné qu’elle s’exprimait en son nom personnel. « La lettre du général m’interpelle parce qu’un général qui défend ses éléments publiquement signifie que les institutions ne fonctionnent pas », a-t-elle souligné.

« Si le général Toufik affirme que le général Hassan a accompli sa mission sous son autorité, ça veut dire que ce qui s’est passé au tribunal d’Oran est une grande cabale », a-t-elle affirmé. Et d’accuser : « Je sais des choses et j’ai des preuves que je ne dirai pas publiquement, par respect au président de la République et aux citoyens, qui me permettent de dire que la condamnation du général Medjdoub est une cabale et un règlement de compte ».

Concernant les accusations de violence verbale formulées par Hamid Grine, Khalida Toumi a répondu qu’« elle s’attendait à ce que le ministre de la Communication s’exprime sur la violence des propos criminels de Saâdani à l’égard de Louisa Hanoune, d’autant plus qu’ils ont été diffusés sur des médias qui relèvent de son secteur. Je m’attendais à ce qu’il s’exprime et demande aux médias de ne pas donner la parole aux criminels », s’est-elle indignée.