Révision de la Constitution et crise économique : les réponses de Sellal

Révision de la Constitution et crise économique : les réponses de Sellal

Par Achira Mammeri, TSA, 2 septembre 2015

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s’est montré très peu prolixe au sujet de la révision de la Constitution. « Le projet appartient au président de la République. Mais je peux affirmer que le texte est prêt », s’est-il contenté de déclarer, ce mercredi 2 septembre, en marge de la séance d’ouverture de la session d’automne du Parlement.

Choc économique mais pas d’austérité

Fidèle à son propre discours, Sellal a reconnu l’existence d’un « choc » dû à la chute des prix du baril, mais affirme que « l’Algérie est en mesure d’y faire face ». « Le gouvernement a pris des mesures courageuses en 2015 en optant pour la consolidation du secteur économique national et en orientant sa démarche vers la création des richesses », a-t-il souligné.

Une dynamique qui va se poursuivre en 2016, selon lui, et « ce à travers la diminution des investissements publics et la révision à la baisse des budgets de gestion », souligne le Premier ministre.

Sellal rassure les Algériens. « L’austérité ne sera pas le choix du gouvernement. Et les programmes sociaux seront maintenus », a-t-il assuré, en appelant les partis politiques et les opérateurs à travailler main dans la main pour réussir ce plan.


Sellal : Madani Mezrag « ne peut pas créer un parti »

Nadia Mellal, TSA, 2 septembre 2015

Le premier ministre, Abdelmalek Sellal, a déclaré, ce mercredi 2 septembre, que Madani Mazrag, « ne peut créer un parti politique? ».

En marge de la séance d’ouverture de la session d’automne du Parlement, le premier ministre a assuré qu’ « il n’y aura aucun retour en arrière » à propos de la décision de l’ancien chef de l’AIS de créer un parti politique.

« Je certifie avec force qu’on ne permettra à personne avec la force de la loi et des institutions de la République de revenir à la décennie noire. Il n’est pas possible et nous ne permettrons à personne qui a été impliqué dans cette crise. L’article 26 de la charte pour la paix et la réconciliation et l’article 5 de la loi électorale ne permettent pas à ces gens impliqués de créer un parti », a-t-il précisé. « Il faut que les choses soient définitivement claires ».

Et d’enchaîner : « Il faut que chaque personne respecte les dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation. Je certifie aujourd’hui avec force que la réconciliation nationale a été positive et a permis à l’Algérie de retrouver la sécurité. La charte pour la paix et la réconciliation nationale a énoncé des droits et des devoirs et aujourd’hui, il se peut que certains reculent par rapport aux devoirs ».

Le 27 août, Madani Mazrag avait annoncé la création de son parti politique à l’issue d’une rencontre régionale avec plus de 1000 délégués à Jijel.