Mourad Medelci : « Des mouvements minoritaires » réclament le changement du système !

Mourad Medelci : « Des mouvements minoritaires » réclament le changement du système !

El Watan, 14 février 2011

« L’Algérie n’est pas la Tunisie, l’Algérie n’est pas l’Egypte », a déclaré Mourad Medelci, ministre des affaires étrangères, lundi matin sur Europe 1.

Lundi matin, dans une déclaration à la radio Française Europe 1, Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, a fait savoir que les soulèvements en Tunisie et en Egypte n’ont réveillé en Algérie  » qu’un certain nombre de voix, minoritaires » !

« Les marches qui ont été organisées il y a 15 jours et celle d’hier ont bien démontré que ces mouvements sont des mouvements minoritaires. (…) D’élection en élection, ces minorités n’ont pas amélioré leurs scores et je suppose que de marche en marche, elles ne feront pas mieux », a expliqué sans amabages Mourad Medelci.

Pour Mourad Medelci, les Algériens ne demandent aucunement un changement de système dans leur pays. Les émeutes et les protestations populaires organisées régulièrement un peu partout sur le territoire nationale ne représentent, pour le ministre, que des « voix minoritaires » !

« L’Algérie n’est pas la Tunisie, l’Algérie n’est pas l’Egypte », a-t-il, d’ailleurs, assuré sur les ondes de la radio Europe 1, en réponse à une question sur une éventuelle contagion des révolutions dans le monde arabe à l’Algérie.

Sur un autre chapitre, Mourad Medelci, a bel et bien confirmé sur Europe 1 que l’état d’urgence instauré en 1992 sera levé « dans les jours prochains ». « Dans les jours prochains, on en parlera comme du passé », a-t-il déclaré en relevant que l’Algérie connaîtra « le retour à l’état de droit qui permet de manière totale l’expression des opinions mais toujours par référence à la loi ».

Ceci dit, « si les mesures exceptionnelles prévues par l’état d’urgence pourront être levées », il n’en demeure pas moins que « la lutte contre le terrorisme sera encadrée par des lois », avertit Mourad Medelci sans plus de précisions sur le nouvel arsenal législatif qui sera mis en place à ce sujet.
Abderrahmane Semmar