Sellal sollicite le soutien de l’UGTA et du FCE

Sellal sollicite le soutien de l’UGTA et du FCE

Tripartite aujourd’hui

Le Soir d’Algérie, 15 septembre 2016

C’est à la demande du secrétaire général de l’UGTA qu’une rencontre tripartite (gouvernement-UGTA et FCE) se tiendra aujourd’hui au Palais du Gouvernement. Prendront part à cette rencontre essentiellement des ministres en charge de la gestion du portefeuille économique du pays. Une situation économique qui ne semble pas s’accommoder des résolutions de la tripartite de juin dernier.
Abder Bettache – Alger (Le Soir) – La rencontre d’aujourd’hui a été initiée par le secrétaire général de l’UGTA, soutenue par le président du FCE et validée par le Premier ministre.
En effet, c’est sur la base d’un «point de situation» économique du pays élaboré par la centrale syndicale et transmis au Premier ministre que ce dernier, en commun accord avec ses partenaires sociaux et économiques, a fixé la date du 15 septembre pour une rencontre tripartite.
En effet, le secrétaire général de l’UGTA aurait été destinataire de plusieurs rapports émanant des fédérations syndicales relevant du secteur économique relevant la situation peu «reluisante» de plusieurs secteurs d’activités économiques. Les sources syndicales sur lesquelles s’appuie l’UGTA, lors de l’élaboration de son rapport, évoquent notamment «le manque de visibilité managériale», «l’absence de perspectives» et «le blocage d’initiative concernant le volet partenariat public-privé», des points, pourtant, largement débattus et validés par les participants à la dernière tripartite économique de juin dernier.
Une rencontre lors de laquelle le Premier ministre avait présenté les grandes lignes du nouveau modèle de croissance économique qui vise l’émergence d’une base productive et industrielle moderne et compétitive tout en préservant la justice sociale. Or, trois mois après, la situation n’a point évolué. Mieux, la restructuration des différents segments (groupes) industriels engagée par le gouvernement depuis janvier dernier «n’a laissé entrevoir aucun signe encourageant dans la sphère économique».
Pour rappel, lors de son intervention devant les participants à la dernière tripartite, le Premier ministre avait expliqué que ce nouveau modèle permettait une approche «claire et consensuelle» jusqu’en 2019 avec des perspectives à l’horizon 2030, tout en relevant que les richesses naturelles ne pourront plus, à l’avenir, garantir la pérennité du modèle politique et social actuel de l’Algérie. «Il nous faut donc aller chercher la croissance ailleurs, c’est-à-dire dans la sphère économique réelle là où l’entreprise, publique ou privée, est la clé de voûte», a-t-il souligné.
Ce modèle de croissance, selon le Premier ministre, intègre un cadrage budgétaire sur le court et moyen terme, réaménagé en fonction des éléments factuels de conjoncture tout en maintenant les objectifs de croissance et d’édification d’une économie émergente fixés par l’autorité politique. En donnant suite aux doléances du SG de l’UGTA et du président du FCE, Abdelmalek Sellal veut, pour sa part, ratisser large et conforter son assise interne et ce, dans la perspective de la présentation devant le Parlement de l’avant-projet de loi de finances 2017.
Le Premier ministre sait pertinemment que cette dernière année du mandat parlementaire sera purement électoraliste, d’où la recherche d’appuis externes pour faire passer les projets de loi de son gouvernement.
A. B.